Daddy, please fall in love

Présentation de l’éditeur :

Satou est un père célibataire qui essaye de s’occuper de son jeune fils, Rintarou, tout en travaillant. Il fait bientôt la connaissance de son voisin, Takahashi, un étudiant gay très à l’aise avec les enfants, qui lui propose son aide. Touché par cette proposition, Satou commence à se sentir attiré par Takahashi, mais fait tout pour maintenir de la distance entre eux et ne pas avoir de problèmes. Cependant, la situation se complique quand Rintarou commence à faire des caprices pour aller voir Takahashi. Quelle décision doit-il prendre ?

Merci à Babelio et aux éditions Taïfu Comics pour ce partenariat.

Mon avis :

Tout d’abord, je voudrai souligner que le quatrième de couverture semble raconter toute l’histoire, mais il n’en ai rien : il pose simplement la situation initiale de ce manga.

« Réservé à un public averti » : oui, ce manga est un yaoi, mais, en dépit de quelques scènes « chaudes », pas très différentes de celles que l’on trouve dans d’autres yaoi, nous restons tout de même dans un registre très fleur bleue, pour ne pas dire guimauve.

Satou vient de divorcer, sa femme l’a trompé, quitté pour un autre, et il n’est pas question qu’elle revoit son fils. Ou plutôt si, elle le reverra, deux fois, sans en avoir vraiment le droit, et son fils, si jeune, fera le choix de ne pas la revoir. Est-ce ainsi que les divorces se passent au Japon ? Je ne sais, j’aimerai, du coup, simplement en savoir plus. En tout cas, son divorce ne fait pas tant souffrir Satou que cela, il a su s’organiser pour s’occuper de son fils, et son seul problème est de ne pas savoir cuisiner. Je me dis, implicitement, que sa femme était davantage sa bonne que sa compagne.

Satou emménage, et n’est pas insensible aux charmes de son jeune voisin. Il est gay, il vient de rompre avec son petit ami qui le battait. Le sujet ne sera pas développé, et pourtant, il était intéressant. Il ne faut à Satou et à Takahashi que fort peu de temps pour se rapprocher, et vivre leur histoire, aidé en cela par Rintaro, le fils de Satou, qui veut « une maman ». Je pourrai vous dire qu’il est courageux de parler de l’homoparentalité, des difficultés pour un jeune enfant d’avoir un papa et une maman qui ne sont pas vraiment de sexe opposé et d’être l’objet de railleries de la part de ses camarades de classe. Même si le sujet a le mérite d’être posé, je regrette la manière un peu trop facile dont il est traité, puisque Rintaro a très vite un copain de classe qui veut faire de lui « sa femme ». J’aime bien enfoncer des portes ouvertes : les homosexuels n’ont pas forcément des enfants homosexuels.

Quant à Takahashi, il a dû faire face à un autre problème. Non, je ne vous parle pas du très séduisant professeur bisexuel qui enseigne à l’école de Rintaro – il est dessiné avec des traits si féminins que je l’avais pris pour un personnage féminin. Non, je vous parle du fait que ses parents l’ont rejeté – enfin, son père surtout – et qu’il n’a pas vraiment gardé de liens avec eux. Cependant, le problème est tout de même moins grave que pour les jeunes gays qui se retrouvent à la rue et/ou se suicident, je me dis que ce manga est vraiment très rose. Sans doute une des caractéristiques du genre.

Une suite existe… avec Rintaro et son meilleur ami devenus adolescents.

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6 réflexions sur “Daddy, please fall in love

  1. Intéressant! Même si le traitement du thème est « guimauve », ce manga a le mérite de soulever des points importants et qui peuvent en mettre certains mal à l’aise.

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