Archive | 5 octobre 2015

Le sourire d’Angelica d’Andrea Camilleri

Mon résumé :

Livia et Salvo sont réconciliés, mais pour combien de temps ? Livia prononce des paroles dans son sommeil, qui font croire à Salvo qu’elle le trompe. Il avait déjà passé une mauvaise nuit, la journée ne commence pas bien non plus : un cambriolage est survenu, Mimi Augello étant « congédié » (en congé mode Catarella), Fazio indisponible, Salvo doit se rendre sur les lieux. Ce n’est que le premier d’une vague de cambriolage, au cours duquel il rencontre une jeune femme, Angelica, qui est l’incarnation de ses fantasmes d’adolescent.

Venise grand canalMon avis :

Comment s’effectue le recrutement des policiers en Italie ? Non, je ne vous parle pas de Catarella, même s’il a quelques (voire plusieurs) lacunes. Il a une immense qualité : il obéit parfaitement aux ordres de Montalbano, jusqu’à l’absurde, et se montre totalement dévoué. Non, je vous parle de ce nouveau venu qui fait convoqué Montalbano à la Questure parce qu’il n’a même pas été capable de lire le prénom du suspect : chacun le sien, et les vaches seront bien gardés. Cela donne cependant une scène d’anthologie, particulièrement drôle, dans laquelle Montalbano déploie tout son talent – pour mettre le questeur dans sa poche.

Rude enquête pour Salvo – et je déplore l’absence de Mimi Augello, décidément bien en retrait depuis quelques romans. A nouveau, la vie privée de Salvo interfère dangereusement avec sa vie professionnelle. Dire que ce n’est jamais bon est une lapalissade.

Comme dans La chasse au trésor, tout semble anodin, banal : ce ne sont que des cambriolages, chez des personnes qui sont relativement à l’abri du besoin. Pas de blessés, pas de mort, de l’ingéniosité même dans la manière dont les vols sont menés, puis de l’ostentation au fur et à mesure que l’affaire avance et que la tension monte.

Le tout n’est pas de dire que Montalbano n’est plus lui-même dans cette enquête qui fait la part belle à l’intertextualité, il faut aussi montrer comment il est capable de se ressaisir et de mener à bien son enquête. Il n’est pas le genre à fuir ses responsabilités, quelles qu’elles soient, il ne le fait toujours pas dans ce roman.

Le sourire d’Angélica est un roman indispensable pour tous les fans de Camileri, de Montalbano, de Fazio et de Catarella.