Appel du pied de Risa Wataya

51FP3ZZH15L._SX297_BO1,204,203,200_Mon résumé :

Hatsu n’arrive pas à s’intégrer au lycée, elle ne parvient à s’intégrer à aucun groupe, d’ailleurs. Elle a même l’impression que sa meilleure amie l’a rejetée, alors que celle-ci tente au contraire de rester proche d’elle, tout en liant de nouvelles amitiés. Hatsu se rapproche presque malgré elle de Ninagawa, un jeune garçon encore plus renfermé qu’elle qui n’a qu’une passion : une jeune mannequin sur laquelle il collectionne tout.

Mon avis  :

Court roman ou longue nouvelle ? C’est probablement ainsi qu’en France, on classerait ce livre. Il nous offre un moment de la vie d’Hastu et de Ninagawa, particulier, certes, mais pas décisif.

Ce qui ressort de ce livre est la profonde solitude dans laquelle se trouvent ses personnages. Ninagawa est seul avec sa passion hors-norme pour cette mannequin-chanteuse, il n’est pas qu’une groupie, il est le détective privée de sa vie, guettant le moindre article sur elle, notant le moindre lieu où elle est passée, tel un historien de sa vie. Ninagawa vit quasiment en autarcie dans sa chambre, n’ayant que quelques contacts obligatoires avec le monde extérieur, y compris avec sa propre mère qui semble pourtant veiller sur lui, prendre soin de lui, même si lui n’aime pas que l’on prenne soin de lui.

Hatsu semble encore plus isolée que lui – volontairement. Ne trouvant sa place nulle part, ne sachant d’ailleurs pas très bien ce qu’elle veut faire de sa vie, totalement coupée des autres. Comme souvent dans la littérature japonaise contemporaine, je ne peux que remarquer le fossé entre la jeunesse et le monde des adultes : les deux évolulent les uns à côté des autres.

Y a-t-il une lueur d’espoir dans ce roman, une possibilité de changement ? Pas tant que cela, à moins d’imaginer qu’Hatsu prenne enfin les mains qui lui sont tendues.

 

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4 réflexions sur “Appel du pied de Risa Wataya

  1. Je n’ai jamais entendu parler de ce livre, il ne me tente pas vraiment mais je dois dire aussi que j’ai un peu de mal encore avec la littérature japonaise mise à part Haruki Murakami.

    • Je lis beaucoup de littérature japonaise (enfin, beaucoup, tout est relatif, mais j’ai dû lire une bonne douzaine d’auteurs japonais). J’aime beaucoup les romans policiers de Seicho Matsumoto, le rythme est lent, mais nous rappelle qu’une enquête policière ne peut être menée sur les chapeaux de roue. Ruy Murakami, l’homonyme d’Haruki, est très particulier, très trash – seul son roman Kyoko fait exception à la règle, j’ai même renoncé à chroniquer un de ses romans.

  2. Je ne connaissais pas cet auteur. Encore un autre à rajouter à ma liste.
    En plus je n’ai jamais lu de roman japonais sur l’adolescence alors pourquoi pas. Merci pour la découverte

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