Archive | 10 juillet 2015

8 juillet 1945 – dix ans et quelques mois plus tard.

scan1Il y a quelques jours, je postai une photo de mon oncle et de mes tantes, datant de 1945!, Le petit garçon de la photo a bien grandi. Non, je ne vais pas vous montrer une photo récente de lui, je ne vous dirai pas non plus qu’il est arrière-grand-père depuis presque deux ans maintenant, non.

Je vais juste poster, à la demande d’une de ses soeurs, une photo de lui, prise dix ans plus tard, vers 1955. Il est entourée par ses deux soeurs cadettes, Martine, à gauche sur la photo, huit ans et demi, et Christine, six ans, au centre.

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Daddy, please fall in love

Présentation de l’éditeur :

Satou est un père célibataire qui essaye de s’occuper de son jeune fils, Rintarou, tout en travaillant. Il fait bientôt la connaissance de son voisin, Takahashi, un étudiant gay très à l’aise avec les enfants, qui lui propose son aide. Touché par cette proposition, Satou commence à se sentir attiré par Takahashi, mais fait tout pour maintenir de la distance entre eux et ne pas avoir de problèmes. Cependant, la situation se complique quand Rintarou commence à faire des caprices pour aller voir Takahashi. Quelle décision doit-il prendre ?

Merci à Babelio et aux éditions Taïfu Comics pour ce partenariat.

Mon avis :

Tout d’abord, je voudrai souligner que le quatrième de couverture semble raconter toute l’histoire, mais il n’en ai rien : il pose simplement la situation initiale de ce manga.

« Réservé à un public averti » : oui, ce manga est un yaoi, mais, en dépit de quelques scènes « chaudes », pas très différentes de celles que l’on trouve dans d’autres yaoi, nous restons tout de même dans un registre très fleur bleue, pour ne pas dire guimauve.

Satou vient de divorcer, sa femme l’a trompé, quitté pour un autre, et il n’est pas question qu’elle revoit son fils. Ou plutôt si, elle le reverra, deux fois, sans en avoir vraiment le droit, et son fils, si jeune, fera le choix de ne pas la revoir. Est-ce ainsi que les divorces se passent au Japon ? Je ne sais, j’aimerai, du coup, simplement en savoir plus. En tout cas, son divorce ne fait pas tant souffrir Satou que cela, il a su s’organiser pour s’occuper de son fils, et son seul problème est de ne pas savoir cuisiner. Je me dis, implicitement, que sa femme était davantage sa bonne que sa compagne.

Satou emménage, et n’est pas insensible aux charmes de son jeune voisin. Il est gay, il vient de rompre avec son petit ami qui le battait. Le sujet ne sera pas développé, et pourtant, il était intéressant. Il ne faut à Satou et à Takahashi que fort peu de temps pour se rapprocher, et vivre leur histoire, aidé en cela par Rintaro, le fils de Satou, qui veut « une maman ». Je pourrai vous dire qu’il est courageux de parler de l’homoparentalité, des difficultés pour un jeune enfant d’avoir un papa et une maman qui ne sont pas vraiment de sexe opposé et d’être l’objet de railleries de la part de ses camarades de classe. Même si le sujet a le mérite d’être posé, je regrette la manière un peu trop facile dont il est traité, puisque Rintaro a très vite un copain de classe qui veut faire de lui « sa femme ». J’aime bien enfoncer des portes ouvertes : les homosexuels n’ont pas forcément des enfants homosexuels.

Quant à Takahashi, il a dû faire face à un autre problème. Non, je ne vous parle pas du très séduisant professeur bisexuel qui enseigne à l’école de Rintaro – il est dessiné avec des traits si féminins que je l’avais pris pour un personnage féminin. Non, je vous parle du fait que ses parents l’ont rejeté – enfin, son père surtout – et qu’il n’a pas vraiment gardé de liens avec eux. Cependant, le problème est tout de même moins grave que pour les jeunes gays qui se retrouvent à la rue et/ou se suicident, je me dis que ce manga est vraiment très rose. Sans doute une des caractéristiques du genre.

Une suite existe… avec Rintaro et son meilleur ami devenus adolescents.

Journal d’un louveteau garou XXI

Cher journal

Une semaine sans te parler ! Forcément, j’ai été enlevé, avec Mathieu, mon meilleur ami. Nonobstant le traumatisme que nous avons subi (Mathieu dit « nonosse temps »), nous avons aussi semé une belle panique au pensionnat, qui était tout de même considéré comme le plus sécurisé de toute la meute Nord. Du Coussinet tordu est même venu faire un scandale, menaçant de retirer ses petites-filles séance tenante si le coupable n’était pas :
– découvert ;
– châtié ;
– puni ;
– mis hors d’état de nuire.
Oui, les termes sont un tout petit peu synonyme, mais il était très en colère et très inquiet pour « les coussinets de ses coussinets ». Ce doit être une variante familiale de l’expression « les louveteaux de mes louveteaux ». Soliflore, Gentiane et Réséda ont protesté énergiquement, elles sont très bien au pensionnat, et elles sont aptes à se défendre ! Je confirme et je plains le malheureux qui aurait eu l’idée de kidnapper Soliflore.
Tout a commencé quand Mathieu est venu pour me demander des conseils pour rédiger une lettre d’amour pour Amélia Bricard (oui, j’ai dit Soliflore Du Coussinet Tordu à mon petit frère pour qu’il nous laisse tranquille, il s’est contenté de roucouler « Gentiane » pendant deux heures.).
– Je l’aime ! dit Mathieu.
– Oui, mais c’est un peu court.
– Je traverserai une mare à la nage pour elle.
– Tu nages comme une brique !
– J’ai une large marge de progression, c’est ce qu’a dit le professeur.
– L’espoir fait vivre.
Après deux heures de méditation intense, nous sommes donc sortis bras dessus, bras dessous pour aller voir Amélia. Nous avons eu l’idée stupide de couper par les bois, ce que nous faisons très bien de jour, et pas très bien de nuit. Nous nous étions à peine enfoncé dans les fourrés que… bim ! Nous prîmes un bon coup sur la tête.
Nous nous réveillâmes quelques temps plus tard. J’aimerai de décrire les conditions horribles de notre captivité, les atroces souffrances que nous endurâmes, les privations, les coups, les tortures, rien de tout cela. Je crois que nos geôliers ne se doutaient pas qu’ils ne nous garderaient pas longtemps.
Nous restâmes à peu près quatre heures ainsi, à discuter (ils nous avaient juste ligotés, pas bâillonner).

– A leur place, c’est Vincent que j’aurai enlevé. Ou Jorisson. Enfin, surtout Vincent.

Nos frères aînés. Bon, ils sont un peu moins faciles à enlever que nous, parce que ce sont (déjà) des membres actifs de la meute. Surtout Vincent, le frère de Mathieu (oui, il l’a déjà dit) : des pattes (et quelles pattes !) mais surtout une tête, un stratège, bref, il a l’étoffe d’un alpha. Ce n’est pas vraiment notre cas. Et pour vous dire à quel point il est doué, c’est lui qui a ouvert la porte de notre geôle  et nous a fait sortir. Bon, il n’était pas tout seul, mais il a su s’intégrer dans la meute pour nous sauver (et quelle meute !) et c’est bien la preuve qu’il faut déjà compter sur lui.

Je te laisse, cher journal, Valère et Mathieu ronflent déjà, toutes ses émotions les ont épuisés.

Anatole Sganou, 4e Bleu.