Tout le monde te haïra d’Alexis Aubenque.

Mon résumé :

Alaska, de nos jours. Nimrod Russel est détective privé. Ancien policier, il a gardé contact avec Tracy, son ancienne co-équipière, qui regrette son départ forcé. Si cette dernière doit enquêter sur le meurtre sordide d’un notable de la ville de White Forest, Nimrod se propose d’aider Alice à retrouver sa soeur aînée, mystérieusement disparue un mois plus tôt.

Merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont pour ce partenariat.

Mon avis :

D’Alexis Aubenque, j’ai lu Canyon Creek, que j’avais beaucoup apprécié. La trilogie de River Falls est également dans ma PAL. Aussi, quand Babelio a proposé une masse critique spéciale autour de son dernier roman, j’ai immédiatement postulé – et j’ai eu la chance d’être retenue.

Le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ce roman est « efficacité ». Les chapitres sont courts, il faut donc peu de temps pour en lire un, et avoir immédiatement envie d’en lire un autre, et encore un autre. Si les points de vue alternent d’un chapitre à l’autre – Nimrod, Tracy sa co-équipière, Alice sa cliente presque malgré elle – ils ne sont cependant jamais redondants : pas la peine de raconter trois fois la même chose, encore moins de couper le récit arbitrairement et de le reprendre tout aussi arbitrairement quelques chapitres plus loin. Entretenir le suspens, oui, laisser le lecteur sur sa faim, non. Nous avons également une autre voix qui émerge, mise en valeur par une présentation particulière (l’italique), une voix qui nous paraît hors du temps puisqu’elle nous raconte une vie tout entière. Quel est le lien entre le jeune Vassili et les autres personnages, bien américain ?

Et quel est le lien entre les deux affaires ? D’un côté, nous avons un meurtre sordide, choquant, même pour le plus aguerri des enquêteurs. De l’autre, une histoire presque banale, celle d’une femme qui quitte son mari pour vivre une histoire d’amour. Banale, sauf que la vie de cette femme, Laura, ne l’était pas, celle de la famille de son mari non plus. Le lien entre les deux affaires semble être la respectabilité des deux familles, bien sous tout rapport, de celles qui préfèrent menacer plutôt que de répondre aux questions. Que craignent-ils que l’on découvre ?

Beaucoup de questionnement, me direz-vous, mais il est bon qu’un livre en suscite. Il est bon aussi de montrer le passé, la vie privée des personnages, ce qui est indispensable à leur caractérisation, sans que cela prenne le pas sur l’enquête. Nous sommes dans un roman policier, pas dans un roman sentimental. Les personnages, du plus jeune au plus âgé, ne sont pas lisses, parfois même ils ont dû développer bien des qualités pour surmonter ce qu’ils ont enduré. Espérons que tous y parviendront après le dénouement. Et si je devrais exprimer un désir, ce serait de retrouver Nimrod et Tracy pour une autre enquête.

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14 réflexions sur “Tout le monde te haïra d’Alexis Aubenque.

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