Archive | janvier 2016

Saint Michel, priez pour eux de Jean-Pierre Alaux

Présentation de l’éditeur :

Quand, au printemps 1978, Séraphin Cantarel, conservateur des monuments français, débarque avec son assistant Théo au Mont Saint-Michel, les côtes normandes sont souillées par le naufrage de l’Amoco Cadiz. Le projet de classement du Mont au patrimoine mondial de l’Unesco peut-il être compromis ? C’est en tout cas dans ce climat de désarroi que le conservateur investit « La Merveille de l’Occident » avec comme objectif de procéder à la restauration de la flèche du sanctuaire sur lequel veille le célèbre archange.

Mon avis :

Le mont-Saint-Michel est un monument français qui inspire particulièrement les auteurs de romans policiers. Je pense à Maxime Chattham, et son Sang du temps, ou, pour la littérature jeunesse, Le crâne percé d’un trou d’Evelyne Brisou-Pellen.
J’ai trouvé cette lecture sympathique. Ce n’est pas vraiment l’adjectif que l’on attend pour parler d’un roman policier. J’ai passé un agréable moment en la compagnie de Séraphin et Théo mais j’ai eu très souvent envie de les secouer. Est-ce parce que l’action se situe dans les années 70 ? Ils sont tous épouvantablement conformistes, et pas du tout combattifs. Ils sont aussi contemplatifs : ils observent les événements, et agissent peu. Je n’irai pas jusqu’à dire que l’enquête se résout toute seule à quelques pages de la fin, mais presque. Quant à Hélène, la femme bien-aimée de Séraphine, elle n’a pas vraiment un rôle très important dans l’intrigue – soit elle ne voit pas ce qui se passe sous ses yeux, soit elle ne veut pas le voir. Même le naufrage de l’Amoco Cadiz ne suscite pas l’intérêt qu’il aurait dû provoquer. Enfin, si les passages érudits sont nombreux, j’ai trouvé que l’histoire du Mont en lui-même était aussi réduit à la portion congru -parce que tout le monde la connaît déjà ?
Saint-Michel, priez pour nous ! est un roman parfait pour ceux qui aiment les romans policiers reposants.

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Mardi, le rabbin a vu rouge d’Harry Kemelman

Mon avis :

Je ne comprends pas que cette série policière soit aujourd’hui quasiment introuvable, si ce n’est en occasion. Pas assez policière ? Pas assez consensuelle ? Ce livre pose en effet des questions qui fâchent, montre une vision de la justice assez dérangeante, et certaines opinions, qui paraissent pourtant datées, sont toujours d’actualité dans l’Amérique profonde et puritaine.
Le rabbin Small est invité à remplacer un confrère à l’université, pour donner des cours sur le judaïsme. Si vous connaissez un peu le personnage, vous vous doutez bien que l’argent n’entre pas du tout en ligne de compte, il s’agit bien pour lui de vivre une nouvelle expérience qui ne manquera pas de le désarçonner, de le questionner.
Quel est le but de l’enseignement ? Transmettre un savoir. Quel est le but de l’étudiant ? Acquérir une culture – c’est du moins le point de vue du rabbin. Or, il découvrir qu’il n’en est rien, et que le but des étudiants est de trouver un bon travail après – il cherche avant tout des études pratiques, et les professeur cherchent avant tout un bon poste, une belle carrière, et à valider les compétences de leurs étudiants avec un minimum d’efforts. Le débat est toujours d’actualité. Certains ne parlent-ils pas de supprimer certaines formations, puisqu’elles ne débouchent pas sur de « vrais métiers » (les termes restent à définir) ? Les futurs bacheliers ne se pré-incrivent-ils pas, ne forment-ils pas des vœux pour se retrouver, parfois, dans des filières qui ne les attirent pas du tout ?
L’université où se passe l’action est une « petite » université. Elle n’est pas prestigieuse, elle est même conservatrice et suit les règles à la lettre. L’antisémitisme est présent, ce n’est pas grave, ce ne sont que quelques plaisanteries sans importance. L’idée d’intégrer des étudiants noirs ne fait pas non plus l’unanimité. Et c’est dans ce contexte, alors que le contrat d’un professeur pourtant apprécié de ses étudiants n’a pas été reconduit et qu’une délégation d’étudiants activistes était reçu par la doyenne qu’une bombe explose, causant la mort d’un professeur d’anglais.
La manière dont l’enquête est menée nous donne une bonne idée du système judiciaire américain, et comment des hommes, selon leurs préjugés, peuvent pourrir la vie des autres, simplement parce qu’ils en ont le pouvoir, et que le mode de vie des « suspects » ne leur convient pas. Ne parlez pas de preuves. Même si elles innocentent le suspect, c’est à son avocat de prouver son innocence (en ne laissant rien passer) parce que le procureur, lui, peut choisir de les ignorer, comme il peut ou non choisir de garder les suspects en prison jusqu’au procès. Même s’ils sont reconnus innocents, le procureur, qui est élu, rappelons-le, aura réussi à briser leur vie. Les policiers ne sont pas en reste, et un certain sergent emprisonnerait bien le rabbin (oui, le rabbin) qui est à ses yeux le coupable idéal. Non, David Small s’offusque à peine, il en a vu d’autres au cours de cette enquête, justifiant parfaitement le titre du roman.
Il n’est pas le seul, et une autre question central dans ce roman est la famille. Nos chers petits étudiants ont des parents, les professeurs, les procureurs, ont des familles, ou pas. Le procureur adjoint n’est pas marié, ce qui lui a permis de faire ce qui l’intéressait vraiment, et non de chercher à bien gagner sa vie, pour plaire à une fiancée, une femme, ou même à sa propre famille qui, pour certains, ne le comprennent pas. La doyenne de l’université n’est pas mariée non plus, et les explications divergent à ce sujet. Le procureur s’inquiète pour ses quatre filles, ce qui nuit à son objectivité. Quant au rabbin, qui célèbre des mariages et se disputent parfois avec les fiancés, il fait preuve de beaucoup de lucidité. Tous devraient l’avoir.

Amères thunes de Zolma.

Edition Krakoen – 226 pages.

Présentation de l’éditeur :

Un boulot en or, une collègue charmante pour laquelle il serait venue bosser même le dimanche, un avenir radieux…. Il était heureux, Rémy Baugé dans son hyper ! Patatras, un jeune manager parachuté a imposé en quelques mois ses méthodes pour pressurer les employés dans le but d’augmenter le rendement du « capital apatride ». Adieu bonheur sans nuages ! Mais comment leur faire payer ces agissements ? Alors germe en lui une idée : taper dans la caisse, puisque c’est le fric qui leur importe.

Mon avis :

Les bibliothèques permettent de faire de jolies découvertes. Si j’ai choisi ce livre, c’est avant tout sur le nom de son éditeur, Krakoen, que j’apprécie beaucoup. Le sujet m’intéressait aussi, parce qu’il a été souvent traité, pas toujours avec bonheur : les manières de gérer le personnel afin d’accroitre les bénéfices dans la grande distribution.
Les premiers chapitres nous comptent avec justesse et sobriété cette dégringolade – ou comment un bon manager qui veut gagner plus sait jouer de toutes les ressources dont il dispose non pour améliorer les choses, mais pour tout détruire.
La suite est presque un cauchemar rêvé. Rien n’est épargné à Rémy, sans pour autant tomber dans le misérabilisme. Après tout, il a encore un toit sur la tête, de quoi se nourrir, si ce n’est qu’il est plongé dans une profonde dépression. Retrouver un métier ? Qui embauche un chômeur de plus de 45 ans ? Retrouver l’amour ? Il faut déjà s’aimer un peu soi-même pour aimer l’autre.
Le casse, c’est presque un rêve, le rêve de tous ceux qui se sont fait flouer. Et Rémy a sacrément de bonnes idées pour mener les choses à bien. La suite n’est pas mal non plus, et Zolma mène son intrigue avec beaucoup de talents, jusqu’à un dénouement … des plus logiques. Reste à savoir laquelle.

Papillon d’obsidienne de Lauren K Hamilton

Mon résumé :

La vie d’Anita Blake était calme, presque trop calme, finalement. Depuis six mois, elle a rompu les liens qui l’unissaient à Richard et Jean-Claude, refuse tout contact avec eux. Edward, son alter-ego tueur, lui demande de la rejoindre au Nouveau-Mexique pour résoudre une affaire particulièrement atroce. Et ce n’est que le commencement.

Mon avis :

Je n’ai pas lu de romans de Lauren K. Hamilton depuis mars 2013 ! A cette époque, je lisais le tome 7, ou plutôt je peinais à le lire. J’abandonnais en juillet suivant le tome 8, et j’en restais là. Si j’ai ouvert ce copieux tome 9 (700 pages), c’est par besoin de divertissement pur et simple, et quoi de mieux que des vampires, des loups-garous pour oublier la réalité ?

Bonne surprise pour ce tome : Jean-Claude (je ne me fais toujours pas au prénom, c’est un leitmotiv) et Richard sont quasiment absents. C’est Edward, le tueur professionnel implacable qui est au centre de l’intrigue. Dire que ce nouveau volume dévoile entièrement sa personnalité serait faux. Il permet cependant de découvrir des facettes insoupçonnées du personnage – et à Anita d’en savoir encore plus sur elle.

Si les cicatrices sur son corps sont les traces de ce qu’elle a vécu, Edward lui montre les conséquences sur son âme – Anita est croyante, réellement, ne l’oublions pas, tout en respectant les croyances des autres, tant qu’elles ne sont pas extrémistes. La chasse aux sorcières n’est pas fini, aux Etats-Unis.

Maintenant… la lecture de ce tome dépend vraiment de sa tolérance à la lecture des atrocités qui sont racontées. Anita ne les regarde jamais d’un oeil indifférent non plus, et nous interroge sur ce que nous sommes prêts à lire, à voir, face à d’autres personnages que le meurtre et la torture ne dérangent pas. Ce n’est qu’un roman de bit-lit, me dira-t-on, les horreurs racontées ne sont pas possibles dans la vie réelle. Je n’en suis pas si certaine : pas besoin de crocs pour commettre des actes monstrueux, les humains de ce roman n’ont rien à envier aux créatures fantastiques..

Infidèles d’Abdellah Taïa

tous les livres sur Babelio.com


Présentation de l’éditeur :

Slima est une putain marocaine. Son fils Jallal l’aide à attraper les hommes, les clients, les soldats d’une base militaire. Il parle à sa place, se bat pour elle. Tous deux résistent à la misère et aux humiliations. Ils savent manipuler les hommes, tirer d’eux de quoi survivre. Ils se sont inventé une religion où cohabitent l’Islam, la sorcellerie, et des rêves nés des chansons populaires et des films.
Merci au forum Partage-Lecture et aux éditions Points pour ce partenariat.

Mon avis :

Je ne connaissais pas du tout l’œuvre d’Abdellah Taïa, jeune auteur marocain, avant de lire Infidèles. Dans ce roman divisé en quatre parties, des voix s’élèvent, et j’ai eu l’impression que personne ne les écoute, personne ne les entend, pas même ceux à qui ils s’adressent. Ainsi, Slima ne réagit pas aux paroles pleines d’amour de son fils, qui tente de la faire réagir. Chaque personnage semble muré dans sa solitude – solitude à deux pour Jallah et sa mère – et ne jamais parvenir à s’en sortir.
Le mot n’est jamais prononcé, pourtant la fatalité domine. Chaque lueur d’espoir est très vite étouffée, quand elle ne plonge pas les personnages dans une douleur plus grande encore. Slima, enfant abandonnée, a été recueillie – sa mère adoptive en a fait très rapidement sa domestique, puis l’a vouée à la prostitution, lui ôtant ainsi tout avenir. Un soldat, parmi les nombreux clients de Slima, avait apporté un peu de réconfort à la mère et au fils, il sera la cause involontaire de l’emprisonnement de Slima. Même l’amour n’apporte rien de véritablement bon, parce que les êtres aimants semblent ne pas réellement regarder la personne qu’ils disent aimer.
Les phrases sont courtes, simples, rythmées, scandées comme des cris de douleur et de rage parfois. Les mots sont crues, aussi, et m’ont mis mal à l’aise, notamment en ce qui concerne Slima et son fils, et ce que celui-ci a très certainement subi de la part des clients de sa mère. Il est question aussi de la violence – officielle – du sort des femmes – lire le dialogue entre le coiffeur du Caire et Slima – de la religion, de l’extrémisme. Et de Marilyn Monroe aussi, trait d’union entre la mère et le fils, consolation pour les malheureux.
Infidèles est un roman désespéré.

Sur une majeure partie de la France

Présentation de l’éditeur :

Comment raconter cette impression de dépossession quand je retourne à la campagne ? Une campagne où je n’ai pas grandi mais où j’ai fait grandir en moi, lors des weekends et des vacances, la certitude que la beauté était en péril ?Inspiré par mes souvenirs, j’ai voulu dérouler les destins parallèles de deux enfants, Quentin et Gary, sur une période de trente années, dans un village situé à moins de 80 kilomètres de Paris, passé du paradis à l’enfer.Enfant sensible, Quentin aime profondément la nature ; Gary, lui, inquiète déjà par sa sauvagerie et son agressivité.
Mon avis :

J’ai reculé depuis plusieurs jours déjà pour écrire cette avis, que je pensais poster le 14 janvier. Je sais bien que je ne vais pas me faire que des amis après sa lecture, mais tant pis !
Le premier chapitre m’avait plu : l’auteur, avec sa famille et ses proches, part à la campagne, dans un lieu qu’il avait beaucoup aimé enfant. Là, il retrouve, presque par hasard, des personnes qu’il a connue dans sa jeunesse, et apprend qu’un jeune homme qu’il estimait beaucoup a séjourné en prison, puis a quitté la région. Pourquoi, comment Quentin s’est -il retrouvé en prison ? Tout le reste du roman, en un récit rétrospectif, va nous le faire découvrir.
Et c’est là que le bas blesse. Nous avons trois, parfois quatre récits qui se juxtaposent ou se superposent. Quentin, le gentil garçon sensible (mouais), Gary, le méchant garçon qui devient vendeur de drogue, Anne, grand amour de Quentin, et bien sûr Franck, le narrateur/personnage principal dont le récit apparaît comme un contrepoint. En effet, Franck a beau aimer la nature, il est avant tout un enfant de la ville. Quoi qu’il arrive, quelque dégringolade que connaisse le village où il passe ses week-end en famille avec ses parents, il repart ensuite à la ville, sans que les événements qui ont eu lieu n’affectent réellement son destin. Il aime la campagne, oui, certaines pages laissent transparaître son admiration devant sa beauté. Une autre, par contre, m’a franchement gênée. Je la cite, et vous laisse juge à votre tour, tout en essayant de ne pas commenter toutes les deux propositions : « Ce que j’aimais de cette époque, c’est que personne ne me disait où était le Bien, comme on l’assène aujourd’hui à l’école et dans les médias. Je pouvais tuer tous les animaux que je croisais sur ma route, tout le monde s’en fichait, la fin du monde ne hantait personne. La psychanalyse s’occupait peu de nous.Je n’ai jamais entendu quelqu’un me dire : il ne faut pas tuer les bêtes, il n’y en a plus beaucoup. Ou bien : ne jette pas de papier au sol, ça pollue. J’aimais avoir le choix : je finissais souvent par faire le bon. J’aimais que ça vienne de moi ».
Je vous parlerai à peine de Quentin, ce garçon si sensible, dont le père tue les chats à coups de fusil ou de pelle – sans que cela ne choque personne, bien entendu. J’adore cet amour de la nature et cette sensibilité sélective. Oui, bon, certes, Quentin protège son frère, protège les siens (enfin, presque tous). J’ai eu l’impression tenace, finalement, que tout le mal qui déferlait sur la campagne provenait de la ville, voire de plus loin encore, comme si Quentin, Benoit, n’étaient pas responsables de leur propre destin. La violence était déjà là, la volonté de s’en sortir (ou pas) en se débrouillant aussi. La reconstitution du passé des personnages est parfois pesante.
Sur une majeure partie de la France est un roman de la campagne écrit par un citadin.

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Autour du soleil de Karine Silla

Présentation de l’éditeur :

Louise quitte tout pour vivre un nouvel amour au Vietnam, en effaçant ceux qu’elle laisse derrière elle. En France, sa fille Marie la croit morte. Karine Silla poursuit son exploration des secrets de famille au prisme de la conciliation, parfois impossible, entre maternité et féminité.
Un jour de pluie, Louise rencontre un homme dans un train. En quelques minutes, la jeune femme décide de quitter sa vie raisonnable pour cet inconnu qui lui parle de son pays, le Vietnam ; son bonheur la contamine et l’emporte. Au milieu des immenses étendues vertes et marécageuses, elle découvre l’amour, la jouissance, la joie, et enfante un fils. En partant, Louise a laissé derrière elle un mari, épousé parce qu’elle n’a jamais su dire non, et et une fille, Marie, avec qui elle n’a jamais su faire. Malgré la certitude d’avoir fait le bon choix, le secret de Louise envahit peu à peu sa vie et celle de Marie, qui la croit morte et grandit sur un mensonge. Jusqu’à ce que tout vole en éclats.

Mon avis :

Il n’est pas forcément facile de parler de ce roman, puisqu’il repose avant tout sur des non-dits et sur des transmissions pas ou mal effectuées. Il comporte d’ailleurs peu de dialogues, et encore, surtout dans les deux dernières parties du roman. Ceux-ci sont rarement là pour dire les choses importantes. Joutes verbales et intellectuelles, les paroles osent rarement révéler les sentiments, voire les douleurs des personnages. Est-ce parce que les personnages ont appris à s’oublier pour le bonheur de l’autre ? Est-ce parce qu’à force de retenir des secrets, les personnages vivent avec la crainte de trop en dire ? Il est finalement peu question de mensonges : on ne peut guère mentir quand on parle peu.
Mais revenons à ces personnages que je ne vous ai pas présentés. Le livre se divise en trois parties : Louise, Marie et Jean. Louise est la mère de Marie, qu’elle abandonna enfant. Dans la seconde partie, nous retrouvons Marie, qui a construit sa vie : un bon métier, un bon mari, deux filles, elle voulait être une bonne mère et est sûre d’y être parvenue. Des vacances chez le mentor de Samuel, son mari, créent le lien avec la troisième partie : Jean est le fils biologique de ce mentor, alors que Samuel est le fils spirituel, préféré.
La filiation est l’un des thèmes central de ce roman, qui pose des questions et a l’intelligence de laisser le lecteur y répondre. Comment être mère quand on ne l’a pas souhaité, ou quand on a été privé d’affection maternelle ? Être parent, et seulement parent, est-ce une fin en soi ? Faut-il choisir entre être parents et être en couple ? Comment parvenir à être les deux ? Et l’amour, dans tout cela ? Filial, maternel, amour conjugal… Fait-il s’oublier soi-même pour former un couple – et lequel sacrifie-on dans ce cas ? Il semble presque impossible de concilier plusieurs affections à la fois. Il semble aussi impossible de réaliser ses rêves, encore moins ceux des autres, et l’horizon dans lequel évoluent les personnages semble parfois très étriqué.
Autour du soleil , malgré un titre lumineux, est un roman sombre et mélancolique, non dénué d’amertume.

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