La vie devant ses yeux

Présentation du film (source : allociné) :

Briar Hill, une paisible banlieue du Connecticut, fut autrefois bouleversée par un terrible drame : un étudiant perdit la raison et tua une quinzaine de ses camarades de classe…
Quinze ans plus tard, Diana semble avoir surmonté cette tragédie. Son mari Paul, qu’elle a connu au lycée, est devenu professeur de beaux-arts à l’université. Sa fille Emma n’en finit pas de grandir et semble avoir hérité du caractère marqué de sa mère. Diana a théoriquement tout pour être heureuse. Sa vie semble épanouie et seule l’ombre de la tragédie l’obsède encore.

Le film est adapté du roman éponyme de Laura Kasischke.

50

Mon avis :

La nuit dernière, j’ai eu ce que j’appelle une belle insomnie. Bilan : en allumant la télévision, je suis tombée sur le générique de ce film, et quand j’ai vu qu’il était adapté d’un roman de Laura Kasischke, j’ai eu envie de le visionner (histoire d’optimiser mon insomnie).

Et bien…… Si je n’ai rien contre les réalisateurs qui jouent avec le spectateur, encore faut-il que le résultat soit à la hauteur du « jeu » que le spectateur subit pendant plus d’une heure et demie. Rien à reprocher aux acteurs : ils jouent bien, et c’est presque la moindre des choses, eut égard à la complexité du scénario, qui présente dans un film tout ce que je déteste dans un roman, à savoir une action qui ne se déroule que pendant une journée ou deux, entrecoupée de retour en arrière qui nous renvoie au moment où Diana a vécu cette épisode traumatique. Ses retours en arrière sont d’ailleurs assez répétitifs, et assez sanglants, et je ne vous parle pas seulement de la fusillade, sur laquelle nous reviendrons plusieurs fois. Diana est la « bad girl », qui transgresse tous les interdits, se rebelle face à sa mère, aimante mais débordée, alors que Maureen, sa meilleure amie, est son antithèse : sage,  croyante, elle donne des conseils avisées à sa meilleure amie, inquiète de savoir quand la vie commencera vraiment.

Et la vie de Diana – adulte – apparaît très vite comme un chef d’œuvre d’immobilisme et de transformation. Immobilisme, parce qu’elle enseigne désormais dans l’établissement où a eu lieu la fusillade, elle est mariée avec son amour de jeunesse, celui-là même que Maureen, sa meilleure amie, l’a aidée à conquérir, elle a une fille et elle tend la main à une gamine aussi rebelle qu’elle-même l’était à l’époque. Transformation, parce que l’ado rebelle est devenue une femme sage, mariée, ayant un métier stable. Elle se trouve confrontée de la part de sa fille à la même rébellion qu’elle faisait subir à sa mère mais plus précocement. Il faut dire qu’elle a scolarisé sa fille chez les bonnes sœurs – en mémoire de Maureen ?

Car de Maureen, point de traces, sauf dans les flash-back. Une autre amie est là pourtant, et bien là – on comprendra pourquoi à la fin. Laissez toute vraisemblance à votre porte, laissez vous bercer par ce rêve, peut-être y parviendrez-vous. Pas moi : nous sommes en plein cauchemar. Il n’est qu’une scène que je retiens, à la fin, celle qui lève le secret que porte Diana et dont le sens est à trouver pour le spectateur qui vient de voir le film. Peut-être ceux qui ont lu le roman, qui comporte une énorme différence au sujet de cette scène centrale, interpréteront les événements différemment.

Si le sujet vous intéresse (les survivants d’une tuerie dans un établissement scolaire), je ne saurai trop vous conseiller, outre les films Bowling for Columbine de Michael Moore ou Elephant de Gus Van Sant le premier épisode de la saison 4 de la série Cold Case, « De sang froid« . N‘est-il pas dommage que des séries soient plus émouvantes, questionnent davantage que des films dont les scénaristes, le réalisateur et les acteurs s’auto-congratulent sur la profondeur de leur oeuvre ? Vouloir montrer comment la vie d’une adolescente ordinaire peut basculer est une chose, je ne suis pas sûre que Diana soit une adolescente si ordinaire que cela (et je ne dévoilerai pas les scènes que j’ai en tête, afin de ne pas trop en dévoiler sur le film).

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3 réflexions sur “La vie devant ses yeux

  1. C’est le genre de sujet que je fuis totalement de manière générale. Adapter un livre est toujours difficile et c’est rare qu’on arrive à une réussite. J’aime cette auteur , j’ai lu 2 romans et je compte en lire d’autres, elle est très forte pour le suspens psychologique et la terreur…

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