La cause était belle de Lee Child

9782702153987-TPrésentation de l’éditeur :

Jack Reacher traverse le Nebraska pour rejoindre la Virginie et sa supérieure – à la voix terriblement sexy – de la 110e Unité Spéciale quand il rencontre, dans un pub, quelques individus tous plus effrayés les uns que les autres. Intrigué, il comprend vite que, depuis des décennies, les trois frères Duncan et leur fils font régner la terreur dans ce coin perdu du grand Ouest américain, où les routes traversent de gigantesques «nulle part». Sans compter que la disparition d’une fillette, vingt-cinq ans plus tôt, n’a jamais été élucidée. Incapable de fermer les yeux sur ce qu’il a entrevu et qui lui déplaît au plus haut point, Reacher s’en mêle et se retrouve vite aux prises avec des gens pour qui manipuler, tuer et truander est une seconde nature.
Mais Reacher, c’est Reacher.
Et la cause était belle…

 

50

Mon avis :

Nom : Reacher.

Prénom : Jack.

Signe particulier : poor lonesome cow-boy, ou quelque chose d’approchant.

Nous sommes en plein western, il ne faut pas se leurrer. Jack Reacher est seul contre tous, ou peu s’en faut. Nous sommes au fin fond du Nebraska, un état dont personne ne parle jamais – ou presque. Nous sommes dans une petite communauté rurale, à la merci des seigneurs locaux, une famille qui règne en maître, en dépit des lois les plus élémentaires des Etats-Unis. Un monde tellement clos que personne ne tente plus depuis belle lurette de se rebeller. La seule solution ? La fuite. Loin, très loin. Ai-je oublié de préciser que nous étions dans une petite communauté agricole ? Ne cherchez pas d’industrie – elle n’a jamais existé ici – ne cherchez pas de tourisme – l’unique motel survit comme il peut. Cherchez des champs de maïs à perte de vue, un médecin qui noie ses tourments dans l’alcool, des personnes qui se terrent chez elle. Circulez, il n’y a plus rien à voir – ou presque.

Le lecteur peut légitimement se demander ce que Jack Reacher fait là – même s’il se rend vers la Virginie, le chemin est un peu long. En tout cas, il ne chôme pas, ne se ménage pas – les douleurs physiques finissent par passer, les douleurs morales éprouvées depuis des années par certaines victimes des Duncan, toujours pas. Au passage, Jack Reacher donne quelques leçons de combats que certains scénaristes et autres auteurs de romans feraient bien de méditer. La physique a ses lois. Le corps humain ses faiblesses.

Roman d’action, oui, mais aussi roman qui nous questionne sur les lâchetés, plus ou moins grandes dont on est capable juste pour mener une petite vie bien tranquille, en se plaignant un peu, d’accord, en fermant les yeux, aussi, de temps en temps, puis de plus en plus souvent, en transgressant les règles, les lois, juste un peu. Et l’on s’aperçoit que l’on survit à peine. Il ne suffit pas de fermer les yeux,il faut aussi constater ce qui manque, ce que l’on n’a pas fait.

Les fantômes n’existent pas, martèle Jack Reacher. Il aurait peut-être mieux valu qu’ils existent, plutôt que de découvrir ce que le lecteur découvre avec lui.

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20 réflexions sur “La cause était belle de Lee Child

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