Un vent du diable d’Arthur Upfield

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Mon résumé :

Trois agressions violentes ont eu lieu. Si les deux premières victimes ont succombé, la troisième est entre la vie et la mort. Chaque agression a eu lieu alors qu’une tempête soufflait sur le bush. Les policiers enquêtent, ne trouvent quasiment rien, si ce n’est la présence d’un tout nouveau trimardeur non loin des lieux du crime. Il n’a malheureusement pas vu grand chose, mais n’en restera pas là. Son nom ? Joe Fisher. Son vrai nom : Bony. Il est en mission incognito pour démasquer le coupable, seuls trois personnes sont au courant de sa véritable identité. Qui pourrait imaginer qu’un métis soit un brillant enquêteur ?

Mon avis :

Certainement pas Lisa, la soeur de Martin, grand propriétaire qui a demandé la présence de Bony pour qu’enfin, la région retrouve la paix. Elle ne considère pas de la même manière Bony et les autres hommes, et ne peut cacher sa surprise quand elle découvre que cet homme qui se tient devant elle est celui dont sa meilleure amie lui a dit tant de bien.

Nous retrouvons ici quasiment les mêmes ingrédients que dans Les vieux garçons de Broken Hill : une communauté isolée, des grands propriétaires avec de grandes propriétés entourées de clôture et une série de meurtres qui troublent le calme de cette belle communauté. Upfield signe une variation sur le même thème, si ce n’est que les victimes ne sont pas des vieux garçons que l’on empoisonne, mais des jeunes gens (jeune homme ou jeune fille, indifféremment) que l’on étrangle alors qu’ils rentrent chez eux, et que leur présence à cet endroit à ce moment est totalement imprévisible.

Rarement le lien entre la vieille Angleterre et l’Australie n’aura été aussi criant dans une enquête policière de Bony : on peut encore venir sur ce tout jeune continent pour y refaire sa vie. En bon gentleman anglais, on peut aussi passer à côté d’indices, que seuls les traqueurs aborigènes parviennent à repérer. Mais parle-t-on aux aborigènes, s’imagine-t-on même qu’ils soient capables de penser ? Pas vraiment non, aussi les méthodes de Bony ne laissent pas de surprendre, lui qui dénichent des indices là où personne n’avait pensé à regarder.

Une telle intrigue, ou plutôt un tel dénouement serait-il possible de nos jours ? Je ne le pense pas. Là encore, je sens clairement la parenté avec l’Angleterre et avec les romans d’Agatha Christie. Et si une telle intrigue avait jailli dans les petites cellules grises de la reine du crime, je pense qu’elle aurait choisi un dénouement totalement différent, ou plutôt un coupable totalement différent. Ou comment des décisions prises un quart de siècle plus tôt influencent et bouleversent le présent, tout en posant une question universelle : jusqu’où peut-on aller par amour ?

Le vent du diable soufflera toujours sur le bush. Il aura désormais des conséquences moins funestes, même si le retour à l’apaisement ne sera pas facile.

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12 réflexions sur “Un vent du diable d’Arthur Upfield

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