Il vous suffira de mourir, tome 1 de Jean Failler

couv11169009Présentation de l’éditeur :

Un singulier concours de circonstances amène Mary Lester sur les bords du lac de Guerlédan, en centre Bretagne : la voiture de son ami Lilian qui venait la retrouver pour une semaine de vacances, a été accidentée en traversant le bourg de Saint Gwénécan et le voilà immobilisé.
Elle vient donc le récupérer pour aller, comme prévu, faire de la voile à la Trinité sur Mer, mais au cours de la nuit qu’elle passe au Motel des Forges, sur les bords du lac, elle est témoin d’une scène troublante : La jeune et jolie hôtelière est victime d’un coup de téléphone anonyme qui la déstabilise complètement.
Le même soir, son compagnon qui avait disparu réapparaît en piteux état en compagnie d’un type inquiétant, et il ne s’explique pas sur le motif de sa disparition.
Il n’en faut pas plus à Mary Lester pour subodorer quelque chose de louche. L’atmosphère délétère qui règne autour de cet immense réservoir d’eau douce, la surprenante personnalité du garde-champêtre, l’inquiétante silhouette du tenancier du bistrot du lieu, l’agressivité de ses étranges clients ne peuvent que titiller sa curiosité.
Et quand on titille la curiosité de Mary Lester, Dieu sait jusqu’où ça peut aller…

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Mon avis :

Dans la nuit de mercredi à jeudi, j’ai retrouvé une vieille compagne, qui ne m’avait pas visité depuis longtemps : l’insomnie. J’ai donc choisi de lire un livre qui était depuis longtemps dans ma PAL, qui plus est d’un auteur que j’avais beaucoup apprécié il y a quelques années.

Mes goûts auraient-ils changé ? Oui et non, il est des auteurs auxquels je suis fidèle et que j’apprécie toujours autant. Ce qui m’a dérangée dans ce volume existait-il déjà dans les précédents ? Pas nécessairement. Et si je n’avais pas apprécié le tome 2 de ses aventures (il s’agit ici du 33e), c’est pour d’autres raisons.

En tout cas, tout commence dans le Far West, pardon, dans un petit village de Bretagne où un garde-champêtre maintient l’ordre tant bien que mal, c’est à dire sépare les bagarres et convint les gens étrangers à la commune de passer leur chemin et de renoncer à porter plainte. Et même si quelqu’un se risque à porter plainte, on ne peut pas dire que la gendarmerie effectue tout ce qui est nécessaire pour trouver le coupable ( même si, parfois, son identité est évidente). Passons sur l’image désastreuse donnée ainsi, mais je me demande comment les bretons reçoivent ce récit, qui les montre comme des personnes vivants, finalement, comme au moyen-âge, avec, en prime, un seigneur local qui dirige les seules entreprises florissantes des environs, et une famille qui n’a rien à envier aux Daltons (je vous ai dit que l’on est en plein Far West ?) puisque instituteur, assistante sociale et autres gendarmes (encore eux) préfèrent laisser faire que de se frotter à ces cinq frères (dont quatre nés de père inconnu) et à cette mère qui protège ses petits comme une tigresse.

Et Mary Lester ? Comme tout héroïne qui se respecte, elle n’apparaît pas tout de suite dans le récit. Mieux : comme tout enquêteur qui se respecte, elle est en vacances, et reprend du service parce que son compagnon a été molesté dans le sus-dit village mais surtout parce que Claire, la délicieuse propriétaire des chambres d’hôte est harcelé et que personne n’en à rien à faire. Note : de nos jours, ce type de harcèlement me paraît avoir disparu, tous les téléphones ou presque ayant une fonction « présentation du numéro » – et si l’interlocuteur a choisi l’option « secret », et bien, à l’appel suivant marqué ainsi, on se méfie, et s’il s’agit à nouveau d’un « coup de fil anonyme » on dit sa façon de penser ! Ce genre de personnes particulièrement courageuse ne s’attend pas à trouver du répondant en face – ce n’est seulement Mary Lester qui le dit, je suis exactement de cet avis. Quant à Lilian, lui à cause de qui tout a commencé, il aimerait bien profiter de vacances plus classiques… Avec Mary, ce ne sera pas possible. Puis, il est très bien le motel des forges, non ? Il possède même un piano parfaitement accordé, sur lequel Mary et Claire peuvent jouer.

Il vous suffira de mourir est un roman policier hors du temps, avec également une caricature (ou une critique, cela dépend du point de vue du lecteur) de la société du spectacle, et un choix de noms pour les personnages presque caricaturaux, comme si le nom avait une véritable influence sur le physique et le caractère des personnages.

Un tome 2 existe, je l’ai dans ma PAl, je ne pense pas le lire tout de suite.

 

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3 réflexions sur “Il vous suffira de mourir, tome 1 de Jean Failler

  1. Pingback: Challenge ABC 2015 – Thriller, polar….. | deslivresetsharon

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