Archive | juin 2016

Semaine nature Writing

Cela fait longtemps que j’ai envie de le faire…. Par conséquent, du 4 au 11 juillet (ma semaine déborde un peu…), j’organise (avant tout pour moi…) une semaine pendant laquelle je ne lirai que des livres de Nature Writing.

Au menu :

– le Gang de la clef à molette d’Edward Abbey
-Le chant de la Tamassee de Ron Rash
– Là-bas, les truites de John Gierarch
– Indian Creek de Pete Fromm.
– Le livre de Yaak de Rick Bass
– Le retour du gang de la clef à molette d’Edward Abbey.

D’ici là, j’aurai peut-être d’autres idées, d’autres lectures en projet. J’espère déjà parvenir à lire ses six romans, sans les traditionnels « bobos », divers et variés, qui ponctuent la fin de l’année scolaire.

Ma mémoire me travaille

Aujourd’hui, pas d’avis de livres, pas de journal du louveteau, mais un article un peu personnel, toujours en lien avec la lecture, et la mémoire.

Hier, fatiguée par une simple matinée de surveillance (le français du brevet du collège et sa fameuse dictée), j’ai fait la sieste avec mes chers félins, après avoir lu à peu près la moitié de Money Shot. Dans mon sommeil, j’ai rêvé de l’intrigue du livre (un peu) puis le rêve a bifurqué sur un souvenir des années 80, un livre vu dans l’émission Latulu et Lireli dont le résumé m’avait frappé au point que je m’en souviens encore aujourd’hui. Seul problème : je n’avais pas noté le titre à l’époque, et, dans les années 80, en pleine campagne, retrouver un livre était quasi impossible, même avec le titre et l’auteur. Alors sans ! Deuxième indice : ce livre était publié par la même maison d’édition que Kes (livre qui m’intéressait aussi, mais là j’avais noté le titre ! ).

Bref, hier, une fois réveillée, je me suis dit qu’à l’époque d’internet et de sites spécialisés en livres (Babelio),  sans oublier les archives de l’INA (et mon habitude de faire des recherches), j’allais bien finir par trouver ! Pas grand chose sur Latulu et lireli,  pas de livres trouvés avec la recherche thématique…. J’ai donc cherché sur un moteur de recherche si le site de l’éditeur, sachant que la date de publication devait se trouver entre 1983et 1985 (dates de l’émission… de là à dire quand je l’ai vu, c’est autre chose), présentait un classement chronologique de ces parutions. Pour le site de l’éditeur, je ne sais pas, mais le site Ricochet, que je ne saurai  que vous recommander, oui. Et j’ai trouvé – ou du moins, si ce n’est pas le livre en question (et pas croisé depuis lors en dépit de mes fréquentations fréquentes en librairie et bibliothèques), il a tant de points communs que cela m’étonnerait fort que ce ne soit celui-ci.

Mais de quel livre s’agissait-il ?

Je vous laisse découvrir sa fiche (je l’ai commandé… il faut le temps qu’il arrive maintenant !) et sa couverture d’époque. Et vous laisse imaginer ce qui a pu m’attirer dans ce livre.

PS : ce qui est amusant (et j’ai rarement l’occasion de trouver des choses amusantes), c’est que 32 ans après avoir eu envie de découvrir cet auteur, je gagnais l’an dernier, grâce à un concours organisé par Canel, son tout dernier roman, Kill list.

L’odyssée de Noël d’Anne Perry

Présentation de l’éditeur :

En 1864, dix jours avant Noël, le riche James Wentworth décide de recruter son ami, Henry Rathbone, pour retrouver son fils Lucien. Pris d’une passion dévorante pour une belle jeune femme nommée Shadwell, le jeune homme est plongé dans un monde de dépravation et de violence où les trafiquants de tout poil font loi.
Rathbone ne connaît rien à ce milieu interlope et sensuel où Lucian passe son temps, aussi recrute-t-il à la clinique médicale de Hester Monk deux compagnons qui y naviguent avec aisance : Squeaky Robinson, un maquereau repenti, et Crow, un mystérieux docteur qui ne refuse de soins à personne, même aux pires crapules.

Mon avis :

Oui, je sais, nous ne sommes pas en pleine période de Noël, mais avec le temps d’automne que nous avons eu les jours derniers, parfois, on peut avoir des doutes !

D’ailleurs, en lisant ce livre, on peut aussi ne pas se sentir en pleine période de Noël. Henry Rathbone se lance dans une enquête qui le mène sur la piste de personnes tout sauf fréquentables (encore moins à cette époque), et l’emmène dans des endroits qui sont à l’image de ces personnes. J’ai eu l’impression en fait que cette enquête, qui fait partie de la collection des détectives de Noël et met ainsi en scène des personnages secondaires des intrigues d’Anne Perry, avait certes pour point de départ la période de Noël mais aurait pu se passer à n’importe quelle période de l’année. L’esprit de Noël n’est pas vraiment ce que j’ai retenu, sans doute parce que les personnages que rencontre Henry au cours de son enquête sont à des années-lumières de cet esprit. Nous sommes dans un monde parallèle, et si c’est une odyssée que vit Henry pour chercher Lucien, elle le mène, tout comme Ulysse avant lui, tout droit dans les enfers grecs. J’ai pensé au Minotaure, également, et, ce qui paraît une influence évidente, à Oliver Twist.

J’aurai aimé, cependant, que l’intrigue soit davantage développée et que la fin soit moins abrupte. C’est un constat que je fais très souvent avec les romans d’Anne Perry, c’est encore plus flagrant lors de ces enquêtes de Noël. Le chemin a déjà été long, il sera encore long pour Lucien, mais nous le quittons trop rapidement après tout ce qu’il vient de vivre.

Cours, Alex Cross de James Patterson

Merci aux éditions Jean-Claude Lattès et à Netgalley pour ce partenariat.

Présentation de l’éditeur :

Le chirurgien esthétique Elijah Creem est réputé non seulement pour son talent au bloc opératoire, mais pour ses « réceptions professionnelles » débridées, qu’il agrémente de strip-teaseuses et de mannequins, la plupart mineurs. Du moins jusqu’à ce que l’inspecteur Alex Cross lui gâche son plaisir en faisant une descente au beau milieu de l’une de ces parties fines. Creem est désormais prêt à tout pour éviter la prison.
Mais Alex n’a pas le temps de s’attarder sur le cas de Creem. Une femme vient d’être découverte dans sa voiture, assassinée, la chevelure cisaillée avec fureur. Puis c’est une deuxième victime que l’on trouve, cette fois pendue à sa fenêtre du sixième étage. Lorsqu’apparaît un troisième cadavre, l’hypothèse de trois tueurs en série lâchés dans la nature mobilise la police de Washington et inquiète sérieusement la population.
Pour résoudre ces sinistres affaires, Alex travaille sous pression, au point de ne pas se rendre compte que quelqu’un est en train d’enquêter sur lui. Le voici dans le collimateur d’un individu tortueux, hanté par le désir obsessionnel d’une vengeance qu’il est déterminé à obtenir à n’importe quel prix.

Mon avis :

S’il faut faire une critique brève, elle sera simple : les fans liront le livre, les autres passeront leur chemin, parce qu’il s’agit là de la vingtième aventure mettant en scène Alex Cross.
Je reconnais que c’est un peu court…. Le romancier est toujours aussi efficace, et donne envie de connaitre la fin de l’intrigue, surtout pour ceux qui connaissent déjà bien Alex, Nana, Bree et les autres – je regrette toujours que John Sampson soit passé au second plan depuis quelques intrigues déjà.
Efficace,oui, puisqu’Alex doit traquer deux tueurs qui agissent de manière quasi synchrone. Coïncidence ? Oui/Non/Peut-être. Et une autre affaire surgit quasiment au même moment, lui donnant bien du fil à retordre – contrairement aux enquêteurs de séries télévisées, il n’est pas en charge d’une seule enquête.
Ce que je regrette ? Le fait qu’il soit donné trop d’importances aux tueurs : le lecteur les connaît, connaît en partie leur motivation, et n’a pas forcément envie de passer beaucoup de temps avec eux, parce que rien ne permet d’éprouver de l’empathie pour eux. Je regrette aussi, même s’il s’agit sans doute du reflet de ce qui se passe aux Etats-Unis, l’importance donnée à l’ingérence de civils, ou plutôt d’empêcheurs d’enquêter dans l’enquête, sans que quiconque puisse faire quoi que ce soit. Je me demande même comment un policier aussi aguerri qu’Alex Cross peut tomber ne serait-ce qu’une fois dans les pièges qui lui sont tendus. Méconnait-il à ce point le rôle des médiats ? Le héros est-il fatigué ? IL faut dire aussi que sa vie familiale n’est ni lisse, ni simple. Vouloir le meilleur pour les siens, s’y employer, ne suffit pas toujours, même en déployant beaucoup de temps et d’énergie pour cela. Et le dénouement du roman… Je laisse les autres lecteurs juger.
Cours, Alex Cross est un roman qui met à mal le héros. Parviendra-t-il à changer le cap dans le volume suivant ?

Papas et pirates de Katarina Mazetti

Présentation de l’éditeur :

Pour la première fois, les cousins découvrent l’île aux Grèbes sous la neige. Le cadre idéal pour des vacances d’hiver inoubliables ! Au programme, batailles de boules de neige, séances de patinage et goûters réconfortants… Jusqu’à ce que les amis remarquent des phénomènes étranges. Les bonshommes de neige se déplacent la nuit, des lumières s’allument dans la forêt : et si les cousins n’étaient pas seuls sur l’île ?

Mon avis :

Les cousins Karlsson, c’est un peu le club des cinq en Suède : quatre cousins, deux garçons et deux filles, un animal de compagnie sous la forme d’un chat obèse et d’un poney sauvage nommé Gervir, une île, théâtre d’aventures mouvementées mais crédibles, et une certaine liberté offerte par des parents, puisque, dans cette épisode, ils vont rester tous les quatre seuls sur l’île. En effet, Frida, leur tante, la seule à ne pas avoir d’enfants, s’est cassé la jambe en des circonstances qu’elle refuse de révéler, et prépare une nouvelle reconversion professionnelle – et il suffit d’avoir lu les tomes précédents pour savoir qu’elle n’a jamais manqué de créativité dans ce domaine.

Pour les cousins, tout se passait bien – ou presque. Ils arrivent sur l’île, heureux de se retrouver, malgré le froid et l’isolement relatif – on peut compter sur Taxi-Maxi pour les approvisionner et ne pas manquer d’ingéniosité pour se rendre sur l’île, même quand elle paraît coupée du monde. Et justement, là est son avantage et son inconvénient, déjà prouvé dans le passé. Mais qui peut avoir envie de se réfugier dans cette île qui ne compte à l’année que deux habitants, cheval compris ?

Sous couvert de vacances et de gastronomie (Alex expérimente toujours pour ses cousins de nouvelles recettes), ce roman questionne sur les liens parents/enfants, sur ce que l’on a envie de leur transmettre, ou pas, et sur comment leur transmettre. Qui a dit qu’être parents était facile ?

Stardust Académie de Siobhan Rowden

Présentation de l’éditeur :

Au contraire de ses parents qui tentent sans cesse de faire la une des journaux, Vip ne rêve pas de célébrité : il veut devenir vétérinaire. Forcé de se présenter aux auditions de la célèbre Stardust Académie, l’école qui forme les futures vedettes, le pauvre Vip parvient à peine à effectuer son numéro après avoir vomi sur un professeur… Pas question pour Fenella Stardust de recruter un tel looser ! Mais en revanche, la directrice de l’école ne résiste pas à Olive, la brillante chatte de Vip, clou de son numéro. Olive n’obéissant qu’à son maitre, Vip se voit malheureusement obligé d’intégrer l’école et en découvre bientôt les bizarreries. Il décide, avec ses nouveaux amis, de percer les mystères de cette étrange Académie et de son inquiétante directrice…

Mon avis :

Un livre dans l’air  du temps a-t-il une chance de trouver des lecteurs quelques années après la fin du phénomène dont il parle ? Oui, sans doute, s’il parle d’un phénomène intemporel : les parents qui portent toutes leurs ambitions, toutes leurs frustrations sur leur progéniture.
Vip (je vous laisse deviner pourquoi ses parents l’ont appelé ainsi) est un petit garçon bien dans sa peau, passionné par les animaux et qui a un objectif dans la vie : devenir vétérinaire. Ses parents, qui ont connu une gloire éphémère qu’ils pensent pourtant éternelle. Ils n’aiment leur enfant qu’à la condition qu’il devienne comme eux : connu (et non reconnu pour ce qu’il a fait). Le père, à cet égard, est un modèle d’égocentrisme, sans être pourtant un monstre. Lui et sa femme prennent soin de leur fils – à leur façon. La Stardust académie leur permet d’accomplir leur rêve, et de rencontrer d’autres parents qui peuvent à leur tour réaliser le leur, sous couvert du bien-être de leur enfant. Prenez Melody, elle est véritablement douée pour le violon, elle pratique quotidiennement son instrument et souhaite vivre de sa passion – et pas forcément en faisant la couverture des magazines. Sa mère la pousse à toujours en faire plus, jamais satisfaite, prenant à son propre compte les efforts et l’assiduité de son enfant. Prenez aussi Perry, et son étonnante marionnette, presque un double courageux : sa mère veut qu’il soit célèbre afin de lui offrir tout ce dont il a besoin pour le soigner, lui qui est si fragile (à se demander comment sa mère a pu accepter qu’il rentre dans cette académie pas tellement hypoallergénique). Libre au lecteur de se demander quel médecin a pu diagnostiquer ses nombreuses allergies.
Oui, aussi, ce livre restera d’actualité tant qu’il existera des personnes qui veulent être célèbres à tout prix, et peu importe pour quelles raisons. IL suffit de lire, au sein de cette académie, ce que sont devenus les anciens pensionnaires. Hilarants ? Pas tant que cela, la caricature est proche de la réalité. De même, les cours dispensés dans cette académie ne permettent en aucun cas – ou presque aucun – de développer ses talents, mais d’accroitre sa visibilité et ses contacts avec les médias. Oui, il y a de « vrais » cours – ils sont presque accessoires, dans cet univers, où le merveilleux ne tarde pas à faire irruption. A moins qu’il ne s’agisse d’horreur, cela dépend du point de vue selon lequel on considère les choses. Et c’et rudement bien trouvé.
Bien trouvé aussi que le personnage d’Olive, le chat surdoué de Vip au prénom si commun. Un soutien, que dis-je, une adjuvante de poids pour Vip, d’autant plus insoupçonnable que, comme tous les chats, elle a la capacité à se fondre dans le décor, et à apparaître, disparaître, au moment où l’on s’y attend le moins. Ou comment changer la face d’un livre avec adresse.
Stardust académie est un livre à lire autant par les enfants que par les parents.

voisinchallenge jeunesse

Fairy Oak, tome 2 : le sort de l’obscurité d’Elisabetta Gnone

Présentation de l’éditeur :

A Fairy Oak, la paix est compromise. L’Ennemi est revenu, assoiffé de revanche. Son pouvoir devient plus fort de jour en jour : le Seigneur de l’Obscurité veut plonger le monde dans les Ténèbres. L’antique alliance entre Lumière et Obscurité vacille. Cependant, un lien semble indissoluble : celui qui unit Vanilla et Pervinca, les sorcières jumelles, égales et opposées. Et c’est sur ce lien que l’Ennemi va faire tomber sa hache.
Pervinca pourra-t-elle résister au sort de l’Obscurité ? Le salut des Magiques et des Non-Magiques de la Vallée en dépend…

Mon avis :

J’avais bien aimé le tome 1 de cette série, et je dois dire que ce tome 2 est son prolongement logique mais parfois étonnant. En effet, nous plongeons dans le passé de Fairy Oak, ce village où magiques et non magiques se cotoient en toute sérénité. Nous plongeons dans sa création si j’ose dire, non par le biais de retours en arrière pesants mais par la lecture d’un livre qui raconte, finalement, le début de la lutte contre leur ennemi actuel – et fait voir certains personnages sous un jour nouveau. On ne ressemble pas forcément à ses ancêtres. Et un prénom ne détermine pas tout.
Malgré le danger, la vie continue, et les adultes essaient de tout faire pour que les plus jeunes souffrent le moins possible. Pas toujours évident. Surtout quand il faut se méfier de presque tout.  La magie est bien présente, pas toujours pour le meilleur.
Ce livre, facile à lire, superbement illustré, réserve son lot de surprises et donne envie, une fois refermé, de connaître la suite de l’histoire de Vanille et Pervinca, pour qui va ma préférence. Il n’est jamais facile d’être l’ombre face à la lumière.

voisinchallenge jeunessebannière vle2