Vivre vite de Philippe Besson

Présentation de l’éditeur :

En trois films et un crash automobile, James Dean est devenu une icône intemporelle, toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, porte un regard intime et inédit sur l’existence tumultueuse du jeune prodige, mort à l’âge de 24 ans.

Mon avis :

Autant je n’avais pas aimé le premier livre que j’ai lu de Philippe Besson (De là, on voit la mer), autant j’ai apprécié celui-ci. Biographie romancée de James Dean, Vivre vite laisse place, toute la place à James Dean, et à ceux qui l’ont connu, ou croisé simplement et en ont gardé un souvenir, une empreinte. Construit de manière circulaire, ce roman donne la parole à la première personne qui l’a aimé, encouragé, qui a cru en lui et se referme sur une dernière parole pour elle : sa mère, Mildred, disparue prématurément alors que James Dean, fils unique, n’avait que neuf ans et qu’il voyagea dans le même train que le cercueil qui ramenait sa mère de la Californie, où elle mourut, à l’Indiana qui les avait vus naître, elle et son fils. Son père était plus distant, géographiquement (James sera élevé par son oncle et sa tante dans leur ferme de l’Indiana) et humainement : il veut que son fils fasse des études « sérieuses », du droit, non du théâtre. La suite, nous la connaissons, et pourtant, nous redécouvrons le parcours de ce jeune homme, insaisissable souvent, imprévisible presque tout le temps.

L’auteur ne cache pas ses amours masculines, ce que certains jugent « de bon ton » d’ignorer. Je déteste pour ma part ce « politiquement correct » quand il s’agit de biographie, même romancée. Il ne cache pas non plus ses amours féminines – pas de partie pris, mais le récit de la vie d’un jeune homme qui avait des mentors féminins, et non masculins, telles que sa première professeur de théâtre ou ses agents successives. Philippe Besson se garde bien de juger, mais n’oublie pas que, si certains l’ont admiré, aimé, protégé, d’autres l’ont détesté – presque pour les mêmes raisons.

Je terminerai par cette citation :
« On me répondait qu’il vaut mieux une vie brève et bien remplie qu’une longue existence morne. Oui, peut-être. mais ça ne m’a jamais consolé ».

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14 réflexions sur “Vivre vite de Philippe Besson

    • Il a fait de la figuration dans quatre autres films, sans être crédité au générique. Il a joué dans presque une demi-douzaine de pièces de théâtre, dont deux à Broadway, et eu des petits rôles dans des séries télévisées.

      • Et bien, non. Mais ces trois films sont connus et reconnus, c’est peut-être pour cette raison qu’on a l’impression qu’il a joué dans beaucoup de film. En fait, c’est un épisode de New York section criminelle qui m’a donné envie de me plonger dans cette biographie, puisqu’ils parlaient de James Dean et Sal Mineo (l’autre acteur de La Fureur de vivre, assassiné à 37 ans). Note : l’actrice principale, Natalie Wood, n’est pas non plus l’actrice qui a eu le destin hollywoodien le moins tragique.

  1. Je n’aime pas trop le style de l’auteur mais James Dean reste un mythe. Et ce récit aura sûrement plus de chance de me plaire. Comme il vient de sortir en poche, cela peut être un achat de l’été.

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