Un mois avec Montalbano d’Andrea Camilleri

Mon résumé :

Trente nouvelles, pour trente jours avec Salvo Montalbano, le héros d’Andrea Camilleri.

Mon avis :

Ce recueil m’a été offert par Asphodèle, pour mon anniversaire… l’an dernier. Ce n’est pas mon record de longueur de lecture, je vous rassure tout de suite.
Ces nouvelles ne sont pas à proprement parlé des nouvelles policières, pas toutes. Ce sont des morceaux de vie en Sicile, qui nous emmènent parfois très loin dans le temps.
L’amour, la jalousie, le désir de vengeance sont les thèmes de prédilection de ces nouvelles, et surtout, jusqu’où ses sentiments peuvent mener une personne. Ce peut être le pire, et les policiers ont alors fort à faire, ce peut être le meilleur – même si des lecteurs bien pensants pourraient se dire que non, décidément, cela ne se fait pas. Mais protéger la personne que l’on aime en causant le moins de tort possible aux autres, n’est-ce pas le mieux qui puisse arriver ? Montalbano, lui, sait bien faire la différence, admirer qui le mérite. Et si je désapprouve la vengeance, même si elle a offert de très belles oeuvres à la littérature (Le comte de Monte-Cristo, Le Cid, Colomba), je reconnais que celle d’Edna est magnifique – parce qu’elle agit là où la justice n’y est jamais parvenue, avec pour seule arme la vérité.
Ces nouvelles nous offre un voyage dans le temps, en évoquant la seconde guerre mondiale. Elle permette aussi de découvrir un Montalbano jeune – il a 32 ans lors d’une des nouvelles, et n’est pas encore en poste à Vigatà. Il est toujours passionné par la littérature, et ne manque pas de combler les longues plages d’inactivités par la découverte d’oeuvres littéraires variées. Bien sûr – et l’on remonte presque trente ans en arrière par rapport aux enquêtes actuelles de Montalbano, la Mafia est là, très active – pour fort peu de temps. Elle est même ridiculisée dans ce livre, tant elle vit sur ses acquis (ah ! les anciennes armes ne vaudront jamais les modernes), se contentant du strict minimum pour assurer sa main-mise sur son territoire, bien plus prompte à maintenir l’unité dans ses rangs. Non sans humour, Montalbano est invité à regarder leur lutte comme un match de football, et à ne surtout pas intervenir : ils s’entretuent très bien tout seul.
Il est amusant aussi de retrouver Fazio, et son impressionnante connaissance de l’état civil, Mimi Augello, pas encore marié, donc très attiré par la gente féminine, Catarella, encore plus maladroit qu’avant, et même Livia, au cours d’une nouvelle et d’un trop rare moment en amoureux.
Un mois avec Montalbano est un livre pour les fans de l’auteur, qui connaissent déjà bien son univers.

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