A vol d’oiseau de Craig Johnson

Présentation de l’éditeur (extraits) :

Le shérif Walt Longmire doit mener à bien une affaire des plus importantes : marier sa fille unique, Cady. Mais pendant les préparatifs de la cérémonie Walt et son ami Henry Standing Bear sont les témoins d’un étrange suicide.

 

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Mon avis :

La tâche de shériff est parfois vraiment, mais alors vraiment difficile. A peine deux mois après Tous les démons sont ici, nous retrouvons Walt Longmire, son ami Henry Standing Bear en train de préparer le mariage de Cady et Michael, et surtout, de tenter de résoudre les problèmes de dernières minutes liés à son organisation. Prévoir léger conflit avec les cheyennes en général, et la soeur de Lonnie Little Bird en particulier. Seulement, nous sommes dans un roman de Craig Johnson, pas dans une romance, et cet état de fait ne durera que le temps d’assister, pour Walt et Henry, à la chute d’une jeune femme d’une falaise. Si elle meurt sous les yeux du shériff, son jeune fils, qu’elle tenait dans ses bras lors de sa chute, est pratiquement indemne.

Commence alors une enquête ???? Non, pas encore, parce qu’Henry et Walt sont confrontés à la toute nouvelle chef de la police tribale, Lolo Louise Long, et que son esprit borné semble de prime abord le moindre de ses défauts, au point que ses deux premières rencontres avec la nation cheyenne et le shériff du comté d’ Absaroka créent un véritable comique de répétition et démontrent, grâce à la complicité des deux amis, jusqu’où l’on peut aller lorsqu’on applique la loi jusqu’à l’absurde. Longmire n’aura pas besoin de lui mettre les points sur les i, la maman de la nouvelle chef s’en chargera pour lui. Cerise sur le gâteau de mariage : le FBI, mené par un vieil anti-pote de Longmire, s’invite lui aussi pour l’enquête (pour le mariage, cela ne va pas être possible).

Que faire ? Se tenir bien à l’écart des événements, alors que le chef Long demande son aide, de manière assez originale, pour ne pas dire spectaculaire, il faut bien le dire. (Penser à garder les distances de sécurités avec elle, qu’elle soit à pied ou en voiture). Ou alors participer, et pas qu’un peu, à la résolution de l’enquête, lui qu’une personne très bien intentionnée a tenté de tuer ?

Par « participer », j’entends plutôt s’investir le plus possible afin de trouver le coupable, au risque de se faire trucider ou, au minimum, grièvement blessé (Longmire a l’habitude, me direz-vous). Il peut compter sur la nation Cheyenne pour l’épauler en toutes circonstances – et canaliser le chef Long. Canaliser aussi ceux qui ont un rapport de près ou de loin avec le meurtre. Rendre la justice est difficile, se venger peut être très tentant, surtout quand on tient le principal suspect à portée de revolver, de fusil, ou de toute autre arme à feu. Si une enquête semble facile à un enquêteur, dites-vous bien qu’il ne faut pas se fier aux apparences, peut-être même pas aux preuves- et réfléchir. Et rappeler aussi que les gentils policiers doivent attendre neuf semaines les résultats d’une analyse ADN, et non trente secondes comme dans une série télévisée. Ou comment rappeler que l’humain doit rester au cœur d’une enquête, pas la technologie.

Si ce qu’il a vécu lors de sa précédente aventure a profondément marqué Longmire, l’expérience qu’il vivra lors de celle-ci est de nature à laisser une empreinte sur le cow-boy qui n’est pas solitaire. Il est question aussi de la famille, de la place qu’on lui accorde, de la place que l’on a à l’intérieur d’elle – voir à ce sujet, de manière presque légère, l’adorable petit frère du chef Long, et son adoration pour les filles en général, et celles de la compta en particulier. Il est question aussi de la guerre, de toutes les guerres, et des traces qu’elles laissent dans la chair et dans l’esprit.

A vol d’oiseau n’est pas mon enquête de Walt Longmire préférée, mais elle reste toute de même un très bon cru.

50

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10 réflexions sur “A vol d’oiseau de Craig Johnson

  1. Quand on pousse la moi jusqu’à l’absurde, on a Caligula nommant son cheval sénateur (pour leur prouver qu’avec leurs lois, on pouvait) ou je ne sais plus lequel des empereurs qui nommait un type sénateur un jour, le défaisait le lendemain, le remettait le sur-lendemain, le condamnait à l’exil, le récupérait…

    Comme je les lis dans l’ordre, je n’y sui pas encore, à ce titre !

      • En fait le « 8 » traduit en français – Steamboat – a été écrit après A vol d’oiseau. Les mystères des traductions.
        Exemple : il est interdit en France d’appeler son cochon Napoléon. Mais tu as le droit d’appeler ton fils ainsi. J’attends l’arrêté qui interdira d’appeler son chien Sarko.

      • Oui, le coup du cochon Nopaleon, j’avais déjà entendu ! Mais faudrait vraiment pas aimer son chien pour le nommer Sarko…

        Bon, faudra que je révise mon ordre mais je sais que je dois plonger sur le Dark Horse !

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