Les particules et les menteurs de Samuel Sutra

Circonstances d’écriture :

Je ne lis pas les volumes dans l’ordre… mais selon qu’ils croisent ma route. J’ai chroniqué  Le Bazar et la nécessité, ainsi que Akhänguetnö et sa bande. Aujourd’hui, c’est le tour des Particules et les menteurs.

Mon avis :

– C’est une histoire de principe, Donatienne, insista le Boss. Quand je donne un ordre, j’aimerai qu’on m’obéisse.

Et croyez-moi, ce n’est pas gagné. Tout avait pourtant presque bien commencé. Tonton avait réuni son équipe pour ce qui s’annonçait être le coup du siècle. Il ne s’agissait pas seulement de monter un coup pour gagner le plus d’argent possible. Non, cela, c’était déjà fait, et le refaire ne changeait strictement rien au statut de Tonton. Non, là, sa fine équipe allait travailler pour l’art… et l’art, c’est compliqué, surtout quand on imagine que les plus fins connaisseurs de la bande sont Bruno, et Mamour. Pour Bruno, passe encore, mais Mamour est aveugle – seulement, ce sont les deux membres de l’équipe avec des cerveaux en bon état.

En quoi consiste cet « art » ? A dérober un tableau unique en ce qu’il existe en double exemplaire, tous les deux peints par le peintre lui-même, qui n’avait pas craint de se plagier – après tout, on n’est jamais si bien servi que par soi-même, surtout quand on est un artiste que l’on qualifierait volontiers de « confidentiel ».

Seulement, il y a un hic, ou une olive dans le clafoutis, pour citer le texte : il faut introduire Gérard dans la place, parce qu’il est le parfait sosie du Vicomte de La Taille. En fait, soyons franc : ce n’est pas seulement un hic c’est… comme un iceberg qui surgirait, mais au beau milieu de la Méditerranée. Non, parce que le charmant vicomte, que Gérard doit « remplacer » est sur le point de se marier, bien qu’il affiche un goût très prononcé pour la gente masculine. Petite précision, toujours utile de nos jours : il épouse une femme, que dis-je, une femme, une duchesse, la duchesse de Rompay-Lérang.

Ce n’est rien de dire que tout se complexifie : il faut le lire pour le croire. Il y a tellement de retournements de situations qu’à la fin, on ne sait pas vraiment quelle était le bon sens – si tant est qu’il y en est un. Oui, l’art est difficile, presque autant que l’enfance de ce cher Gérard.

Un roman, ou plutôt une série de romans – cinq tomes à ce jour – à lire absolument.

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Une réflexion sur “Les particules et les menteurs de Samuel Sutra

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