Archive | 20 juillet 2015

Marathon de lecture et RAT a week.

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Marjorie et Arieste se sont associées pour nous aider à baisser nos PAL.

Le défi dure du lundi 20 juillet 0h00* au dimanche 26 juillet 2015 à 0h00*

Le but est d’atteindre les 3000 pages, en choisissant une ou plusieurs thématiques.

Les miennes sont romans policiers et littérature jeunesse.

Ce billet fait office de suivi pour moi.

Lundi 20 juillet :

J’ai lu Le secret des enfants rouges de Claude Izner et j’ai commencé Kill List de Frederick Forsyth, soit 413 pages.

Mardi 21 juillet :

Rien. Plus facile à compter.

Mercredi 22 juillet :

J’ai lu 60 pages de bandes dessinées que je compte quand même, parce qu’Oumpah-pah reste à mes yeux de la littérature jeunesse.

J’ai lu 140 pages de Betty d’Arnaldur Indridason et 100 pages de Kill List, soit 300 pages à 16 h 14.

Jeudi 23 juillet :

100 pages de Kill List et 100 pages de Mort ou vif. Je ne peux pas dire que je brille fortement par mon activité livresque. Il reste trois jours et j’en suis en tout à 913 pages. Vous avez dit : cuit ?

Vendredi 24 juillet :

J’ai vu deux films au cinéma.

J’ai fait mes courses.

J’ai aussi lu 387 pages soit 1300 pages depuis le début du marathon.

Samedi 25 juillet :

J’ai lu Le léopard des Batignolles de Claude Izner soit 338 pages.

J’ai aussi lu Chacun voit Mehdi à sa porte de Jean-Hughe Oppel (33 pages) et Un plat qui se mange froid d’Anne Perry (77 pages). J’ai commencé Adieu demain de Mickael Mention, dont j’ai lu 159 pages. J’ai poursuivi la lecture de Magyk d’Angie Sage dont j’ai lu 200 pages. J’en suis donc, à 21 h 57, à 807 pages soit 2107 pages depuis le début du RAT.

23 h 47 : j’ai lu 140 pages de plus, soit 947 pages ce jour : j’en suis à 2254 pages lues.

Dimanche 26 juillet :

J’ai lu Bad Boy de Peter Robinson soit 395 pages. J’ai terminé Kill List, soit 50 pages. J’ai lu 80 pages de Mort sur la Tamise de Déborah Crombie, soit 525 pages. J’en suis donc à 2779 pages.

Edit à 0 h00 : j’ai terminé Magyk soit 32 pages, et lu en entier Imogène est de retour soit 215 pages. Je termine donc le RAT avec 3025 pages lues.

Le vampire de la rue des Pistoles de Jean Contrucci

Présentation de l’éditeur :

Marseille, avril 1907. Par une nuit de tempête dans le quartier du Panier se noue un drame terrifiant. Pris pour un fantôme par un passant, un cadavre ficelé dans un drap, ouvert en deux et soigneusement recousu au point de surjet, est retrouvé contre le mur de la Vieille-Charité. Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal, se lance dans une enquête que son oncle Eugène Baruteau, chef de la Sûreté, entend mener rondement, d’autant plus que Clemenceau, le « premier flic de France », exige des résultats.

Mon avis :

Non, mais, je vous demande un peu : on ne peut plus se rendre à son travail sans souci à Marseille. Prenez cet honnête apprenti, réveillé tous les matins par maman (non, parce que sinon, il resterait bien couché) : il a le malheur de tomber sur un fantôme. Que dis-je, un fantôme, un vampire ! Ou pire encore (selon le point de vue) : un cadavre. Que fait la police ?

Et bien la police a fort à faire, mais il semble que c’est surtout Raoul Signoret, neveu du chef de la Sûreté, qui enquête, aidé par un ami d’enfance. Roman policier, certes, Le vampire de la rue des Pistoles est aussi un roman historique, qui nous plonge dans le Marseille des années 1900, avec ses lenteurs administratives, ses quartiers réservés à certaines pratiques, ses poètes aussi, et ses rivalités avec d’autres villes : voir les articles de journaux qui tendent à discréditer la cité Phocéenne. Internet n’a pas inventé la diffusion des rumeurs, il l’a juste élargie !

Mais revenons à ce crime : ce n’est pas le premier, à Marseille, non, mais c’est sans doute le premier dans lequel le cadavre semble avoir déjà été autopsier et recousu, avec beaucoup de soin, comme si une gentille cousette avait prêté main forte à l’assassin (en plus des trois personnes qui ont transporté le corps). Et la victime n’est pas n’importe qui. Non, pas un notable, mais un guérisseur hautement réputé pour ses méthodes plus qu’originales (après tout, c’est un guérisseur, on ne lui demande pas de faire dans le conventionnel) et pour la frayeur qu’il inspirait à ses « patients ». Il est plus facile d’aller voir un guérisseur qui se fait payer en nourriture qu’un médecin qui attend des espèces sonnantes et trébuchantes. Il est plus facile aussi de lui parler de ses petits problèmes, notamment quand on ne forme pas vraiment avec son conjoint un couple légitime.

C’est dans le passé de Marseille, dans des croyances obscures et oubliées que nous plongent le romancier, et avec lui son personnage principal, qui, comme lors de ses précédentes enquêtes, paie largement de sa personne. Ce que je lui reprocherai, à ce cher Raoul, c’est non pas d’impliquer sa chère et tendre (elle l’a déjà fait à plusieurs reprises) mais de confier une mission à ses deux enfants. Certes, elle n’était pas risquée du tout, mais n’est-ce pas un peu tôt, même si son fils adoptif a déjà pu, à ses dépends, mesurer la noirceur du monde qui l’entoure ?

Quant au dénouement… il est surprenant, mais pas au sens où les lecteurs s’y attendent. Nous restons dans le registre policier.

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Les humeurs d’un réalisateur II

Le tournage d’une certaine série télévisée se poursuit. L’un des scénaristes, ayant accepté de servir de coach à l’actrice principale, se retrouve sur le plateau comme figurant. Le fait d’être là et d’avoir tout dit sur le personnage a-t-il amélioré les choses ? Pas vraiment. Mais je cède la parole au réalisateur.

Tu disais Barbara ? Si on pouvait recommencer la prise ? Non, Barbara, c’est impossible, cela fait dix-neuf fois, tu m’entends, dix-neuf fois qu’on la recommence, et on est tous cre-vé !

Tiens, regarde un peu le malheureux scénariste que tu as embauché comme coach. Et bien il dort, comme la moitié des personnes présentes sur le plateau, et c’est pour cette raison que je chuchote au lieu de hurler !

Tu n’es bonne qu’à partir de la quarantième prise ? Veux-tu que je t’annonce une bonne nouvelle ? A la quarantième prise, je suis parti depuis longtemps, je laisse la caméra tourner, et je me débrouille à mon retour.

Tu as tourné avec Godard ? Merveilleux ! Là, maintenant, tu tournes avec moi, et je suis un peu plus jeune et un peu moins suisse que Godard. Si, si, je le respecte infiniment. Je souhaite même qu’il vienne me remplacer – on verra bien combien de temps il tiendra. J’aimerai seulement que tu respectes aussi tes partenaires, les figurants, et tout le personnel, et surtout ceux qui se sont endormis entre deux prises.

Tiens ! J’ai du parler un peu fort, j’ai réveillé ton coach. (bas) Je peux vous parler un instant ? Vous prendriez combien pour la zigouiller ? Nan, pas dans la vraie vie, dans la série ? Ou du moins, pour la défigurer un bon coup ? Juste pour la remplacer par une autre, un peu moins pénible.

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