Les séries policières

Je profite de ce mois du polar pour parler des séries policières qui envahissent nos écrans télévisées. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est difficile de trouver une série non policière, mais presque.  Quel que soit le jour de la semaine, il est possible, j’en suis presque sûre, d’en trouver une à regarder. D’ailleurs, pendant que je mets la dernière touche à cet article, je  regarde un épisode de Maigret avec Bruno Cremer. Et si certaines séries sont excellentes, d’autres sont désolantes. Voici le genre de phrase ou de situation que je ne supporte plus de voir ou d’entendre.

« J’ai besoin d’être seul(e). » Réplique valable pour n’importe quelle série ou téléfilm, quand le scénariste ne sait plus comment terminer la scène.
« J’ai l’intuition qu’il/elle n’est pas coupable. » A se demander ce que l’enquêteur a appris à l’école de police. Ou comment il a eu son concours. Suivre son intuition, et ne conserver que les preuves qui la confirment, n’est-ce pas le début d’une erreur judiciaire ? Petite précision : cette phrase est très souvent prononcée par une femme.
– L’enquêteur a de gros problèmes familiaux, qui occupe une bonne partie de l’épisode. C’est très méchant, mais je m’en fous un peu.
L’enquêteur n’a pas de problèmes familiaux, mais sa vie de famille occupe une bonne partie de l’épisode. Il faut bien meubler la vacuité du scénario.
La fliquette fait une fausse couche/accomplit un acte héroïque qui provoque la fausse couche. Oui, c’est en contradiction avec ce que j’écris plus haut, mais cela simplifie la vie des scénaristes.
– L’enquêteur a une tumeur au cerveau, en fin de saison, et l’on ne sait s’il survivra. Il serait intéressant de confronter les statistiques et la réalité.
Le présumé coupable/le suspect principal est abattu par la police/se suicide. Du coup, d’un simple point de vue judiciaire, l’affaire risque de ne jamais être résolue, puisque sans procès, le suspect ne sera jamais, aux yeux de la loi française, un coupable. Je vous laisse compter, si vous en avez la patience, le nombre de séries françaises qui ont recours à ce dénouement.
Et vous, qu’est-ce qui vous agace dans les séries policières ?

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13 réflexions sur “Les séries policières

  1. Je ne regarde pas trop de séries policières françaises, mais ce qui peut m’agacer dans les séries américaines, c’est de voir que le coupable est quelqu’un qui avait été interrogé dès le début par la police.

  2. Lorsque le dénouement est trop simpliste ou trop rapide. On met une plombe à découvrir le meurtrier et puis hop ! on nous le sert sur un plateau avec le générique de fin.
    Et aussi quand le super copain gentil et rigolo s’avère être un redoutable psychopathe. Donc, j’accuse toujours les gentils-rigolos dès le début.

    • Tu vas rire (ou pas) mais le dernier livre que je viens de lire cumule ces deux défauts !
      Je crois que c’est pour cette raison que j’aime les romans de Tess Gerritsen, parce que le gentil soupçonné au début… est vraiment un gentil !

  3. Ce qui m’énerve, c’est quand je trouve le coupable, alors que l’épisode n’a commencé que depuis 10 minutes, ou lorsque le coupable, juste avant qu’on lui lise ses droits (pour les USA, pour la France, des qu’il est découvert) justifie son acte par une tirade (genre,  » mais vous ne comprenez pas, c’était la seule chose que je pouvais faire … »)
    Ton billet m’a bien fait rire!
    Bises

  4. Je me marre ! Bon, ça m’énerve pas vraiment, mais l’héroïne toujours bien coiffée, après une course poursuite ou au réveil… heu !
    Les rideaux jamais tirés dans les chambres et tu surprends les personnages au réveil (coiffé, maquillés) avec l’arrivée du soleil…
    Le gentil qui est un méchant.
    Trop de revirements de situations
    La vie privée à mort !!
    Les flics qui s’entendent tous super bien, le boss compréhensif, c’est pas très réaliste.
    Le mort qui revient à la vie alors qu’on avait eu sa tête coupée, éclatée,…
    Les prisonniers qui font des trous dans les gros murs avec un batteur à oeufs manuel !!
    Trop de suspense… tu penses qu’il va se faire attraper, mais non, un truc de ouf arrive et hop, a passe. Ça m’énerve pas toujours, mais dans prison break, OUI !!

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