Bacchus et moi de Jay McInerney

97827510Présentation de l’éditeur :

« Mon premier rosé pétillant, je l’ai lu bu au festival de Tanglewood, sur une couverture à même la pelouse, au côté d’une jeune personne qui répondait au nom de Joan Coughlin. Les Who interprétaient Tommy. L’air tiède de cette soirée estivale était lourd de vapeurs d’encens et de cannabis. Ce souvenir ému n’est sans doute pas pour rien dans mon enthousiasme persistant pour le champagne rosé.  »

Merci aux éditions Partage-Lecture et aux éditions Points pour ce partenariat.

Mon avis :

Merci à Partage-lecture et aux éditions Points pour ce partenariat.
Ces chroniques sont réparties en sept parties, leur taille moyenne est de six pages. L’auteur s’implique fortement dans ses chroniques. Il nous parle de ses dégustations, de sa première rencontre avec un vin, même de sa vie privée (c’est grâce à sa seconde femme qu’il a découvert le puligny-montrachet, p. 313), sans pour autant jamais s’écarter de son sujet.
Les chroniques parlent du vin, de tous les vins : Bordeaux, Bourgogne, Chablis, Tavel, en bref vins rouges, vins blancs, rosés (symbole de détente et de décontraction), champagne (y compris le champagne rosé), cognac, armagnac. Tous les pays producteurs sont visités, y compris les moins connus (la Nouvelle-Zélande, certains pays d’Amérique du Sud). Si les clichés ont la vie dure (ah ! l’opposition entre le vigneron bourguignon et le propriétaire de château bordelais), Jay McInerney essaie de lutter contre les idées reçues. Peut-être est-ce plus facile de New York : un auteur français aurait sans doute davantage déploré qu’un des restaurants les mieux notés au monde ne présente aucun bordeaux dans sa carte des vins.
Pour chaque « cépage » évoqué (les puristes me pardonneront mon manque de vocabulaire, même après la lecture de cet ouvrage), l’auteur retrace ses origines, son évolution, et surtout, l’amour de ses propriétaires pour leur production. La production de tel ou tel vin est affaire d’affinité, d’affection, d’hommes et de femmes plus que d’argent (même s’il en a fallu, bien sûr, pour acheter vignes et domaines).
J’ai découvert des choses, en lisant ces articles, comme la biodynamie, sur laquelle l’auteur revient souvent, ou le zinfandel dont j’ignorais l’existence. L’auteur s’attache aux lieux, aux personnalités, fait des rapprochements entre le vin et le cinéma. Il s’intéresse aussi à la littérature et à l’histoire – quel était le vin préféré d’Honoré de Balzac et de Louis XVI ?
Si vous lisez ce recueil, je vous conseillerai de picorer les articles de ci, de-là, en allant vers les cépages qui ont votre préférence. Ce livre invite à la légèreté, au plaisir de savourer un bon vin, non aux excès, les dégustateurs devant garder « un minimum de sobriété et de jugement critique », p. 289.

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3 réflexions sur “Bacchus et moi de Jay McInerney

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