Archive | 6 juillet 2015

Challenge Thriller et polar – session 2015-2016

Je vais essayer de ne pas être trop bavarde…. mais quand Canel m’a proposé de reprendre le challenge Thriller et Polar, j’ai dit oui ! (après mûre réflexion, tout de même).

Le principe est simple : vous avez un an, du 6 juillet 2015 au six juillet 2016 pour lire tous les romans policiers, polar, thriller, nouvelles policières, romans policiers historiques, romans dont les enquêteurs sont des policiers (Maigret, John Rebus, Erlendur, Kurt Wallander), des détectives (Sherlock Holmes, Hercule Poirot, Miss Silver) ou même des personnes qui ne sont pas vraiment des enquêteurs (voir le petit Alper Kamu, cinq ans ou le duo Hap et Léonard de Joe R. Lansdale). Je n’ai garde d’oublier les  bandes dessinées et mangas qui peuvent se raccrocher au genre. Je pense notamment aux Quatre de Baker Street ou au manwha Sherlock Holmes – mais j’en oublie certainement.

Alors, qui est partant ? (les logos suivront dès que possible).

Edit du 12 juillet : vous pouvez toujours continuer à remplir le google doc, pas de souci.

Edit du 13 juillet : voici les logos confectionnés par PatiVore, que je remercie chaleureusement pour les avoir confectionnés.

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Vanilla Ride de Joe R. Lansdale

couv70538048.gifMon résumé :

Hap et Léonard reçoivent la visite de leur vieil ami Marvin. Il leur demande un service : chercher sa petite fille, qui ne veut pas quitter son dealer de petit ami, trop droguée qu’elle est pour faire preuve de lucidité. Hap et Léonard acceptent. Peut-être n’auraient-ils pas dû.

Mon avis :

« J’ai la tête qui tourne, j’ai mal au crâne, et je veux mon nounours« , déclare Hap, aux deux tiers de leur aventure. Je vous demande donc d’imaginer, surtout si vous connaissez bien Hap, ce qui a pu le mettre dans un état pareil. Quant à Léonard, il « souffre le martyre« . Recueillement, vous dis-je, parce qu’à ce moment du récit (p. 278 sur 384), ils n’étaient pas au bout de leur peine !

Sauver Gadget (la petite fille de Marvin) était presque une promenade de santé contrairement à leurs précédentes aventures. Pas besoin de s’envoler vers le Mexique comme pour sauver la fille de Brett, non, rien de tout cela. Juste une petite promenade de santé, un affrontement avec des dealers, des drogués qui ont vraiment des goûts vestimentaires absolument ahurissants. Comment voulez-vous prendre quelqu’un au sérieux s’il porte un caleçon Scoobidoo ? Impossible, Hap et Leonard sont bien d’accord.

Bref, tout était simple, si ce n’est qu’on ne peut sauver que les personnes qui veulent l’être et que Gagdet n’en a pas vraiment envie. Elle l’a dans la peau, son jules, ou plutôt la drogue qu’il lui procure – et c’est reparti pour un tour, un très grand tour, avec moults embêtements à la clef pour Hap et Leonard. Je jetterai un voile pudique dessus, et sur la suite des événements. Le but n’est pas de gâcher votre plaisir de lecture. Le mien, en tout cas, fut très grand.

Quoi qu’il arrive, rappelez-vous une chose : nous sommes au Texas. S’acheter, se procurer, porter, utiliser une arme à feu, rien n’est plus facile. Par contre, être noir(e) au Texas et fréquenter un blanc, ce n’est pas compliqué, c’est quasiment insensé, pour ne pas dire très risqué. Il est toujours bon  de montrer un état des lieux, même si j’aurai aimé qu’il soit bien meilleur.

Vanilla Ride ne plaira pas à tout le monde, et c’est vraiment dommage. Il déplaira pour de mauvaises raisons, à savoir un langage trop coloré pour les puristes, des situations trop violentes pour les âmes très très sensibles. Certaines personnes n’osent pas. Pour ma part, je terminerai ce billet par l’état d’esprit dans lequel se trouve Leonard, au moment où Hap réclame son nounours : « J’ai l’impression d’avoir été mâchouillé par un loup qui a fini par me chier par-dessus le bord d’une falaise avant qu’un éléphant n’écrase la crotte que je suis devenu… »

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