La dernière à mourir de Tess Gerritsen

couv12530405Présentation de l’éditeur :

Pour la deuxième fois de sa courte vie, Teddy a survécu à un massacre. A celui de sa famille, deux ans plus tôt ; et maintenant à celui de ses parents adoptifs. Profondément traumatisé, l’adolescent n’a nulle part où aller, jusqu’à ce que la police de Boston confie l’affaire à Jane Rizzoli, déterminée à le protéger. Teddy est alors placé dans un pensionnat avec d’autres enfants victimes de faits similaires. Bientôt, Jane découvre que ce qui semblait être une coïncidence est en réalité le fruit du calcul implacable d’un tueur qui sait très bien ce qu’il fait…

Mon avis :

Je retrouve toujours avec plaisir Maura Isles, et Jane Rizzoli, les deux héroïnes de Tess Gerritsen, dont voici le dixième volet des aventures. Je suis sûre de ne pas être déçue en lisant un roman les mettant en scène, et celui-ci ne fait pas exception à la règle.

Maura se trouve dans une situation difficile. Pas autant que dans la disparition de Maura. La police lui a tourné le dos, même Jane montre une distance avec son amie de toujours : Maura, dans le volume précédent, a témoigné à charge contre un policier, elle a contribué à le faire condamner. Et même si son témoigne était juste, même si le policier était coupable, c’est quelque chose qui passe difficilement.

A côté, la situation de Jane est presque comique. Gabriel, son mari, Regina, sa fille de deux ans, vont bien, je vous remercie. Ses parents, en revanche, se déchirent comme jamais ils ne l’ont fait auparavant, et son frère, qui a pris le partie de son père, n’arrange pas du tout cette tempête, que dis-je, cet ouragan italo-américain.

Voici pour leur vie privée, voyons maintenant les crimes sur lesquelles elles enquêtent. Contrairement à une auteur suédoise dont je garde encore un mauvais souvenir des mois après, ni Jane, ni Maura, ni aucun enquêteur d’ailleurs ne s’extasie en découvrant les cadavres. Nous les découvrons peu à peu, à travers les yeux de Jane, qui avance sur la scène de crime. L’horreur se dispute à la douleur physique – les enquêteurs sont des êtres humains, sensibles – et si la froideur professionnel de Maura peut surprendre, elle est justifiée par Jane elle-même : pour trouver les coupables, il est nécessaire de ne pas faire n’importe quoi sur une scène de crimes, les émotions ne doivent pas empêcher le travail rigoureux d’être accompli. Toutes les victimes  – et elles sont nombreuses, dans ce roman – seront fortement individualisés, leur passé étudié, des liens éventuels recherchés. Ni Jane ni Maura ne croient aux coïncidences.

D’ailleurs, en fait de coïncidences, il est étonnant que les trois survivants des tueries soient tous envoyés à Evensong, internat où vit le protégé de Maura, Julian, et son chien Grizzly. Ce n’est pas une école pour surdoués, c’est une institution pour survivants – dont les professeurs eux-mêmes sont des survivants.  C’est dans ce havre non de paix, mais de sécurité que tout se dénouera.

Les Etats-Unis ne sortent pas grandis de ce récit, ni les américains. Bien sûr, tout est inventé – mais tout pourrait être réel. Et les remarques bien sentis sur la cupidité et l’égocentrisme des américains sont très réalistes.

Un roman à lire pour tous les fans de Tess Gerritsen.

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6 réflexions sur “La dernière à mourir de Tess Gerritsen

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