Le berger de Frederick Forsythe

Trente ans d’attente avant de finalement, retrouver ce livre, comme je l’expliquai dans l’article Ma mémoire me travaille.

.  Pour faire court :

– est-ce que cela en valait le coup ? Oui.
– Est-ce que la jeune lectrice que j’étais dans les années 80 aurait aimé ce livre ? Oui.
– Le recommanderai-je ? Oui.

De quoi parle-t-il ?

Un jeune pilote, en 1957, rentre chez lui pour Noël. Dans son Vampire (nom de son avion, et oui). Du secteur Nord de l’Allemagne à l’Angleterre. Un seul fusible qui saute, et des instruments de navigation tombent en panne, dont la radio. S’en sortira-t-il vivant ? Vous aurez une centaine de pages pour le découvrir.

En fait, sa lecture m’a fait penser à un autre conte de Noël qui fut un coup de coeur : Steamboat de Craig Johnson. Tout simplement parce que les deux livres contiennent le même message : jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour sauver une personne en danger ? Jusqu’au bout, avec elle, est la réponse dans les deux cas.

Le berger a beau être un livre de littérature jeunesse, il n’est pas moralisateur. Le tout jeune pilote de la RAF exerce un métier dangereux, il connaît les risques, pour lui, pour les autres. Et alors ? Rien ni personne ne le lui reproche. Encore heureux.  Il faut dire que ses instructeurs lui ont appris comment diminuer les risques en cas de problèmes – pour lui, mais surtout pour les autres. Protéger est le premier mot d’ordre. Aussi, d’autres pilotes ont été formés pour guider les avions en détresse jusqu’aux pistes atterrissage. Ce sont les bergers, sur lesquels l’avion en détresse doit calquer son vol. La couverture ci-dessus, qui date de 1978 (là aussi, les coïncidences) montre assez bien comment la manœuvre est effectée.

L’autre risque, avec ce livre, aurait été qu’il ait une fin décevante. J’ai quelques titres en tête, de romans que j’avais très envie de lire, dans mon enfance ou plus récemment et qui, une fois que je les ai refermés, n’ont provoqué pour réaction que cette phrase : « tout ça pour ça ». Si la littérature ne permet pas aussi de s’évader, d’imaginer, pas d’être « réductrice ». Le berger me donne envie d’écrire un livre aussi réussi que celui-ci, et c’est tout sauf évident.

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2 réflexions sur “Le berger de Frederick Forsythe

  1. Il y a un petit quelque chose de « Vol de nuit » de Saint-Exupéry (le monde de l’aviation sûrement)… C’est curieux les coïncidences que tu rencontres avec ce livre, c’est un signe ! D’ailleurs le titre « Le berger » est en soi évocateur, alors écris !!! 😉

  2. Pingback: Je n’aime toujours pas les bilans, mais j’en fais un quand même | deslivresetsharon

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