Dark Horse de Craig Johnson.

couv rivireCirconstance de lecture :

J’ai fini Dark Horse de Craig Johnson, avec Nunzi sur la poitrine, Violette dans le cou, Alias à me pieds, Bella sur mes jambes, Cacao à ma droite et Brésilienne à ma gauche. Autant dire que ce billet a été programmé début septembre….

Mon avis :

Dire qu’il y a des personnes qui n’aiment pas Craig Johnson (soupir). Qu’ils ne le connaissent pas, passe encore, mais qu’ils l’aient lu et n’aiment pas m’apportent de grandes difficultés de compréhension. L’histoire pourrait être simple, on pourrait même dire qu’elle commence par la fin : une femme est conduite en prison parce qu’elle a assassiné son mari. Lui-même avait mis le feu à son écurie (celle de sa femme), brûlant vif ses huit chevaux. Elle a avoué, elle avait l’arme du crime, affaire bouclée.

Oui, mais non. Si le shérif du comté où a eu lieu le crime ne peut pas enquêter ouvertement, il sous-entend très gentiment, fait comprendre, met tout en oeuvre pour que son vieil ami Walt, qui n’est pas débordé en ce moment (les prisons sont tellement vides qu’il les loue à d’autres comtés) de se rendre sur place et d’enquêter, sous couvert d’assurance à payer.

L’intérêt de ce récit est multiple. Sa construction, d’abord : le face à face entre Walt et la coupable présumée nous est raconté au cours de retour en arrière, inséré dans le récit principal. D’habitude, cela m’agace. Là, c’est tellement bien fait, bien construit que cela renforce l’intérêt du récit. L’ordre chronologique strict aurait rendu la narration plate, les enjeux auraient moins été mis en avant. Il n’y a pas que Carol qu’il faut sauver dans cette histoire. l’homme ne manque pas d’imagination pour répandre de la souffrance autour de lui.

Le second intérêt est dans l’humanisme de Walt Longmire – si vous êtes fan, je ne vous apprends rien. Protéger est vraiment son but, ne comptez pas sur lui pour appuyer sur la détente si ce n’est pas nécessaire. Je ne dis pas que c’est facile pour lui, d’ailleurs, l’un de ses adversaires, qui avait eu une très malencontreuse idée, gagnera quelques blessures – affligées à mains nues. Protéger ne veut pas dire être une carpette. Henri Standing Bear ne dira pas le contraire non plus.

Dark horse, c’est aussi l’occasion d’un retour dans le passé, un retour au source pour Walt, et d’envisager l’avenir : sa place de shérif est en jeu, et lui n’a pas envie de jouer le jeu de la campagne électorale, des slogans. Protéger. Rendre le monde un peu plus juste. Un travail à plein temps qui n’a que faire des ronds de jambes.

Encore un roman réussi signé Craig Johnson.

 

 

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25 réflexions sur “Dark Horse de Craig Johnson.

  1. J’avais noté Le camp des morts et un autre il me semble, il va falloir que je sorte de ma boucle Carole Martinez, comme toi je ne comprends pas qu’on n’aime pas un (une) auteur qui nous emballe ! 😉

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