Rave d’une nuit d’été d’Ira Ishida

Mon résumé :

Quand le chef des G-Boys, avec lequel vous êtes ami, vous invite à une « surprise », vous ne vous défilez pas, vous y allez. Quand il vous dit de venir avec votre petite amie (hi, hi) et qu’il sait pertinemment que vous n’en avez pas, vous amenez Eddy, un métis qui adore faire la fête. Mais ce n’est pas pour le plaisir de lui faire partager une rave que le chef des G-Boys a invité Makoto, le démêleur d’embrouilles, non, c’est pour lui montrer qu’une nouvelle drogue a fait son apparition, et qu’elle fait des ravages.

logo-challenge-c3a9crivains-japonaisMon avis :

Voici le dernier volume des aventures de Makoto, toujours vendeur de fruits à Ikebukuro West Gate Park, toujours en train de résoudre des problèmes, avec l’aide bienveillante de sa maman, qui le laisse quitter plus tôt le magasin si nécessaire.
La drogue, ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout le rayon de Makoto. La drogue existe, il en est conscient, mais il ne « pratique » pas, au contraire de la jeunesse japonaise qui en prend pour pouvoir s’amuser jusqu’au bout de la nuit, et même au-delà, quitte à se mettre le cerveau en ébullition, quitte à ne plus se souvenir de ce qu’elle a fait durant tout ce temps. Les conséquences ? Ils s’en moquent. Je n’ai pas dit qu’ils n’en étaient pas conscient, ils savent parfaitement que la mort peut être au bout du chemin. Qu’importe ? Ils ne vivent que pour l’instant présent, et sont prêts à tester toutes les substances possibles – tant qu’elle leur fait plus d’effets que la précédente.
Ajoutez à cela qu’il y a de la « vraie » drogue, presque breveté, et de la « fausse », qui imite celle qui remporte du succès – en étant plus dangereuse. Plus qu’une affaire de drogue, c’est à une affaire de lutte de territoire que nous assistons, entre ceux qui veulent garder le leur, et ceux qui veulent le conquérir.
Et Makoto, dans cette intrigue ? Comme l’écriture est rétrospective, nous découvrons les reproches qu’il s’adresse – après coup, les faits qu’il aurait dû voir, les mots qu’il aurait dû interpréter. Il est particulièrement dur avec lui-même, et ce n’est pas moi qui irai lui reprocher son manque de compassion envers les dealers. « Bien fait pour eux », dit-il, quand ils ont eu peur de mourir, spontanément, comme une colère face aux morts qu’il n’a pu empêcher.
Rave d’une nuit d’été, ou un coup de projecteur braqué sur une jeunesse japonaise désabusée.

 

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4 réflexions sur “Rave d’une nuit d’été d’Ira Ishida

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