5 octobre, 23 h 23 de Donal Harsdat

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Mon résumé :

Une journée ordinaire dans l’Iowa. Le shérif Carl Housement est appelé en renfort, une jeune femme est affolée. Elle prétend qu’un vampire a voulu rentrer chez elle. Plus tard, c’est la propre nièce du shérif Lamar qui est retrouvée vidée de son sang, dans la baignoire du domaine où, avec quatre autres jeunes gens, elle logeait. Les vampires existeraient-ils vraiment ?

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Mon avis :

Iowa, état du Midwest, où il ne se passe jamais rien ! Les romans de Donal Harstad nous prouvent le contraire.

En dépit de mon résumé, il s’agit bien ici d’un roman policier pur et dur. Il y a une grande différence entre les croyances et les peurs des uns, et la réalité de l’autre. Les enquêteurs gardent les pieds bien sur terre et savent que c’est un coupable mortel, en chair et en os qu’ils doivent rechercher. De là à dire qu’il est en parfaite santé mentale, il y a un pas que personne ne songe à franchir. Et se munir de gousses d’ail, en plus de la tenue réglementaire, ne peut pas faire de mal….

Mais revenons à notre affaire et aux quotidiens des enquêteurs, qui doivent batailler avec des articles de lois pas toujours adaptés à leurs enquêtes (qui pouvait penser que quelqu’un se prendrait pour un vampire ?), des avocats toujours prêts à défendre leurs clients, et des clients qui avant de l’être, étaient des témoins avant toute chose. Rares sont ceux qui collaborent aisément avec la police locale, pas forcément parce qu’ils ont quelque chose à cacher, juste parce qu’ils usent de tous les artifices possibles (quitte à méconnaître la loi, finalement) pour ne pas révéler des choses insignifiantes – ou pas. Nous sommes bien loin des séries « explosives » américaines, tracasseries et paperasserie sont le lot quotidien des enquêteurs.

Le quotidien, c’est aussi les contacts avec la famille des victimes, et le portrait de la famille américaine dressé par Donal Harsdat n’est pas forcément reluisant. Si sa vie personnelle est réduite à la portion congrue (sa femme tente de dormir quand il s’en va très tôt, et essaie de s’endormir quand il s’en va fort tard), ce n’est rien comparé aux destins de tous les jeunes cabossés, rabaissés, détruits par leur propre famille, et Edie, nièce de Lamar, ne fait pas exception à la règle. L’immense solitude de ses jeunes adultes, leur fragilité en font des proies faciles – et pas seulement pour ceux qui se prennent pour des vampires.

5 octobre, 23 h 33, est un polar solide et minutieux, à lire pour tous ceux qui veulent en savoir un peu plus sur les coins perdus américains.

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20 réflexions sur “5 octobre, 23 h 23 de Donal Harsdat

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