The Main de Trevanian

Présentation de l’éditeur :

Années 1970, Montréal. The Main, autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les nouveaux immigrants en quête d’un monde meilleur. Bourdonnant d’accents divers, mouvant et bruyant comme la foule qui s’ presse, the Main connait aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude La Pointe le parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. Accompagné d’un jeune policier qui s’étonne de ses méthodes peu orthodoxes, La Pointe enquête sur un meurtre commis au fond d’une ruelle de son territoire

Mon avis :

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître – le Main, année 70. Je vous parle aussi d’une vraie police de proximité, quand les policiers connaissaient vraiment les personnes de leur quartier, et non se contentaient de maintenir une distance prudente. Claude La Pointe les connait bien, les laissés-pour-compte du Main, les clochards, les prostituées. Il ne les juge pas – phrase facile à dire, presque passe-partout de nos jours, sauf quand, dans le cas de La Pointe, elle se double d’une profonde empathie pour ses personnes. En revanche, ne comptez pas sur lui pour en avoir pour ceux qui profitent du système, et profitent des faiblesses des autres, de leur ignorance, pour asseoir leur (toute petite) puissance.
La Pointe enquête à sa manière, et ce n’est pas le petit jeune bien propre sur lui, bien respectueux des lois qui changera quoi que ce soir. Monsieur est choqué ? Tant pis pour lui. La Pointe lui colle le nez la réalité de la justice – ce n’est pas aujourd’hui qu’il se trouvera un successeur.
La Pointe est un solitaire – par la force des choses. Veuf très tôt, trop tôt, il s’est construit une vie imaginaire, tout en conservant une vie matérielle assez agréable, et une vie sociale bien réelle, avec d’autres cabossés de la vie.
Rien n’est rose dans The Maine, mais rien n’est tout noir non plus. L’espoir est mince, il existe, il faut juste, parfois, oser, saisir sa chance, et savoir profiter de chaque jour, et pas forcément penser au lendemain. Après avoir vu des choses affreuses, après avoir entendu des confidences indicibles, il est bon aussi, de le raconter. Et si ma critique est brève, c’est aussi parce que The Main est un roman qui se lit plus qu’il ne se critique.

 

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7 réflexions sur “The Main de Trevanian

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