Le commissaire Brordelli de Marco Vichi

Présentation de l’éditeur :

Florence, été 1963. Le commissaire Bordelli est appelé dans une somptueuse villa dont la propriétaire ne donne plus de nouvelles. Il trouve la vieille femme inanimée sur son lit, ayant succombé apparemment à une violente crise d’asthme. Mais, devant cette scène trop parfaite, le doute s’installe rapidement, et les analyses médicales vont venir confirmer qu’il s’agit d’un meurtre.

Mon avis :

Le commissaire Bordelli est hautement recommandé par Andrea Camilleri. Je le comprends : je suis sûre que si Salvo Montalbano et lui vivaient à la même époque, ils s’entendraient parfaitement bien. Ils partagent le même humanisme, la même volonté de rendre justice aux plus faibles.

Bordelli vit à Florence, en 1963. Il est célibataire, tout comme son cousin – ni l’un ni l’autre n’ont trouvé chaussure à leur pied, et ont préféré restés seuls plutôt que mal accompagnés. Cela n’empêche ni les regrets, ni, qui sait ? la possibilité de rencontrer l’amour.  Cela n’empêche pas les souvenirs aussi. Bordelli a combattu pendant la guerre, contre les Nazis, et quand un nouveau policier prend place dans son commissariat, quand il se présente, il ne peut que reconnaître en lui le fils d’un de ses compagnons d’arme – et gagner, il n’en doute pas et la suite le confirmera, un excellent enquêteur.

La victime était riche – la victime était aimée de sa gouvernante et de son fantasque inventeur de frère. Autant dire qu’elle est immédiatement sympathique aux yeux du commissaire, qui fera tout pour trouver le ou les auteurs du meurtre habile et cruel qui a été commis. Un meurtre qui semble pourtant policé, sans effusion de sang, mais avec une arme du crime plus qu’inattendue. Dans cette Italie qui prend goût à la société de consommation (déjà), le commissaire trouve des alliés inattendus parmi ceux qui se soucient plus de leurs biens que de la vie humaine. Ce n’est pas le cas de Bordelli, qui prend le temps de parler, de regarder, d’aller au-delà des apparences, et dese lier avec des personnes hautes en couleur.

Un livre réussi, es personnages attachants. J’espère que la traduction des autres titres de la série, dont Marco Vichi a écrit huit titres, suivra : ce premier tome a été publié en Italie en 2002.

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