Les tribulations jubilatoires d’un pisse-copie de Philippe Gindraux

Merci au forum Partage-Lecture et aux éditions Slatkine pour ce partenariat.

Quatrième de couverture

Comment débuter dans le journalisme quand on est jeune étudiant à Paris et de surcroît suisse et fauché ? Quand on ne connaît rien ou presque de la vie, que l’on est maladroit et candide ? Avec humour et franchise, Philippe Gindraux nous livre sans complexe ses recettes. Nous vivons avec lui ses espoirs et ses déconvenues d’apprenti journaliste, puis de reporter confirmé. D’anecdotes en interviews, nous partageons ses joyeuses rencontres.

Mon avis :

A l’heure où le moindre badaud témoin d’un événement filme, photographie, et se croit très important, où une information à peine parue sur le net est presque périmée, se souvient-on qu’il existe des journalistes qui rédigent des articles, des brèves, des billets, et qu’il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour le devenir ? Dans ce livre, Philippe Gindraux retrace le parcours qui a été le sien – ou comment le jeune étudiant suisse est devenu un journaliste confirmé ?

La lecture de cette biographie journalistique n’engendre pas la monotonie. L’auteur ne nous cache rien de ses déboires, de ses progrès aussi pour faire le métier dont il rêve. Pas de misérabilisme, ce n’est pas le genre de la maison, mais beaucoup d’humour, et une plume alerte. Même si certains refus, quelques mésaventures ont retardé le développement de sa carrière naissante, l’auteur s’est toujours démené pour parvenir à ses fins professionnelles.

Chaque chapitre est relativement court, comme un article de journal, finalement. Si l’ordre chronologique est respecté, il n’est pas interdit de picorer un chapitre ici, un chapitre là, pour lire directement ce qui concernent votre artiste préféré, la manière dont il a été interviewé ou photographié. Photos un peu « surprises », parfois, comme pour le mariage d’Audrey Hepburn, jamais de photos scandaleuses (il ne débusque pas les couples illégitimes) ou de traques intempestives (les maladroites sont par contre tout à fait possibles). Il se dégage de la tendresse, de l’admiration pour les personnes dont il nous parle. Pas d’amertume, non : l’auteur n’est plus journaliste, par envie d’une autre aventure professionnelle et il a gardé le meilleur de ses quinze années.

Les tribulations d’un pisse-copie est  un livre que j’ai pris plaisir à lire et que je recommande.

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6 réflexions sur “Les tribulations jubilatoires d’un pisse-copie de Philippe Gindraux

  1. Mais déjà à l’époque de 1888, fallait faire le buzz et publier LE truc que les autres n’avaient pas, quitte à l’inventer ! Au final ♫ Non, non, rien n’a changé ♪ juste les moyens de communications et le fait que tout le monde s’improvise journaliste ou photographe (ou les deux).

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