Un parfum de Jitterburg

714dc610Présentation de l’éditeur :

Une serveuse de tacos qui joue les apprenties chimistes, une parfumeuse déchue qui prépare son come-back et un excentrique « nez » des hautes sphères de l’industrie s’interrogent : qui donc leur envoie des betteraves sans le moindre message ? La clé du mystère se trouve peut-être au cours de l’épopée d’Alobar, un roi du VIIIe siècle qui, fuyant la mort, se retrouvera en Bohême où il découvrira le secret de l’immortalité en compagnie d’une jeune Indienne fascinée par les essences.

Merci aux éditions Gallmeister et au forum Partage-Lecture pour ce partenariat.

Mon avis :

Beaucoup de romans dressent des portraits de leurs personnages, des lieux qui sont traversés, mais en est-il beaucoup qui fassent appel à des sensations olfactives en tant que fil rouge de leur oeuvre ? Je ne le crois pas. Et s’il s’agissait uniquement d’un roman du parfum… L’ensemble est bien plus complexe et si de grands « nez », une ancienne parfumeuse à sont à la recherche d’odeurs agréables, sensuelles, enivrantes,  pour créer le « jus » parfait, nous croiserons aussi des effluves assez nauséabondes au cours de notre périple.Et des betteraves plus qu’il ne nous en faut pour composer une magnifique salade. Ou plus si affinités.

En effet, ce roman nous fait voyager non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps. Bienvenue à Seattle, à La Nouvelle-Orléans, à Paris, villes qui servent de fil rouge à l’intrigue par le biais des personnages qui y vivent mais aussi des parfums qui s’y respirent, des parfums qui s’y créent. Bienvenue aussi dans le passé, puisque c’est à un véritable voyage dans le temps sur près d’un millénaire que nous invite Alobar et Kubra.

Je vous l’avoue, il m’a fallu cent pages pour véritablement accrocher à l’intrigue, le temps que les différentes lignes narratives se mettent en place, le temps aussi que le personnage d’Alobar se construise, ou plutôt se détruise pour mieux se caractériser. D’ailleurs, peut-il vraiment se caractériser, lui dont l’occupation principale est de vivre ? Un seul mot, un vaste sujet, de nombreuses conséquences. De nombreux développements aussi puisqu’il sera question de religions, de philosophie, mais aussi d’amour et de plaisir. Appel à l’hédonisme ? Pas seulement. Être heureux, épanoui, ne semble pas si difficile que cela à la lecture du roman, que ce soit pour Alobar ou pour d’autres personnages plus contemporains. Mais le bonheur, même simple, dérange.

Un parfum de Jitterburg est un roman foisonnant, drôle et profond. Une belle découverte.

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4 réflexions sur “Un parfum de Jitterburg

  1. En fait, j’aime bien les romans qui mettent du temps à se construire. Nina (Readingintherain) me l’avait déjà chaudement recommandé.
    Ton avis est une piqûre de rappel.

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