Archive | décembre 2015

Joyeux Noël !

Moi et les miens nous vous souhaitons un joyeux Noël.

Annunziata à Noel.

Galopin et LisetteJ’ai une pensée particulière pour un membre de ma famille qui fête Noël à l’hôpital.

La maladroite d’Alexandre Seurat

tous les livres sur Babelio.com

Présentation de l’éditeur :

Inspiré par un fait divers récent, le meurtre d’une enfant de huit ans par ses parents, La maladroite recompose par la fiction les monologues des témoins impuissants de son martyre, membres de la famille, enseignants, médecins, services sociaux, gendarmes? Un premier roman d’une lecture bouleversante, interrogeant les responsabilités de chacun dans ces tragédies de la maltraitance.

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Mon avis :

J’ai lu ce livre voici trois mois. Peu importe le temps qui sépare la lecture de l’écriture de cette chronique : ce roman est excellent, un vrai coup de coeur.

Oui, il parle de faits dramatiques, de faits qui n’auraient jamais dû se produire, et démontre comment ils se sont produits. Il montre comment il est facile, finalement, de passer à travers tous les dispositifs d’alerte. Parce que certains sont jugés trop prompts à s’inquiéter. Parce que d’autres ont refilé l’affaire à d’autres instances et ne s’en préoccupent plus. Parce qu’il n’est pas facile d’accuser une famille qui semble très ordinaire, pour ne pas dire aimante. Parce que les clichés, aussi, ont la vie dure.

La parole est donnée à tous ceux qui ont côtoyé l’enfant, et à chaque chapitre, le lecteur se demande comment il est possible de ne pas avoir vu, compris. Comment il est possible, aussi que personne n’ait tenté réellement d’aller plus loin. J’ai eu l’impression de me retrouver dans des temps anciens, quand le père de famille avait tout pouvoir sur ses enfants, sans que personne ne puisse s’ingérer  dans le « cercle de famille ». Dans cette tragédie, il y a aussi, en toile de fond, une immense misère sociale, affective. Et la capacité de nier totalement une existence jusqu’à la faire disparaître.

Un livre dur, un livre que je n’aurai jamais pensé lire, un livre que je vous recommande.

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Faites vos jeux de Pieter Aspe.

Présentation de l’éditeur :

Faites vos jeux… Rien ne va plus ! À Blankenberge, sur la côte flamande, un homme est retrouvé baignant dans son sang, tué d’une balle dans la bouche. La veille, il quittait le casino ivre mort, proférant des menaces, et annonçant une vague de meurtres sur la ville. Lorsqu’on découvre le cadavre d’une jeune femme le long de la plage, on prend ses propos au sérieux.

Mon avis :

C’est la fin du monde ! Si, si je vous assure. La catastrophe assurée, pire que tout ce que vous avez pu lire jusqu’à présent dans les romans de Pieter Aspe. Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps : Van In s’est mis à la musculation trois fois par semaine ! Je sais, vous aussi vous êtes sous le choc. J’ajoute qu’il a renoncé à la Duvel et qu’il se contente désormais de café. Oui, le monde, à Bruges, ne tourne plus rond.

Mais c’est à Blankenberge, station balnéaire, que les crimes sont commis. Ils sont si nombreux que Van In songe même à venir y loger. Soyons juste : cela ne fait absolument pas fuir les touristes.  D’ailleurs, les événements qui ont eu lieu à Bruges ne les ont pas fait fuir non plus, ils se contentent de passer deux heures dans la ville. Suffisant pour en faire le tour et absorber la nourriture soigneusement passée au micro-ondes des grands chefs. Van In enquête donc. Van In délègue, ce qui est vraiment une nouveauté pour lui et inquiète Versavel, qui a pourtant des soucis de son côté. Qui n’en a pas ? Restera toujours fidèle au poste son amitié indéfectible pour Van In, en dépit de ses bizarreries et de ses extravagances.

Van In enquête, certes, mais il sombre aussi peu à peu dans une nouvelle addiction : le jeu. Moralité : la Duvel, à côté, cela paraissait bien moins dangereux pour lui et pour son ménage, qui traverse à nouveau une zone de turbulence. Surtout, Van In est sur une enquête particulièrement difficile, qui s’étend dans le temps, contrairement à d’autres romans policiers qui sont résolus en deux coups de cuillères à pot. Non, il n’est pas facile de mettre la main sur un tueur en série, il n’est pas facile de mettre la main sur plusieurs tueurs, même si les enquêteurs font tout ce qui est possible. Il n’est pas facile non plus de mettre la main sur un de ses célèbres profileurs que l’on voit à longueur de séries ou de romans policiers – ils sont rares et très demandés. Arrêter le tueur, remonter sa piste paraît aussi difficile que de pédaler dans du sable, avec le vent qui vous souffle dans la figure. Et encore une fois, Van In devrait payer de sa personne. Dois-je préciser qu’il a deux fidèles amis, prêts à tout pour l’aider ? Le point positif, c’est que c’est réciproque, Van In aussi ferait n’importe quoi pour eux.

Oui, je n’ai pas dit grand chose sur les mobiles du tueur. A vous de les découvrir en lisant ce roman de Pieter Aspe, un auteur que j’aime toujours autant. Un auteur qui nous rappelle que la cruauté et la barbarie ne soient pas des mots qui appartiennent au passé – malheureusement.

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L’énigme de Saint-Olav

Présentation de l’éditeur :

Tallinn, 1409.
Sur les hauteurs de la ville, les chevaliers teutoniques incarnent une aristocratie en fin de règne, tandis que la ville basse de Tallinn brasse une population métissée et contrastée. On y croise orfèvres, compagnons maîtres chanteurs, marchands de l’ordre des Têtes-Noires et chefs de guildes, dans l’activité bouillonnante du port de commerce de la Hanse. Un haut responsable de l’ordre des chevaliers est retrouvé décapité à la porte du monastère, une épée ensanglantée abandonnée à la hâte sur le chemin de la ville basse. Le bailli fait appel à son fidèle ami Melchior, l’apothicaire, réputé pour son ingéniosité.

Mon avis :

Fans de policiers historiques, vous serez ravis de découvrir à la fois un pays peu connu (l’Estonie)et un tout nouveau héros, au nom de roi-mage, Melchior l’apothicaire. Il n’est pas enquêteur, comme sa profession l’indique. Il est un esprit éclairé, auquel les enquêteurs font appel : l’erreur est humaine, il est bon de tout faire, même à cette époque, pour s’en prémunir.

Les temps sont rudes, les guerres sont encore bien présentes à l’esprit, de même que l’assaut de pirates et autres brigands. Pas de quartier pour eux, pas de quartier non plus quand ils sont capturés et condamnés. Mais ces violences n’étaient pas parvenus jusqu’à Tallinn (pas encore devrai-je dire, puisque l’auteur introduit, à la fin du roman, une anticipation qui nous renseigne à la fois sur le destin de la ville et sur celui de Melchior et son épouse), aussi il convient de trouver l’identité du coupable et de mettre fin à ce qui devient une série de meurtres. Ce n’est pas si facile, même si tout le monde ou presque se connaît dans la ville – justement. On fait attention aux inconnus, rares, on se méfie moins de quelqu’un qui, justement, est tout à fait à sa place.

Le roman se teinte de fantastique à cause de la malédiction dont Melchior et sa famille sont victimes. J’ai dit « fantastique », parce que c’est ainsi que l’on dirait si l’action était contemporaine. Pour Melchior il s’agit plutôt d’une malédiction divine. Vivre sans croire était impossible au XVe siècle. Pour ma part, j’ai du mal à croire en un Dieu aussi vindicatif.

L’énigme de Saint-Olav est un roman policier intéressant, pour qui aime le moyen-âge, l’importance de la religion dans la vie quotidienne, et les intrigues qui prennent le temps de se développer.

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Choubi-Choubi, mon chat tout petit

Présentation de l’éditeur :

Avant de devenir un bon gros chat ronronnant, Choubi-Choubi était un chaton plein de vie, tout excité par ce qui l’entoure. Ce sont ces premiers moments, l’âge tendre d’une boule de poils, que Konami Kanata propose de nous raconter à travers ce manga tendre et drôle.

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Merci à Babelio et aux éditions Soleil pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce manga plaira à tous les amateurs de chats, et plus encore aux fans de Chi, vie de chat. Oui, je sais, je commence mon avis par un jugement péremptoire, c’est dire si je suis sûre de mon fait. Autre avantage : il se lit dans le sens de lecture européen.Bref, pas d’excuses pour ne pas découvrir ce livre et Choubi-Choubi, chaton tout rond, tout mignon, présentant tous les signes de bonne santé.

Les deux héroïnes de ce manga sont Choubi-Choubi, bien sûr, mais aussi la grand-mère qui l’a recueillie et lui est déjà très attachée: Comment pourrais-je rester fâchée… Ainsi ponctue-t-elle chacune des bêtises de la jeune féline dans le premier chapitre. Et oui : les grandes étapes de l’adoption d’un chaton, de sa socialisation devrai-je dire, ne pourraient pas nous être racontées si un être humain ne prenait soin d’elle, ne la nourrissait, ne la lavait si nécessaire, ne se préoccupait de savoir si elle ne souffre pas du froid, ou ne s’inquiétait si elle ne la voyait pas revenir. Nous n’entendons pas les pensées de Choubi-Choubi, contrairement à Chi, mais ses attitudes, ses miaulements, les nombreuses onomatopées qui ponctuent les dessins, sont suffisamment expressifs pour qu’elle soit immédiatement compréhensible.

Ce manga nous montre aussi la vie quotidienne au Japon, ainsi, l’usage d’une table chauffante en hiver. Le dessin est assez épuré, peu de décor, peu de personnages en dehors des deux héroïnes, et des rares animaux auquel le jeune félin est confronté. C’est aussi une bonne chose, puisque cela permet vraiment aux lecteurs de se concentrer sur elle.

Bien sûr, je lirai la suite de ce manga – j’ai très envie de connaître la suite de son évolution, à cette petite.

Pour illustrer, une photo de Lisette Galipette, trois mois et demi.

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La petite encyclopédie du merveilleux


Présentation de l’éditeur :

A travers l’Histoire, les légendes, les mythologies : celtique, gréco-romaine, germanique ou nordique, à travers les créations littéraires ou cinématographiques, Edouard Brasey a collecté tout le savoir des Hommes sur les peuplades féeriques, elfes, lutins, sirènes ou nains, les bêtes terrifiantes comme les dragons, les licornes, les griffons, les gargouilles, mais aussi les créatures de la nuit, les loups-garous, les vampires, les trolls, les cyclopes, les géants, les orques, les titans…

Mon avis :

Je commencerai par un avertissement très simple : si vous n’aimez pas la fantasy, le merveilleux, si vous êtes hermétiques à toute créature qui sort de l’ordinaire (y compris les ogres que l’on croise dans les contes de fée), passez votre chemin, ce livre n’est pas pour vous. En revanche, si vous aimez l’univers fantasy, si vous voulez en savoir plus sur les créatures qui hantent et univers – et même découvrir des créatures dont vous n’avez jamais entendu parler, ce livre est véritablement fait pour vous.
Tout d’abord, il est vraiment un très bel ouvrage, et je remercie Babelio et les éditions du Pré aux clercs de m’avoir choisi pour ce partenariat. Les illustrations, soignées et recherchées, sont parfaitement liées au texte.
Trois grandes parties divisent le recueil, elles-mêmes divisées en de très nombreuses sous-parties. A l’intérieur de celles-ci, les êtres fantastiques sont classés par ordre alphabétique.Chaque article est très soigné, parlant à la fois des légendes et de la littérature, plongeant dans les traditions de plusieurs pays. D’ailleurs, si vous cherchez une créature en particulier, un index est là pour vous aider. Ajoutez à cela une table des matières très détaillée, ainsi qu’une très riche bibliographie, et vous obtenez là un livre parfait pour tous les fans du genre.

L’ogre au pull rose griotte de Marion Brunet.

Mon résumé :

Nous retrouvons les personnages de l’ogre au pull vert moutarde – et l’ogre en question, dont le pull changera de couleur en des circonstances que tu découvriras, cher lecteur, si tu ouvres ce livre. Abdou, Yoan et leur amie Linda dite « La Boule » se lancent en effet à l’aventure pour le retrouver. Mais pour quelles raisons ? Aurait-il trahi son serment ?

Mon avis :

J’avais dit du premier tome :  Ce livre est-il drôle ? Non, pas vraiment. Ce livre est-il réussi ? Oui, complètement. Pour ce second tome, la réussite est toujours là, la drôlerie en plus.

La vie au foyer semble plus paisible pour les personnages principaux. Si les difficultés sont toujours là, elles tiennent au fait qu’ils sont des enfants placés, dont l’administration essaie tant bien que mal de leur permettre de renouer les liens avec leur famille. Jamais facile, et Linda peut en témoigner, elle qui ne s’entend pas avec son dernier beau-père en date. C’est pour régler ce  « problème » qu’elle souhaite retrouver l’ogre, avec la complicité de ses deux amis. Ils ne vont tout de même pas la laisser seule, non ? Puis, les fugues, dans un foyer, semblent être tristement monnaie courante.

Les aventures vont alors se succéder à un rythme effréné -même si les moyens de locomotion utilisés ne sont pas forcément très rapides. Le lecteur va de surprise en surprise. Certaines sont drôles, d’autres émouvantes, et montrent bien la difficulté d’être un enfant que ses parents n’ont jamais accepté. Les enfants, d’ailleurs, ne sont pas les seuls à être ainsi délaissés, ignorés. Prenez Janine, par exemple, qui a traversé l’Inde en stop à vingt ans : ses enfants connaissent tellement bien ses goûts qu’ils lui ont offert un napperon à Noël. Gentils, non ? Après cela, il ne faut pas s’étonner si elle est tombée sous le charme d’un ogre et partie à l’aventure avec lui. On peut être à croquer à tout âge.

N’allez pas croire, cependant, que nous ne soyons pas en face d’un livre de littérature jeunesse ! Nous avons une authentique morale à la fin. Certes, elle est dite par une sorcière, mais elle a une très grande valeur, pour les petits et pour les grands :

– Fais exactement ce que tu as envie de faire dans la vie, petit humain. Tu finiras moins bête que la moyenne.

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