Archive | 6 octobre 2015

Le baiser de Fer de Patricia Briggs

Mon résumé :

Si vous aimez les contes de fée, si vous les lisez attentivement, vous avez dû vous rendre compte que les fées sont tout sauf sympathiques. La réalité est bien pire. Aussi, quand plusieurs meurtres ont été commis dans la réserve des fées, Oncle Mike demande à Mercy de les aider dans leur enquête. Peu après, Zee, celui-là même qui a vendu son garage à Mercy, est accusé des meurtres : il ne fait rien pour se défendre. Le sachant innocent, Mercy n’entend pas son ami se laisser condamner pour des crimes qu’il n’a pas commis.

Mon avis :

Quelques semaines ont passé depuis le tome 2 et Mercy sait très bien qu’elle doit rester sur ses gardes : on ne supprime pas un vampire, voire deux vampires sans risquer des représailles. Pour l’instant, cependant, elle doit affronter pire que les vampires et les loups-garous réunis : les faes. Ils l’ont aidé quand elle a eu ses petits problèmes vampiriques. A charge de revanche… et bien le moment est venu. Ils ont leurs propres lois, et surtout, une fâcheuse tendance à considérer les humains avec encore moins de considération que les vampires et les loups-garous les plus obtus – c’est dire.

Ils ont un autre… avantage : ils savent utiliser les compétences des autres. Pourquoi prendre un chien policier quand on a une gentille coyote à disposition ? Pardon, je retire le « gentille », je ne pense pas que Mercy apprécierait.

Oui, elle découvre des choses intéressantes, y compris des choses qu’elle n’aurait pas dû (ou pu) voir. Et qu’importe que ce soit les faes qui lui aient demandé d’enquêter. Qu’importe aussi, pour eux, que Zee fasse un coupable idéal. Pas de bruit, pas de vagues, moins les humains en sauront sur leur communauté, mieux cela vaudra. Une autre héroïne que Mercy aurait peut-être tergiversé, se soumettant bien gentiment aux règles, ou ayant peur des conséquences. L’amitié est une valeur importante pour elle, la justice aussi.

C’est peu de dire qu’elle aura du fil à retordre. Peu de dire aussi qu’elle paiera de sa personne – et pas qu’un peu. L’intérêt de cette série, qui fait de son héroïne une jeune femme vulnérable aussi, est de présenter des situations fortes sans que l’auteur ressente le besoin d’accumuler les descriptions sanglantes : les conséquences, les répercutions sur ceux qui ont subi ces situations l’intéressent davantage.

De même, ne vous attendez pas à des scènes à la Anita Blake : comme elle, Mercy hésite entre deux hommes, mais cette hésitation ne durera pas très longtemps, et ne donnera pas lieu à des scènes osées.

Mercy Thompson, une série que je recommande et que je poursuis sans hésitation.

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