Bois mort de James Sallis

Présentation de l’éditeur  :

En quittant Memphis pour une petite ville isolée du Tennessee, le flic Turner croit avoir tourné la page d’un passé trop lourd à porter. Certes, les habitants regardent d’un drôle d’oeil l’arrivée de ce solitaire, mais Turner n’a que faire des qu’en-dira-t-on qui semblent le poursuivre depuis toujours… Malheureusement, les vieux démons ne tardent pas à resurgir quand le shérif du coin lui demande son aide sur une affaire de meurtre : un jeune vagabond qui zonait dans les environs a été retrouvé mort, empalé sur un pieu et les mains liées. Personne ne sait rien de lui si ce n’est qu’il était en possession de lettres appartenant au maire de la ville…

Mon avis :

Ma rencontre avec James Sallis fut l’une des plus belles de l’année 2015. Je ne peux comparer ce coup de coeur qu’à ma découverte des romans de Ken Bruen. C’est dire. Aussi, je tenais à commencer 2016 avec lui.

Ce roman nous fait découvrir l’Amérique profonde, celle que l’on ne voit pas, ne montre pas, quasiment ignorée. Ne se passerait-il jamais rien ? Bien sûr que si. Les petites infractions côtoient les grands crimes, la comédie, les tragédies les plus sombres. La fatalité, chère aux tragiques grecques, n’est pas loin – et oui, même au fin fond du Tennessee.

Que faire de la dépression et de la folie quotidiennes ? Turner n’a pas la réponse. Il vit à leur côté, et parfois avec, depuis des années. Ancien flic, ancien détenu (pendant une dizaine d’années), ancien thérapeute, Turner devient shérif presque malgré lui, comme si seul un étranger pouvait s’y oser. Le passé de Turner nous est révélé au cours de retour en arrière clairement délimité – un passé aussi sombre que le présent. Qui parle encore de rêve américain ?

Bois mort m’avait été offert lors d’un swap. Excellent choix, et excellent début d’une trilogie qui ne peut, à mon avis, qu’être à la hauteur de ce premier tome.

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16 réflexions sur “Bois mort de James Sallis

  1. Dans ce que je lis de ton billet il y a de l’esprit du « Le diable, tout le temps » de D. Ray Pollock ! Pareil, il parle d’une Amérique ignorée , des paumés, des illuminés , c’était assez terrifiant d’ailleurs ! 😉

  2. J’ai Sallis dans mon immense PAL giga-supra-méga gigantesque. Faudra que je me décide à le lire… et arrêter de venir causer ici, sinon, les statisticiens de WP vont encore m’épingler. 😆

  3. Pingback: 50 billets, 50 états – le bilan final | deslivresetsharon

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