Archive | 8 août 2016

Inferno de Dan Brown

Edition Jean-Claude Lattès – 565 pages.

Mon avis :

Je crois que les fans n’aimeront pas vraiment mon avis, tant pis, j’assume ! Pour moi, les romans de Dan Brown sont de parfaites lectures de vacances, puisqu’ils sont faciles à lire, et que leurs constructions se ressemblent, d’un tome à l’autre.

Pourtant, dans ce cas, nous commençons par de l’inédit : Robert Langdon est à l’hôpital, amnésique, blessé à la tête. Il se trouve en Italie, et ne sait pas du tout comment ni pourquoi il est à Florence, et son université ne semble pas vraiment le savoir non plus ! Il n’aura guère le temps de se poser de plus amples questions : « on » tente à nouveau d’abréger sa vie, il doit prendre la fuite – et là, c’est vraiment une habitude pour lui. Bien sûr, il n’est pas seule : une charmante jeune docteur, qui a vu tuer son collègue et mentor devant elle, lui vient en aide, et lui permet non seulement de s’en sortir, mais d’avoir aussi un point de chute – pour un temps. Très important, les points de chute, et les courses poursuites aussi. Même si la jeune femme n’a pas lu Da Vinci Code, elle ne laisse pas le volant à Robert (même s’il était en bonne santé, ce ne serait pas une bonne idée). Très important aussi de connaître, ou du moins de trouver des passages secrets – et Robert a un certain entraînement sur ce sujet, en plus d’être professeur à Harvard.

Autre figure que l’on retrouve souvent dans les romans de Dan Brown, et qui se confond parfois avec la jeune scientifique qui aide Robert, c’est la scientifique qui n’a pas eu ou n’a pas pu avoir d’enfants, et s’est dévouée entièrement à sa tâche. Nous avons aussi la (ou les) société secrète qui ne manque ni d’argent, ni de pouvoir. Bien sûr, les symboles ont aussi une grande importance – n’est-ce pas le travail de Robert ?

Au coeur de ce roman, l’oeuvre de Dante, et toutes les oeuvres qu’elle a pu inspirer – et si ce livre pouvait donner envie aux fans de Dan Brown de se plonger dans d’autres lectures, ou de découvrir les lieux sublimes qui y sont décrits, ce serait une bonne chose. La littérature n’est, au fond, qu’une longue réécriture, un palimpseste toujours repris.

Si vous m’avez lu jusque là, vous vous dites : « mais quel est le coeur de l’intrigue ? » Je ne peux pas le révéler sans vous gâcher le plaisir de la lecture – parce qu’on lit avant tout ce genre de roman pour le plaisir. Je dirai simplement que ce roman parle d’un problème qui finira par se poser un jour prochain à notre société. Je dirai aussi que, malheureusement, certains envisagent le même genre de solution que celle du « héros » de ce livre.

A lire si vous aimez les romans policiers divertissants.

logopolarssharon1

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