Yeruldelgger de Ian Manook

couv8645800Présentation de l’éditeur :

Yeruldelgger, commissaire à la crim’ d’Oulan Bator, est appelé dans les steppes alors qu’il enquêtait sur le meurtre sauvage de trois chinois. Là-bas il découvre le corps d’une fillette, un crime qui le ramene directement vers son propre drame personnel, l’assassinat de sa fille cadette quelques années plus tôt. Au fil de son enquête Yeruldelgger et son équipe vont découvrir que les deux affaires pourraient être liées…

Mon avis :

Si vous ne connaissez pas Yeruldelgger, ce n’est pas grave : cette lacune peut être vite comblée, la preuve, sans l’article de Cannibal lecteur (Belette pour les intimes) , j’ignorerai encore ce roman. Si vous avez d’autres livres qui attendent impatiemment dans votre PAL d’être lus, si vous manquez de temps pour lire, ce n’est pas grave non plus, les bons livres se bonifient toujours avec le temps. Maintenant, si vous me dites : « ah, non, j’aime pas, ça se passe en Mongolie, il fait froid, et moi, j’aime pas lire les livres où il fait froid », ça va CHAUFFER, vous êtes prévenus.

Yeruldelgger n’a plus rien à perdre – sa femme vit dans son monde, sa fille aînée ne veut plus entendre parler de lui, sa fille cadette a été assassinée et le coupable n’a jamais été identifiée. Nous serions dans un roman français, Yeruldelgger ne serait sans doute plus bon à rien et noierait son chagrin dans l’alcool, entre deux conquêtes conquises par son désespoir. Hein ? On me souffle dans l’oreillette que ce roman est bien un roman policier français – sans les clichés, ou les facilités qui vont avec. Et puisque Yeruldelgger n’a rien plus rien à perdre (ou presque, et tout est dans le presque), ne vous étonnez pas s’il va jusqu’au bout des choses. A ses risques et périls.

Charismatique ? Oui, et ceux qui l’entourent aussi, toujours près à l’accompagner dans ses enquêtes. Témoin des changements qui ont eu lieu en Mongolie (urbanisation, tourisme, et je ne vous parle même pas de la corruption qui règne à tous les étages de la société), Yeruldelgger est un homme de tradition (ce qui ne veut pas dire un homme du passé). Protéger les vivants est important, rendre justice aux morts afin de leur apporter la paix aussi.

Yeruldelgger est vraiment LE livre que je n’ai pas eu envie de lâcher jusqu’à ce que je l’ai terminé. Bien sûr, j’ai enchaîné avec la suite : les temps sauvages. 100142514.to_resize_150x3000

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16 réflexions sur “Yeruldelgger de Ian Manook

  1. J’ai aimé ce roman bien que certains thèmes abordés me perturbent , par exemple Yeruldellger qui se fait justice lui-même. D’accord, il affronte un homme « monstrueux » mais la question ne s’en pose pas moins.

    • Il se fait justice lui-même parce que la justice de son pays n’a pas été capable de le faire, et ne l’envisageait pas. Oui, la question se pose, mais elle est mieux posée que dans d’autres livres qui trouvent cela tout naturel, alors que la Justice (dans ces livres-ci) jouait assez bien son rôle.

  2. Je lui tourne autour depuis sa sortie et à chaque fois je lis des critiques enthousiastes mais me manquait ton avis, c’est fait, me reste plus qu’à l’acheter, ça se fera plus tard, je n’ai pas de biblio môa ! 😆 Mais je le lirai c’est sûr !

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