Journal d’un louveteau garou, tome 1- 1er aout 2016

Cher journal
Je m’ennuie ! C’est épouvantable, les vacances d’été, pour un louveteau – et pour une louvetelle aussi.
Impossible d’aller à la plage, pas seulement parce que le sable gratte et cause des problèmes de peau et de pelage, non ! Le vrai souci, c’est qu’à de très rares exceptions près (et beaucoup de volonté, le truc que je n’ai pas), les loups garous ne peuvent pas nager, rapport à leur musculature. Je pourrai t’en dire plus si seulement je ne m’étais pas endormie pendant le cours d’SVT. Puis, franchement, à moins d’être vraiment, très très bizarre, vous imaginez une louve en train de faire de la natation synchronisée ? Moi non plus.
Ma seule consolation : ma jument, que je monte assidûment. Elle est tellement calme que j’ai réussi à me vernir les griffes lors de notre dernière promenade, c’est dire ! Réséda Du Coussinet-Tordu m’accompagne, ainsi que Marie Grand-Bois. Premier point positif : leurs montures sont aussi calmes que la mienne. Normal : elles les ont récupérées de leurs soeurs aînées, du coup, elles sont un peu en mode (les montures, pas mes copines) : « jouissons d’une retraite bien méritée et profitons de la vie, et surtout, surtout, évitons les étalons, parce que tu te retrouves avec un gros ballon à la place du ventre, et un an après un poulain un peu crétin. » Note : les chevaux, ils ont de la chance, ils n’ont qu’un poulain à la fois. Les louves, cela peut aller jusqu’à six louveteaux !
Deuxième point positif : j’ai des nouvelles fraîches et officieuses de Gentiane. Je retranscris les paroles de Réséda.
« Les recherches ont abouti au fait que les chevaliers dragons venaient d’une autre dimension par le biais d’une faille spatiale. Grand-père, bien sûr, a menacé la direction, le chef de meute et tous ses adjoints de toutes les sanctions possibles et imaginables. Gaël de Nanterry l’a coupé :
– Notre ancien alpha est toujours leur otage, et il a réussi à établir une conversation télépathique avec nous, il nous tient au courant de ce qui se passe.
– Qui me dit que c’est vrai ?
Apparemment, à ce moment, Léodagan Alpha-Sud est rentré en contact avec grand-père, qui est passé par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ou presque. Je pense qu’il a dû lui rappeler quelques souvenirs très personnels. Gentiane va bien, elle est bien traitée, elle n’est pas emprisonnée mais logée par le chef d’escadre qui a quatre filles. Elle ne sera pas dépaysée. »
Quant à Anatole Sganou, pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Son orgueil blessé doit encore être en traitement.
Sur ce, je te laisse, nous allons préparer des carrot cake pour nos chevaux.
Gros poutous.
Diane.

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7 réflexions sur “Journal d’un louveteau garou, tome 1- 1er aout 2016

      • Je me disais bien, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! Heu, c’est le contraire ici, pourquoi faire compliqué quand il est si simple de donner des carottes.

      • Et oui ! Maintenant, il faut espérer qu’il reste des carottes après confection du carrot cake – ou comment faire manger des légumes à une louvetelle. Je crois d’ailleurs qu’il n’y a que lorsqu’elle donne des carottes à sa jument que Diane Kudma-Danelle est heureuse de toucher des légumes à pleines mains.

      • Des fois, on les mangerait bien, leurs carottes, tant elles sentent bon ! Même en leader price !!

        Faire manger de la carotte à un carnivore, c’est pas gagné ! Je faisais manger de la pastèque, des petits raisins noirs sucrés ou des pommes à mon chien, il adorait ça, mais les autres, basta !

      • J’ai eu récemment de très mauvaises surprises avec des carottes, aucune odeur, aucun goût. Un désastre.
        Je confirme, mais Lassie adorait les légumes, elle les préférait au reste des aliments préparés – je me demande comment la nourrissaient ses anciens maitres.

      • Idem ! Je les prends assez grosse pour (mais enfin, pas de mauvaises pensées !) mes salades, parce que je les taillade avec l’éplucheur à grosses écorces et j’ai de ce fait des grand écats de carottes dans mes salades, plus de croquant, plus de jus, plus de goût que les fines bandes de carotte râpées. Ne sachant jamais toutes les terminer à l’éplucheur sinon j’y laisserais ma peau, je grignote les « cadavres » en disant « quoi d’neuf docteur ? » et là, beurk, dégueu ! Dans la salade, avec tout le reste mélangé et les huiles, ça passait, mais ainsi, même le cheval aurait grimacé ! Pas de goût !

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