Betty d’Arnaldur Indridason

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Présentation de l’éditeur :

Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s’avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister… Ensuite, que s’est-il passé ? Je n’avais pas envie de ce travail, de cette relation. J’aurais dû voir les signaux de danger. J’aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J’aurais dû… J’aurais dû… J’aurais dû…
Maintenant son mari a été assassiné et c’est moi qu’on accuse.

Mon avis :

Arnaldur Indridason est bien sûr l’auteur des enquêtes d’Erlendur. Il est aussi l’auteur de romans noirs, dont ce magistral Betty.

Il est difficile de parler de ce roman, il faut vraiment le lire pour apprécier le talen, magistral, d’Indridason. Le lecteur, dès les premières pages, croient en savoir beaucoup : le narrateur, qui aime Betty, se trouve en prison, la police l’accuse d’être coupable du meurtre du mari de Betty, Tomas, un riche homme d’affaires. Qu’y a-t-il à dire de plus, si ce ne sont les circonstances du meurtre ? Beaucoup.

Le récit alterne le présent, en prison, et le passé, de la rencontre avec Betty jusqu’à ce que passé et présent se rejoignent. Le choix d’un narrateur à la première personne, forcément subjectif, clamant à la fois son amour et son innocence ne peut que modifier la perception qu’a le lecteur de cette histoire. De plus, le narrateur, mutique sauf dans ses longs monologues intérieurs, se trouve confronté à d’autres personnes, les enquêteurs, bien sûr, mais aussi son avocat, les psychiatres, et même sa mère, qui est venue lui rendre visite, pour tenter de renouer les liens après des années de brouille. De là, émerge un autre récit, d’autres visions de cette affaire, qui montre aussi à quel point la perception du narrateur peut être brouillée par ses émotions, et pas seulement par son amour.

Bien sûr, il y a le coup de théâtre qui survient au milieu du récit. Je ne l’ai pas vu venir, je ne pense pas être la seule dans ce cas. Il permet vraiment de voir la suite du roman autrement, et, contrairement à maints coups de théâtre qui ressemblent davantage à des tours de magie, celui-ci est totalement crédible. Le tout est vraiment de résister à la tentation d’expliquer en quoi il change bien des choses à notre propre perception de l’intrigue – et à celles des enquêteurs, au sens large du terme.

Betty, un livre à lire pour tout ceux qui hésitent encore à découvrir l’oeuvre d’Indridason.

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10 réflexions sur “Betty d’Arnaldur Indridason

  1. Bonjour Sharon, j’ai aimé ce roman mais pas autant que toi. J’ai surtout trouvé qu’Indridason s’était inspiré très fortement en version « féminine » du Facteur sonne toujours deux fois de James M. Cain. Donc je n’ai pas été surprise. Bonne journée.

  2. Je crois que c’est mon préféré d’Indridason. Peut-être à cause du coup de théâtre dont tu parles et que je n’ai pas vu venir non plus ! Je me souviens avoir bloqué plusieurs minutes à ce moment-là, genre « non pas possible, mais je croyais haaaaaaaa »!! ^^

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