L’homme qui souriait d’Henning Mankell

Hommage à Henning Mankell, un mois après sa mort, organisé par Cryssilda Collins.

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J’ai choisi ce quatrième tome, parce que j’ai lu les trois précédentes enquêtes de Kurt Wallander.

Mon résumé : Au début de ce tome, un an s’est écoulé depuis sa précédente enquête. Il n’est plus que l’ombre de lui-même après avoir tué un homme. Certes, il était en état de légitime défense, cependant il ne se remet pas. Il a même rédigé sa lettre de démission, quand un ami avocat vient lui rendre visite et lui demande d’enquêter sur la mort de son père, qu’il pense ne pas être un accident. Wallander refuse. En rentrant à Ystad, il découvre que son ami a été assassiné. Il déchire alors sa démission, et reprend l’enquête. L’homme qui souriait, ou le retour de Wallander.

Mon avis :

Un roman policier comme on en lit peut, puisqu’il est celui d’une renaissance, celle du commissaire Wallander. Ayons une pensée émue pour toutes ses séries françaises où les policiers tirent sur tous les suspects qui bougent (ou presque) et n’ont pas vraiment de problèmes avec leur(s) acte(s). Lui ne se remet pas d’avoir tué et il faut vraiment :
– qu’on vienne le chercher.
– qu’il soit replonger bien malgré lui dans un bain de violence
pour qu’il redevienne celui qu’il était. Cela ne signifie pas qu’il oublie.
Enquêter n’est pas une partie de plaisir, qui reposerait sur des intuitions. Des faits, rien que des faits, des preuves, des déductions, des recherches intenses et pas toujours faciles. La violence est là, aussi, omniprésente parce qu’insidieuse. Enquêter sereinement ? Impossible, quand chaque acte expose un peu plus un enquêteur ou un témoin. Comme dans Printemps de Mons Kallentoft, le lecteur peut retrouver les louanges de l’industrie suédoise, si ce n’est que Kurt Wallander et à travers lui son auteur porte un regard critique sur ce qu’on lui a appris à louer sans nuance. La réussite, oui, mais laquelle et à quel prix sont des questions que ce livre nous pose – questions qui, je le crains, restent intemporelles.
Et Kurt Wallander avait-il encore des illusions sur ce dont l’homme est capable ? Je ne pense pas.

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36 réflexions sur “L’homme qui souriait d’Henning Mankell

  1. J’en ai lu quelques uns mais pas dans l’ordre. Il ne me semble pas avoir lu celui-ci. Pour cet hommage, j’ai lu La cinquième femme. Mais je lirai Sables mouvants dès que possible

  2. J’aime énormément Henning Mankell.Il va beaucoup manquer à la littérature.
    J’ai lu tous ses livres.
    Je viens de terminer « sables mouvants »,livre qu’il a écrit après la découverte de son cancer,et j’ai beaucoup apprécié.
    Il raconte des parties de sa vie et des souvenirs qui l’ont marqué;c’est un livre très mélancolique et plein d’espoir malgré tout.

  3. J’avais mis un commentaire qui n’est pas apparu,je ne sais pas pourquoi.
    Je disais que j’aimais beaucoup cet écrivain,que j’avais lu pratiquement tous ses livres et que j’avais été très émue par son dernier »sables mouvants »où ils nous fait part de ses souvenirs les plus marquants de sa vie.

    • Comme c’était la première fois que tu commentais, il fallait que je le valide – et j’ai été très prise toute la journée.
      J’aime beaucoup cet écrivain aussi, mais il me reste encore beaucoup de ses livres à découvrir.

  4. Depuis le temps que Somaja m’en parle de Wallander, il va falloir que j’investisse dans cette série ! Je n’ai lu que les Chaussures italiennes, que j’avais beaucoup aimé, je lirais volontiers Sables mouvants mais comme toi, pas tout de suite…

  5. Ca me rappelle un polar dont je ne me souviens plus de l’auteur, où le centre de l’enquête est un pauvre type qui se déguisait en père noël et habitait une chambre miteuse dans un hotel où il effectuait aussi de petits travaux. Je crois qu’il était aussi chanteur dans sa jeunesse…ça vous dit quelque chose ? Merci en tout cas pour ton avis sur Lhomme qui souriait, que je ne crois pas avoir déjà lu.

    • As-tu aimé les films de Walander?
      J’avoue qu’après avoir lu ses enquêtes que j’ai beaucoup aimées(il y a même des livres que j’,ai lu deux fois)je n’ai pas regardé ceux de la télévision car j’avais peur d’être déçue.
      C’est souvent le cas pour moi quand une histoire que j’ai appréciée est adaptée à la télévision ou au cinéma;
      L’inverse peut être vrai aussi d’ailleurs.
      Ce qui ne t’empêchera pas d’aimer ses romans.Ce n’est que mon sentiment personnel.

      • Je ne les ai pas vus – je regarde peu la télévision, en fait.
        Disons que j’ai tellement imaginé Wallander et les autres que j’ai peur que leur version ne « colle » pas avec ce que j’imaginais.
        Adapter, c’est forcément choisir – et les choix sont souvent consensuels.
        C’est une des raison pour laquelle je n’irai pas voir la dernière adaptation en date de Madame Bovary : d’abord parce que j’ai beaucoup aimé le livre, ensuite parce que la version de Chabrol est vraiment très fidèle à l’oeuvre de Flaubert.

  6. Pingback: Challenge Thriller et polar – session 2015-2016, bilan final | deslivresetsharon

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