Archive | 1 juillet 2016

Vivre vite de Philippe Besson

Présentation de l’éditeur :

En trois films et un crash automobile, James Dean est devenu une icône intemporelle, toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, porte un regard intime et inédit sur l’existence tumultueuse du jeune prodige, mort à l’âge de 24 ans.

Mon avis :

Autant je n’avais pas aimé le premier livre que j’ai lu de Philippe Besson (De là, on voit la mer), autant j’ai apprécié celui-ci. Biographie romancée de James Dean, Vivre vite laisse place, toute la place à James Dean, et à ceux qui l’ont connu, ou croisé simplement et en ont gardé un souvenir, une empreinte. Construit de manière circulaire, ce roman donne la parole à la première personne qui l’a aimé, encouragé, qui a cru en lui et se referme sur une dernière parole pour elle : sa mère, Mildred, disparue prématurément alors que James Dean, fils unique, n’avait que neuf ans et qu’il voyagea dans le même train que le cercueil qui ramenait sa mère de la Californie, où elle mourut, à l’Indiana qui les avait vus naître, elle et son fils. Son père était plus distant, géographiquement (James sera élevé par son oncle et sa tante dans leur ferme de l’Indiana) et humainement : il veut que son fils fasse des études « sérieuses », du droit, non du théâtre. La suite, nous la connaissons, et pourtant, nous redécouvrons le parcours de ce jeune homme, insaisissable souvent, imprévisible presque tout le temps.

L’auteur ne cache pas ses amours masculines, ce que certains jugent « de bon ton » d’ignorer. Je déteste pour ma part ce « politiquement correct » quand il s’agit de biographie, même romancée. Il ne cache pas non plus ses amours féminines – pas de partie pris, mais le récit de la vie d’un jeune homme qui avait des mentors féminins, et non masculins, telles que sa première professeur de théâtre ou ses agents successives. Philippe Besson se garde bien de juger, mais n’oublie pas que, si certains l’ont admiré, aimé, protégé, d’autres l’ont détesté – presque pour les mêmes raisons.

Je terminerai par cette citation :
« On me répondait qu’il vaut mieux une vie brève et bien remplie qu’une longue existence morne. Oui, peut-être. mais ça ne m’a jamais consolé ».

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Journal d’un louveteau garou – tome 2, page 1

Cher journal

Oui, j’ai commencé un tome 2, parce que je n’ai pas réussi à arracher le tome 1 des griffes de Diane, qui ne voulait absolument pas me le rendre. Diane, une louvetelle totalement insignifiante de la 4e Bleu, si ce n’est qu’elle monte une affreuse canassonne prénommée Tilda et qu’elle pense un jour pouvoir se présenter à la griffe d’or avec elle. Passons, passons.

Et oui, cher journal, je change de classe à la rentrée. Oui, je passe en3e, mais ça, c’est normal, évident, logique. Ce qui ne l’est pas, c’est que l’on ait nommé un nouvel alpha dans la section « bleue », ou plutôt, qu’un nouvel alpha se soit révélé.

Non, mais, franchement, Paul, qu’a-t-il de plus que moi, mis à part sa haute taille, son calme, ses excellents résultats scolaires, sa culture tant littéraire que scientifique, sa capacité à être proches des animaux, même ceux qui ne supportent pas les loups et son premier prix de camaraderie ? Franchement, qu’est-ce qu’il a de plus que moi ?

Puis, lui, il n’est pas embêté par un petit frère, il est le petit frère ! D’ailleurs, il n’est pas logique qu’étant le petit frère de la famille, il devienne un alpha ! Certes, il est le seul et unique élément mâle de la fratrie, ceci expliquant cela, paraît-il. Mouais. Je suis certain que Fleur, Charlotte et Eléonore, ses soeurs aînées, sont ravis de la promotion de leur petit frère. Il paraîtrait même que Charlotte occuperait le poste d’infirmière scolaire à la rentrée. Elle a un nom de gâteau, qu’elle fasse attention à elle. Non, cher journal, ce ne sont pas des menaces. Disons que j’apprécie moyen-moyen d’avoir été supplanté et de me retrouver l’alpha mineur des 3e Rose clair.

Oui, les 3e Rose clair, les mous du genoux, les catastrophes ambulantes – comme si j’en étais une. La caricature du louveteau pas doué qui ferait rigoler même un chien de berger asthmatique. J’ai tout de même survécu à deux enlèvements, dont un par des chevaliers dragons – et les écailles sur les jambes, cela fait très mal.

Bon, cher journal, je te laisse sur ces mots. J’aimerai te dire que je vais fomenter ma vengeance, mais…. Imagine que Paul se retrouve à la tête de la meute d’ici quelques années ? Ou patte droite de l’alpha ? D’aucuns ont pris des risques inconsidérés, à l’image de ceux qui se moquaient de la sœur jumelle d’Erick de Nanterry et regarde ce qui s’est passé : elle est la louve alpha du chef de la meute du Nord.

@bientôt

Anatole Sganou, 3e Rose Clair.