Archive | 12 août 2016

L’inspecteur Ali et la CIA de Driss Chraïbi

Présentation de l’éditeur :

L’inspecteur Ali est convoqué par l’ambassade américaine de Casablanca. Un dangereux terroriste international, soupçonné d’avoir empoisonné un sénateur, vient d’échapper à la surveillance de la CIA. L’inspecteur Ali n’hésite pas : il extorque un million de dollars, réclame les pleins pouvoirs, un passeport diplomatique et part à la recherche de l’individu. De Casablanca à Washington, conduite au pas de charge, cette enquête loufoque et décapante est surtout prétexte à dresser un portrait satirique de l’Amérique et du Maroc.

Préambule :

Je vais encore me faire des amis avec cet avis – si, si. Je m’explique : depuis début juillet, je me sens complètement bridée dans mon écriture (et j’ai du mal à me libérer de ce carcan) à cause de personnes qui appuient sur des points de détails, sans vraiment se donner la peine de lire la chronique, voire des personnes qui lancent une critique acerbe, et s’en vont sans jamais revenir, ni ici, ni ailleurs (enfin si…. mais pas sous ce nom). Il en est d’autres qui voudraient que l’on ne critique pas les livres que l’on n’a pas aimés, ou pas compris, bref, que les blogueurs s’améliorent. J’aime beaucoup ceux qui me disent quoi faire et qui prétendent savoir ce que l’on pense. Bref, j’ai inclus un semi-billet d’humeur dans cet avis, et j’espère ne plus avoir à le faire.

logopolarssharon1Mon avis :

La lecture de ce roman policier peut être décevante, un poil exaspérante. A la fin, le lecteur saura tout, cependant, il aura rongé son frein quand l’inspecteur Ali aura déclaré avoir compris, et gardera ses explications pour lui ou pour un tiers, sans, bien sûr que celles-ci soient rapportées noire sur blanc. L’inspecteur Ali fait comme il lui plait.

Il faut dire que, contrairement à la majorité des enquêteurs, sa vie privée va bien, elle va même très bien, elle est très épanouie. Il adore sa femme, qui le lui rend bien. Il adore passer du temps avec elle, sauf nécessité de service. Et le service l’appelle douloureusement.

En effet, la CIA, vous vous rendez compte, la CIA a besoin des services de cet enquêteur hors pair pour retrouver un dangereux tueur qu’ils ont égaré sur le sol marocain. Vraiment, la CIA, ce n’est plus ce qu’elle était ! Signe distinctif : le vernis rose sur ses ongles. Un tueur vraiment soigneux ! Un tueur qui a du temps aussi, je ne vous raconte pas (et l’auteur ne le fait pas) combjien il faut de minute pour poser le vernis (et sa base) en veillant à ce qu’il ne s’écaille pas, sans oublier le temps de séchage entre deux couches, s’il en pose deux ! Je le savais déjà, la vie de tueur professionnel est difficile. Et quel palmarès est le sien ! A faire rougir l’agent de la CIA s’il ne l’avait déjà fait en entendant le récit de la nuit torride passée par l’inspecteur Ali.

Cette enquête l’emmène loin, très loin, elle le fait beaucoup souffrir (et je ne vous dirai pas comment). Il épuise ses ressources sans compter – et fait preuve de beaucoup de logique, comme le prouvent les soixante-huit pages de mots croisés qu’il noircit au cours de son enquête. Il est dommage que d’autres n’en aient pas eu autant que lui – ou un peu plus confiant en la police.

L’inspecteur Ali et la CIA est un livre que j’ai été contente de terminer – et de passer à un autre livre.