Archive | septembre 2015

Jass de David Fulmer

51I6CXsWsyL._SX330_BO1,204,203,200_Présentation de l’éditeur :

Quatre musiciens ont été assassinés à Storyville, quartier chaud de La Nouvelle-Orléans. Le détective créole Valentin Saint-Cyr s’enfonce dans ces bas-fonds dangereux, d’où s’échappe une musique brute et rugueuse appelée Jass. Il découvre que les victimes ont toutes joué dans un certain groupe dont le dernier membre depuis se cache. Sa seule piste est une fantomatique femme fatale, mais la police, le maire et même Tom Anderson, le « roi de Storyville », veulent l’écarter de l’affaire. Et s’obstiner à vouloir connaître la vérité, dans une ville célèbre pour sa corruption, devient vite dangereux…

img_0839-2Mon avis :

Il s’est écoulé deux ans et demi entre ma lecture de Rampart Street et celle de Jass, volume précédent des enquêtes de Valentin Saint Cyr. La cause? La difficulté à trouver les romans de David Fulmer. Je ne désespère pas de trouver le tout premier volume.

Tout devrait aller bien, normalement, pour Valentin. N’a-t-il pas contribué à arrêter un dangereux assassin, dix-huit mois plus tôt ? Justement, il se remet mal de ce qu’il a vécu, à ce moment, et peine à retrouver les instincts, les réflexes, qui ont fait de lui un excellent enquêteur. Il vit avec Justine Mancarre, une métisse dont il a sauvé la vie. Vivre l’un à côté de l’autre serait une définition plus approprié. Deux morts suspectes surviennent, et le voilà à nouveau en train d’enquêter, pour rassurer un ami pianiste, persuadé que l’on tue les Noirs qui s’obstinent à jouer avec des Blancs.

Et s’il avait raison ? Nous sommes en 1910, et ce n’est pas le décès d’un ou de plusieurs musiciens de jass, cette musique qui n’est vouée à un grand avenir, pense-t-on, qui va empêcher les policiers de dormir. Mieux : ce n’est pas cela qui les fera enquêter. La mort pas très naturelle est constatée, le corps est laissé trois jours à la morgue puis enterré dans une fosse commune, si personne n’est venu réclamer le corps. Il est toujours utile de se rappeler du passé.

Valentin enquête, d’abord presque en dilettante, puis avec plus de persévérance. Il porte un regard très rude sur lui, sur ses propres capacités, ou plutôt son incapacité à mettre fin à la série de meurtres et à identifier le coupable. Rien n’est simple dans cette société, où il n’y a aucune place, aucun avenir pour les métisses, si talentueux soient-ils. je ne parle même pas des femmes, pour qui le meilleur est de devenir la maîtresse d’un homme en vue, et la mère de ses petits quarterons.

Jass est un roman noir plus qu’un roman policier. Il montre aussi que, quel que soit le style de musique, le talent ne se cultive qu’avec une discipline rigoureuse.

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Mort sur la Tamise de Déborah Crombie

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Présentation de l’éditeur :

Inspecteur en chef de la brigade criminelle de West London, Rebecca Meredith était aussi championne d’aviron. Pour être sélectionnée aux Jeux Olympiques, elle s’entraînait souvent, seule, sur la Tamise. Alors, quand on découvre son cadavre flottant à la dérive, la thèse de la noyade accidentelle paraît peu probable. Menée par Duncan Kincaid et Gemma James, l’enquête se resserre vite autour de trois suspects.

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Mon avis :

Je découvre cette auteur avec ce livre, et bien que ce soit loin d’être leur première enquête, j’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture.
Nous sommes dans un roman policier anglais c’est à dire que les policiers ont une vie privée (heureusement pour eux) mais cette vie privée ne les aide pas à résoudre leurs enquêtes, ni même n’interfèrent dans leurs enquêtes : non, tous les policiers n’ont pas de liaison avec le principal suspect/le coupable/la victime ou tout ce beau monde à la fois. Même, Duncan et Gemma parviennent à avoir une vie de famille presque équilibrée, avec des aménagements dans leur vie professionnelle. Ils tiennent certes à leur métier, ne comptez cependant pas sur eux pour faire carrière, ou pire, se laisser acheter.
Il faut dire que l’enquête les touche de prêt, quoi que l’on en pense : un flic a été tué. Pire : une femme policier, qui accusait un autre policier de l’avoir agressée. La grande muette est le surnom de l’armée, il pourrait tout aussi bien être celui de la police, qui a préféré étouffer l’affaire pour préserver la jeune femme – ou pour préserver l’image de la police ? Vous aurez deviné, cette dernière proposition est plutôt la bonne. Comment enquêter sur cette seconde affaire, sans avoir l’air d’enquêter sur cette seconde affaire tout en veillant à ce que justice soit faite, même si les victimes ne veulent pas ou ne peuvent pas parler ? C’est ce que devront faire Duncan et Gemma et ce n’est pas facile.
Ils ont pourtant un suspect en or massif, l’ex-mari de la victime, ancien rameur, ancien « Blue » – je vous rassure, moi non plus je ne savais pas ce que c’était mais visiblement, vous participez à cette course, vous avez gagné une réputation à vie, même si vous êtes arrivés bon dernier. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à Freddie et Ross, et ce que, semble-t-il, n’a jamais réellement pardonné Rebecca à son futur ex-mari – en plus de toutes les infidélités qu’il lui fera subir après.
Duncan et Gemma peuvent compter sur une équipe solidaire, disponible, prête à relever les moindres indices : les chiens policiers et les chiens secouristes ont rarement autant été sollicités, ni pris autant de risques. Ne pas oublier d’ailleurs de leur donner un biscuit avant d’entrer dans la maison de Tavie, la chef secouriste, bien décidée elle aussi à ce que justice soit faite – pour tout le monde.
Mort sur la Tamise est un roman qui plaira aux amateurs de polar, et, j’en suis sûre, aux fans de l’auteur.

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Gâteau poire/pommes de ma maman

 

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Ingrédients :

Deux oeufs.
180 grammes de farine.
180 grammes de sucre (ou 200 si vous aimez le sucré).
un peu d’huile.
Trois poires.
Trois pommes.

Comment faire ?

Mélangez tous les ingrédients, sauf les poires et les pommes.
Mettez la pâte dans le moule.
Ajoutez d’un côté les poires épluchées coupées en deux (sans le trognon !) et de l’autre les pommes épluchées et coupées en morceaux.
Par-dessus, saupoudrez de sucre.
Mettez au four à 180 ° pendant quarante minutes. Si le gâteau n’est pas doré, remettez-le cinq minutes au four.

Il ne vous reste plus qu’à le déguster.IMG_5293

Le sang de l’Olympe de Rick Riordan

HEROS_DE_L_OLYMPE_T5_couv.inddPrésentation de l’éditeur :

Alors que les membres grecs et romains de l’équipage de l’Argo II ont fait des progrès dans leurs différentes quêtes, ils ne semblent toujours pas prêts de vaincre la Terre Mère, Gaïa. Ses géants ont ressuscités – tous, et ils sont plus forts que jamais.
Ils doivent être arrêtés avant la fête de Spes, le moment où Gaïa a planifié de sacrifier deux demi-dieux à Athènes. Elle a besoin de leur sang – le sang de l’Olympe – afin de se réveiller. Les demi-dieux ont de plus en plus de visions d’une terrible bataille au Camp des Sang-Mêlés. La légion romaine du Camp Jupiter, dirigée par Octave, est presque à distance de tir.
Même s’il est tentant de prendre l’Athéna Parthenos à Athènes comme une arme secrète, les amis save que l’énorme statue doit revenir à Long Island, où elle pourrait peut-être mettre fin à une guerre entre les deux camps. L’Athéna Parthenos ira à l’ouest ; l’Argo II ira à l’est. Les Dieux, toujours souffrant de trouble de la personnalité multiple, sont inutiles. Comment une poignée de demi-dieux peuvent espérer persévérer contre l’armée de Gaïa constituées de puissants géants ?
Même si c’est dangereux de se diriger vers Athènes,ils n’ont aucune autre option. Ils ont déjà trop sacrifié. Et si Gaïa s’éveille, c’est la fin du jeu.

 

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Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce dernier volume, et en rédigeant mon avis, je me dis que
– soit vous avez lu les dix volumes, comme moi, et vous n’avez que faire de ce que je dis, parce que vous vus êtes déjà précipité sur ce dixième tome.
– soit vous n’avez pas commencé la saga, et vous hésiterez face à tout ce qui vous reste à lire.
D’ailleurs est-ce vraiment la fin, ou juste un répit pour les personnages principaux ? Rick Riordan a-t-il tourné la (dernière) page (écrite) ? L’avenir nous le dira. En tout cas, je n’ai pas été déçue par le devenir de ses personnages. Même si Percy n’est plus le personnage central, mais un au milieu d’une équipe, tous restent très attachants, avec une préférence pour Nico.
Et rappelez-vous : on a toujours besoin d’un petit dragon près de soi !

Affaires de star de Carol Higgins Clark

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présentation de l’éditeur :

Invitée pour l’anniversaire de sa mère sur la côte du New Jersey, Regan Reilly s’apprête à plonger sans le savoir dans une nouvelle aventure mouvementée.
Au cours d’un vide-grenier géant de la maison d’une de ses amies, elle découvre avec stupéfaction que sont mises en vente les affaires d’une célèbre actrice, mystérieusement disparue.

Mon avis :

Il est des personnes qui sont fans des romans de Carol Higgins Clark. Cette lecture leur semble distrayante, parfaite pour les vacances.

Je serai claire : je n’ai pas du tout trouvé cette lecture relaxante, mais plutôt énervante. Un roman policier au pays des Bisounours ! Je cherche en vain une enquête et des enquêteurs dignes de ce nom. La multiplication des personnages, et avec elle des problèmes de ces personnages écarte le lecteur de ce qui devrait être l’intrigue principale et devient très rapidement secondaire : qui cherche à effrayer, voire à supprimer, une jeune, belle et talentueuse actrice ? L’attention est très vite éparpillée à cause de cette galerie de personnages pas forcément sympathiques (pour ne pas dire franchement antipathiques). Tout cela manque cruellement de souffle, toutes ses petites vies rangées, formatées, où rien ou pas grand’chose ne dépasse ! Ces couples excentriques juste ce qu’il faut, ces réussites professionnelles ou ces reconversions qui arrivent au bon moment… Bof (oui, c’est bref).

Bien que les personnages soient nombreux, j’ai vraiment eu une impression de répétition et d’ennui. Quant au dénouement, il donne l’impression d’un soufflet qui retombe. Est-ce que cela valait bien la peine d’écrire trois cents pages pour une résolution d’enquête qui doit tout à la coïncidence et au retour à la nature ?

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La boite à musique de Mary Higgins Clark

Présentation de l’éditeur :

Mère d’une petite fille de 5 ans, Lane Harmon est le bras droit d’un célèbre architecte d’intérieur. Ses missions la conduisent plus souvent dans de somptueuses demeures que dans cette modeste maison de ville de Bergen County qu’elle vient d’être appelée à redécorer. Jusqu’à ce qu’elle apprenne que sa cliente est l’épouse de Parker Bennett, un magnat de la finance porté disparu 2 ans auparavant, après que l’on ait découvert un trou de 5 milliards de dollars dans un des fonds dont il s’occupait. Suicide ou disparition orchestrée, personne n’a oublié l’affaire qui avait fait la une de la presse : ni les clients ni la police, qui traquent toujours l’argent et l’homme en espérant qu’il soit encore en vie.

Mon avis :

Je crois que je n’avais pas lu de romans de Mary Higgins Clark depuis presque dix, et je dois dire que redécouvrir cette auteur, par le biais de son dernier roman, est plutôt sympathique.

Ce roman est de facture relativement classique : ne vous attendez pas à ce que Mary Higgins Clark vous présente les experts, ou une autopsie à n’en plus finir. D’ailleurs, ne vous attendez pas non plus à un crime sanglant. Les crimes contemporains sont invisibles, les conséquences sont d’autant plus dramatiques qu’il est quasiment impossible de condamner le responsable, à plus forte raison quand celui-ci a opportunément disparu et que les siens se débattent pour survivre. Parker Bennett était un financier qui s’intéressait plus aux bas de laine de ses contemporains qu’aux grosses fortunes, il avait su s’entourer de collaborateurs qui inspiraient la confiance puisqu’eux-mêmes croyaient en ce que disait leur patron. Ses victimes sont bien présentes dans le récit, et même s’il n’a pas utilisé d’armes, même si le sang n’a pas coulé, les tragédies sont réelles et durables.

Lane Harmon n’est pas une victime de Bennett – elle a vécu sa propre tragédie personnelle en perdant son mari. Et si elle s’épanouit dans son travail, elle n’en oublie pas pour autant de prendre soin de sa fille. Sa rencontre avec le fils de Bennett a tout du conte de fée. Il est jeune, beau, courageux, il n’a pas pris part aux magouilles de son père et est prêt à tout pour réparer. Lane, de son côté, est charmée, bien que sa patronne et son beau-père (le second mari de sa mère) aient une opinion bien tranchée à son sujet. Sûre d’elle, Lane fait tout pour leur prouver qu’ils ont tort : Bennett Junior, qui prend tant soin de sa mère, est bien celui qu’il paraît être. Qui a raison ?

Nous croisons au cours de ce récit des personnages attachants, déboussolés, sincères. D’autres sont prêts à faire quelques concessions à la justice et à l’honnêteté pour conserver leur train de vie et leur liberté. Certains vont bien plus loin. Si les romans de Mary Higgins Clark se déroulent le plus souvent dans des milieux aisés (voir la facture de la décoratrice), rarement l’argent a autant régné en maître.

Les fans adoreront, les autres se distrairont d’autres polars plus sanglants.

 

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Le Paris des merveilles, tome 2 de Pierre Pevel

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En 1909, enquêtant sur le meurtre d’un antiquaire apparemment sans histoire, le mage Louis Denizart Hippolyte Griffont découvre que ce dernier pourrait bien avoir été la victime d’un ambitieux sorcier, Giacomo Nero.

Mon avis :

Ce second tome est aussi bon que le premier ! Je crois que cette phrase contient vraiment l’essentiel de ce qui est à dire sur l’élixir d’oubli. Comme il fut agréable de retrouver Griffont et Aurélia, et aussi de découvrir comment ils se sont rencontrés, il y a quelques années déjà…pour ne pas dire plus ! Agréable aussi de constater que pour Griffont, l’amitié et la fidélité ne sont pas de vains mots, et qu’il est près à aller jusqu’au bout pour que justice soit faite. Quitte à payer très cher de sa personne. Quant à Aurélia, il est indubitable qu’elle tient encore énormément à lui.

Je n’en dirai pas plus, parce que ce livre est à lire, à savourer plus qu’à chroniquer.

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Sans douceur excessive de Lee Child.

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Edition Points – 528 pages.

Présentation de l’éditeur :

Assis à la terrasse d’un café de New York, l’ancien flic de la police militaire américaine Jack Reacher regarde un type traverser la rue, monter dans une Mercedes et disparaître. Rien que de très banal. Sauf que le coffre de la voiture contient un million de dollars de rançon. Edward Lane, l’homme qui l’a versée, est prêt à payer la même somme à celui qui l’aidera à retrouver sa femme et sa belle-fille kidnappées et, à cet effet, il contacte Reacher. Qui accepte la mission : il est toujours prêt à donner un coup de main en cas de besoin et il n’y a pas meilleur que lui dans ce genre de travail.imageMon avis :

Jack Reacher parcourt les Etats-Unis, avec le plus léger bagage possible, mais toujours de quoi se défendre, et un grand sens de l’observation. Dans cet opus, il se trouve dans l’une des villes les plus connues des Etats-Unis : New York. Journée ordinaire – elles le sont toutes jusqu’à ce qu’un événement particulier survienne. Là, c’est presque rien, juste un homme qui charge quelque chose dans le coffre. Le lendemain, rien, ou presque : un autre homme qui vient se renseigner, à qui le serveur indique que Jack Reacher était déjà là, la veille. C’est ce qui s’appelle se trouver au bon endroit, au bon moment. Selon le point de vue, on peut aussi changer « bon » par « mauvais ».

Pourquoi Jack Reacher aide-t-il Lane à retrouver sa femme ? Pas pour l’argent, c’est certain. Par altruisme, surtout. Jack Reacher, c’est un peu le redresseur de tort et l’empêcheur de tourner en rond. Celui qui devrait ne pas passer inaperçu mais se font dans la foule, facilement. Et c’est plutôt une bonne nouvelle qu’il soit là, parce que tout ne se passe pas comme prévu dans cet enlèvement.

D’ailleurs, qu’est-ce qui est prévisible, dans un enlèvement ? Une demande de rançon ? C’est fait. La remise de la rançon ? Aussi. Et après ? La libération de l’otage ? Mais pour quelles raisons serait-il libéré, puisque l’argent a été versé ? Je cite le texte : Qu’est-ce qui peut bien contraindre les ravisseurs à tenir leur promesse? L’honneur? La morale professionnelle? Pourquoi prendre le risque d’un échange complexe alors qu’une tombe vite creusée et une balle dans la tête de la victime sont bien plus sûres et plus simples? L’humanité? La décence?

Ce n’est pas ce point qui met d’entrée de jeu Jack Reacher sur le qui-vive, non. C’est le fait que Lane ne lui parle que de sa femme, alors que sa belle-fille, âgée de huit ans, a été enlevée aussi – et Jack Reacher de se demander pourquoi il n’a pas mis cet enlèvement sur le même pied d’égalité que celui de sa femme (voir même ne l’a pas jugé plus préoccupant). Et Jack n’en a pas fini de faire des découvertes dérangeantes. Quand on cherche, on finit toujours par trouver.

Comme souvent dans ses romans efficaces et bien construits, certaines péripéties sont un peu invraisemblables. D’autres, au contraire, ne sont que trop crédibles. Lee Child ne montre pas vraiment l’envers du décor, plutôt des situations que l’on préfère ignorer : tant qu’il y a de l’argent, peu importe comment on se l’est procuré, tant que ce n’est pas trop illégal et que cela n’a pas laissé de traces compromettantes sur le sol américain. Quant à Lane et ses hommes, ils ont beau être d’anciens soldats, ils n’appliquent pas vraiment la devise du JPAC (l’unité chargé de ramener les corps des soldats américains tombés au combat) : Jusqu’à ce qu’ils soient rentrés au pays. Leur devise est plutôt :   tous pour Lane, et chacun pour soi, peu importe les ordres qu’il donne. Le mot « conscience » ne fait pas partie de leur vocabulaire. Pour Jack Reacher, ce sont plutôt les remords qui sont absents, sans doute parce qu’il n’attaque pas, il défend. Une nuance que ses adversaires n’ont pas du tout comprise.

Sans douceur excessive est un thriller efficace qui comporte son lot de scènes difficiles.

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La fille de Belle de Sophie Audouin-Mamikonian

Mon résumé :

La meilleure amie de Tara Duncan descend de la bête. Mais que s’est-il passé 450 ans plus tôt, sur Lancovit ?

Mon avis :

Je l’avoue, j’ai laissé de côté la saga Tara Duncan depuis quelques années, je me suis arrêtée au tome 9. Ma bibliothèque venant d’acquérir la fille de Belle, je me suis dit : pourquoi pas ? Les réécritures de contes me plaisent en générale.

Ici, il ne s’agit pas tant d’une réécriture que d’intégrer un conte bien connu dans un univers de fantasy qui a de très nombreux fans. Je me suis retrouvée, finalement, dans l’univers de Tara Duncan, avec un peu moins d’humour et de fantasy, bref, moins de saveur.

Les péripéties sont nombreuses, les créatures toujours étonnantes, enfin, pour qui ne connaît pas l’univers de Tara Duncan. Pour ma part (à cause de mon grand âge ?), je n’ai pas été autant surprise que je l’aurai souhaité, comme si je m’attendais à certains rebondissements. J’aurai sans doute préféré des parents qui se battent pour imposer une fille différente que des parents qui choisissent de concevoir un second enfant dans le but qu’il soit normal. Bien sûr, il n’est pas mentionné que le fait qu’Isabelle soit une fille joue dans cette situation – il sera cependant question de la marier, à un moment donné. Bref, tout sonne un peu trop convenu pour moi. Je ne vous épargnerai pas d’autres circonstances qui m’ont aussi un tantinet agacée – comme la symbolique des « kilos en trop ». Finalement, il n’est guère que Katarina Mazetti pour créer une héroïne rondelette, qui assume ses rondeurs (soupirs). Je ne vous parle pas non plus de l’héroïne prête à mourir pour donner un enfant à son compagnon. Certes, il s’agit d’une jument. Dans cette univers peuplé de familier, la frontière entre humains et animaux est frêle.

Bref, je ne sors pas très satisfaite de cette lecture. De nombreux auteurs créent des univers fantasy, celui-ci n’est décidément pas mon préféré.

Les mécanos de Vénus de Joe R. Lansdale

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Mon résumé :

Hap est un petit blanc qui trime pour pas grand chose. Son meilleur ami est Leonard, un noir très gay, ce qui n’est jamais bien vu au Texas. Un jour, l’ex-femme de Hap revient, et Leonard ne voit pas cela d’un très bon oeil – il sait dans quel état était Hap après leur rupture. Dois-je préciser qu’il n’avait pas tort ?

Mon avis :

Voici la première aventure de Hap et Leonard – j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de l’arbre à bouteilles. Nous les retrouvons jeune et, dans le cas de Hap, déjà largement désabusé par un parcours sentimental chaotique et des engagements qui le menèrent tout droit à la case prison. Leonard, lui, est un peu différent, et morflera particulièrement au cours de cette première aventure. Ne lui demandez surtout pas de tendre l’autre joue. Ce n’était déjà pas le genre de la maison.

Désabusé vous dis-je, amoureux encore, pas au point de ne pas se méfier, et prendre pour argent comptant les belles promesses et les beaux engagements de son ex chère et tendre. Les chaos seront nombreux sur leur route, et si l’humour est déjà là, l’amertume a une large place dans le dénouement.

A lire pour mieux connaître Hap et Leonard.

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