Vanilla Ride de Joe R. Lansdale

couv70538048.gifMon résumé :

Hap et Léonard reçoivent la visite de leur vieil ami Marvin. Il leur demande un service : chercher sa petite fille, qui ne veut pas quitter son dealer de petit ami, trop droguée qu’elle est pour faire preuve de lucidité. Hap et Léonard acceptent. Peut-être n’auraient-ils pas dû.

Mon avis :

« J’ai la tête qui tourne, j’ai mal au crâne, et je veux mon nounours« , déclare Hap, aux deux tiers de leur aventure. Je vous demande donc d’imaginer, surtout si vous connaissez bien Hap, ce qui a pu le mettre dans un état pareil. Quant à Léonard, il « souffre le martyre« . Recueillement, vous dis-je, parce qu’à ce moment du récit (p. 278 sur 384), ils n’étaient pas au bout de leur peine !

Sauver Gadget (la petite fille de Marvin) était presque une promenade de santé contrairement à leurs précédentes aventures. Pas besoin de s’envoler vers le Mexique comme pour sauver la fille de Brett, non, rien de tout cela. Juste une petite promenade de santé, un affrontement avec des dealers, des drogués qui ont vraiment des goûts vestimentaires absolument ahurissants. Comment voulez-vous prendre quelqu’un au sérieux s’il porte un caleçon Scoobidoo ? Impossible, Hap et Leonard sont bien d’accord.

Bref, tout était simple, si ce n’est qu’on ne peut sauver que les personnes qui veulent l’être et que Gagdet n’en a pas vraiment envie. Elle l’a dans la peau, son jules, ou plutôt la drogue qu’il lui procure – et c’est reparti pour un tour, un très grand tour, avec moults embêtements à la clef pour Hap et Leonard. Je jetterai un voile pudique dessus, et sur la suite des événements. Le but n’est pas de gâcher votre plaisir de lecture. Le mien, en tout cas, fut très grand.

Quoi qu’il arrive, rappelez-vous une chose : nous sommes au Texas. S’acheter, se procurer, porter, utiliser une arme à feu, rien n’est plus facile. Par contre, être noir(e) au Texas et fréquenter un blanc, ce n’est pas compliqué, c’est quasiment insensé, pour ne pas dire très risqué. Il est toujours bon  de montrer un état des lieux, même si j’aurai aimé qu’il soit bien meilleur.

Vanilla Ride ne plaira pas à tout le monde, et c’est vraiment dommage. Il déplaira pour de mauvaises raisons, à savoir un langage trop coloré pour les puristes, des situations trop violentes pour les âmes très très sensibles. Certaines personnes n’osent pas. Pour ma part, je terminerai ce billet par l’état d’esprit dans lequel se trouve Leonard, au moment où Hap réclame son nounours : « J’ai l’impression d’avoir été mâchouillé par un loup qui a fini par me chier par-dessus le bord d’une falaise avant qu’un éléphant n’écrase la crotte que je suis devenu… »

50

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9 réflexions sur “Vanilla Ride de Joe R. Lansdale

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