Archive | 3 mai 2015

Le Bazar et la nécessité de Samuel Sutra

ob_3b3bb5_couverture-bazar-et-necessite-editions-flamantMon résumé :

Tonton se retire des affaires, c’est décidé ! Il jouira désormais d’une retraite bien méritée, dans sa maison de famille, choyée par la Baronne, sa domestique au taux d’alcoolémie constant et élevé. Tout va pour le mieux… du moins, jusqu’à ce que Tonton découvre qu’il est papa, et que le fiston, flic de son état, souhaite le coffret. Cela ne se passera pas comme ça !

Mon avis :

Bravo ! Continue ainsi !

Non, je ne suis pas en train de remplir mes bulletins du troisième trimestre, je dis tout le bien que je pense de ce roman et de son auteur. Je vous en dévoilerai peu – du moins, j’essaierai.

L’intrigue ? Délirante.

L’humour ? Constant.

Les personnages ? Cintrés. Mention spécial pour Gérard, dont l’enfance fut difficile (pour les autres).

Le sens de la famille ? Très développé. Déjà que Tonton subit Pierre, le neveu de Gérard, qui ne comprend strictement rien à rien (et encore, je suis optimiste), mais en plus, découvrir que son fils unique est policier et veut le coffrer, c’est vraiment un coup à désespérer de ne pas l’avoir élevé. Lui qui n’a strictement rien fait pour son fils, comment Antoine (prénom du fiston) peut-il lui faire une chose pareille ?

LA scène de sexe ? Même si ce n’est pas un roman érotique, certains auteurs feraient bien d’en prendre de la graine. Ou comment renouveler l’usage des menottes.

Et plutôt que de rédiger une longue et ennuyeuse chronique, je ne puis vous suggérer qu’une chose : lisez les romans de Samuel Sutra !

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La malédiction du tigre blanc de Carlos Salem

Présentation de l’éditeur :

Nahuel a trouvé caché dans sa chambre un diamant splendide. En menant son enquête, il découvre qu’avant d’être dérobé par son père dans un musée, le diamant Koor-al-Noor appartenait au Botsuwi, pays d’Afrique divisé depuis des siècles entre deux ethnies, les Botsus et les Suwis. Ce précieux objet, symbole du pouvoir, est victime d’une mystérieuse malédiction : dérobé à ses légitimes propriétaires par un marin anglais au XVIIe siècle, il porte depuis systématiquement malheur à tous ceux qui se trouvent en sa possession… Nahuel semble ne pas y échapper, victime à son tour d’accidents étranges.

Circonstance d’écriture :

Ma première participation au mois espagnol. Certes, Carlos Salem n’est pas espagnol, mais il vit depuis 1988 en Espagne, depuis l’an 2000 à Madrid. Puis, l’organisatrice du mois espagnol m’a accordé une autorisation (valable pour tous les autres participants). Alors….

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Mon avis :

Nahuel, après ses aventures du premier opus Je suis le fils du tigre blanc et avant celles des tomes 3 et 4 (écrits mais pas encore traduites) a des soucis. Je ne vous parle pas des nombreux incidents, voire accidents qui semblent liés à la malédiction du diamant. Je ne vous parle pas non plus du fait qu’il se retrouve coincé sur une corniche à six mètres du sol avec une conscience qui a décidé de se manifester à ce moment-là pour…. l’avertir du danger. Mieux vaut tard que jamais.

Quel est son véritable souci, me direz-vous ? Il est martelé à plusieurs reprises dans les 158 pages de ce livre : Nahuel ne comprend rien aux filles.  Avoir une soeur, ou même plusieurs, aurait pu lui être très utile. Là, il sèche, entre son amie d’enfance, Hui Ying, prompte à lui lancer une brosse à cheveux à la figure (et lui à l’éviter) et Johanna, la fille d’une amie de sa mère, venues toutes deux loger chez eux à la suite du divorce de la jeune femme.  Je vous laisse imaginer le désarroi du jeune adolescent quand il doit « trancher » entre Hui Ying et Johanna… non, pas pour savoir avec laquelle il sortira (n’ai-je pas dit qu’il ne comprenait rien aux filles ?), non pour savoir quel film regarder. Sa tactique est simple : Qu’aurait fait le Tigre blanc dans une telle situation ? me suis-je demandé. Probablement ce que j’étais sur le point de faire : m’enfuir par la fenêtre.

Beaucoup de problèmes pour un jeune adolescent, même très bien entouré par sa mère, sa tante, ses amis et même son ancien principal (et véritable policier). Aussi, dans ce court roman, bien construit, bien écrit – il n’est pas un mot de trop, pas un chapitre inutile pour nous conduire au dénouement, qui apportera des réponses à bien des questions.Ce second tome est réellement l’occasion pour Nahuel de reprendre le flambeau de son père (et pas que de son père….) ou plutôt de poursuivre l’oeuvre accomplie. Pas facile à treize ans, mais encore moins facile pour lui de rester de marbre quand des proches sont frappés. Tacher de rendre la justice ne nécessite pas forcément d’être un voleur. Il est maintes façons d’aider des proches dans la tourmente. Il est maintes façons d’aider Nahuel aussi.

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