Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin

Présentation de l’éditeur : Justine, vingt et un ans, aime les personnes âgées comme d’autres les contes. Hélène, presque cinq fois son âge, a toujours rêvé d’apprendre à lire. Ces deux femmes se parlent, s’écoutent, se révèlent l’une à l’autre jusqu’au jour où un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite qui abrite leurs confidences et dévoile un terrible secret. Parce qu’on ne sait jamais rien de ceux que l’on connaît.

150113081711974778Défis Premier roman

Mon avis :

Ce premier roman comporte plusieurs thématiques, et si l’ensemble prend bien dans le récit, je n’ai pas été sensible à tous.

Celui qui m’a le plus intéressé est celui qui montre la solitude de ces personnes âgées, ces « oubliés du dimanche » que leurs enfants, leurs petits-enfants ne viennent jamais voir. Du coup, un corbeau les avertit, faussement, de a mort de leurs proches, les forçant à venir au moins une fois. Si on peut être sensible à l’audace de ce redresseur de tort, on peut aussi penser qu’il aurait été intéressant de creuser les causes ou plutôt les prétextes pour lesquels ces enfants et ces petits-enfants ne venaient pas les voir. Distance trop grande ? Trop de travail ou au contraire trop de loisirs ? Volonté de ne pas se confronter à la déchéance des êtres aimés ou, toujours au rayon « bonne excuse », volonté de ne pas faire peur aux enfants, que la vue de leur aïeul pourrait effrayer (ils sont si sensibles, ces chérubins). J’ajoute que, contrairement à l’enquêteur, je ne suis pas outrée par les agissements du corbeau, puisqu’il met les personnes en face de leur propre absence.

Récit du présent, il est entrecroisé avec deux récits du passé, l’un remontant jusqu’à nos jours en commençant avant la seconde guerre mondiale, l’autre revenant sur les circonstances qui ont fait de Justine et de son cousin des orphelins. Si le parcours d’Hélène, de sa jeunesse à nos jours, si son histoire d’amour et de maternité peut toucher, j’ai été nettement moins sensible, pour ne pas dire pas du tout, à l’histoire des parents et des grands-parents de Justine.

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12 réflexions sur “Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin

      • Habitant loin, je vais voir ma mamy une fois par mois, mais avec sa mémoire défaillante, elle s’en rend même pas compte, me sort des « tiens, tu es déjà venue hier »… heu ??

        Mon père y va toutes les semaines, ma mère aussi, pareil pour tonton, mais lui, en trainant les pieds :((

      • Je n’ai plus aucun grand-parent, mais la mère de mon père, qui souffrait de la maladie d’Alzheimer, oubliait aussi les visites qui lui étaient faites. « Ta soeur ? Elle est venue le mois dernier. Les fleurs, là ? Non, je ne sais pas qui les a apportées. Ah, c’est elle – hier ».

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