Généalogie – 5 avril 2016

Le rythme de mon blog est un peu ralenti. Je continue à lire,certes, j’ai beaucoup de chroniques en retard, et pourtant ce soir, plutôt que d’écrire un avis de lecture, j’ai envie de parler de généalogie.

Dresser un arbre, c’est aussi ne pas oublier toutes les personnes qui ont croisé leurs routes – pour ne pas dire celles qui ont partagé leur route pendant plusieurs années, en tant que voisins, qu’amis, que collègues de travail. Faire des recherches généalogiques, ce n’est pas seulement lire des registres, tranquillement, dans son bureau, grâce aux archives numérisés en ligne, ou se rendre directement aux archives pour faire des recherches sur place (tout n’est pas disponible en ligne). C’est aussi, du moins pour ma part, se rendre dans des cimetières, rechercher les tombes, les prendre en photo – et tacher de déchiffrer les inscriptions, parfois illisibles. Certains pourront trouver cette occupation – j’avais écrit au début « passion » bizarre. Je ne suis pas la seule de ma famille à partager cet intérêt, même si je n’ai encore jamais fleuri de tombes abandonnées.  Puis, ce n’est pas comme si je ne me rendais fréquemment dans certains cimetières – et ma mère de me parler de ceux qu’elle a connus. Je ne citerai ni noms, ni prénoms, je pense à ceux qui, même il y a presque quatre-vingt, ont placé des portraits des êtres chers sur leur tombe – je pense à Renée, 11 ans, Louis, 17 ans, ou Odette, 25 ans, dont la tombe est proche de celle de mes grands-parents. Je pense aussi aux plaques commémoratives, qui sont de nos jours véritablement personnalisées. Bien sûr, je pourrai citer Colette, qui dit qu’après la mort, le défunt est paré de toutes les qualités (elle n’est sans doute pas la seule auteur à le dire). Il ne s’agit pas ici de qualités mais de rappeler, par-delà la mort, les singularités d’une personne.

Je songe aussi à tous ses écrivains qui racontent la vie de leurs ancêtres, en brodant parfois/souvent/fréquemment. Liberté d’expression. Cependant, si je devais écrire un roman, je préfèrerai nettement inventer une histoire de toutes pièces. Elles permettent les fins un peu plus heureuses. Aucun personnage ne peut se sentir offusqué, aucune hypothèse ne peut se trouver invalidée. Bref, même si l’on dispose d’une matière riche, on est toujours, quoi qu’il arrive, face à plusieurs versions – et l’auteur n’en gardera qu’une seule, forcément.

Demain et jeudi, de nouveaux avis … et jeudi, peut-être, des réponses à quelques questions généalogiques.

 

 

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35 réflexions sur “Généalogie – 5 avril 2016

  1. oh mais aussi je fais des recherches généalogiques !!! j adore ! suis accro ! j ai pensé en faire un article aussi, c est une de mes passions 😉 je suis remontée jusqu en 1632, je suis trop fiere de moi 😉 et j aime imaginer la vie de mes ancêtres, et penser que j ai une petite partie de chacun d eux en moi.. et pour ce qui est des tombes, dans les grandes villes malheureusement elles disparaissent à la fin des concessions, mais mes arrieres arrieres grands parents sont enterrés dans un petit village, et meme si on y passe que tous les 5 ans on dépose toujours une fleur

  2. Moi aussi je recherche mes ancêtres, ce qui n’est parfois pas évident. Je suis loin de mon berceau familial. Heureusement les archives que je consulte, sont en ligne.J’avance pas à pas, je suis intéressée par leur mode de vie, leur métier.
    Je dois reconnaître que cela prend du temps, actuellement je passe moins de temps à ce loisir, mais je n’oublie pas mon arbre.

  3. C’est quelque chose qui m’échappe totalement, je vois que beaucoup de personnes sont attachées à ces recherches, j’ai du mal à imaginer les motivations mais je suis admiratif de la patiente et de la constance qu’il faut pour avancer.

    • Pour ma part, je n’ai aucune patience : quand je suis plongée dans les archives, je ne vois pas le temps passé, cela ne compte donc pas. Je voulais répondre à certaines interrogations familiales et j’ai trouvé des réponses – et encore plus de questions.

  4. Pingback: Généalogie – 5 avril 2016 — deslivresetsharon | rosemondemarchand.wordpress.com gratuit

  5. Outre ta passion pour la généalogie que je comprends très bien (avoir des réponses mais souvent y trouver davantage de questions), ton article est très pertinent, tu parles très bien de la « quête », des motivations et surtout de la difficulté à faire le tri des informations. Car il est évident que, outre un nom sur une tombe ou dans un registre, pour certains on ne saura jamais qui ils étaient vraiment (hormis leur statut social) et l’imagination peut arranger beaucoup de zones mal éclairées. Donc quitte à faire un roman, autant tout inventer (pour ne pas blesser aussi les descendants qui pourraient se reconnaître) et leur prêter une vie qu’on aurait aimé qu’ils aient eue…

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