Le bal des louveteaux – de deux maux, il faut choisir le moindre

Et parfois, on se trompe !

Face à l’épidémie de puces, Gaël de Nanterry choisit d’envoyer tous les louveteaux prendre un « petit traitement d’appoint » à l’infirmerie. Ce serait de plus l’occasion de mettre le pied à l’étrier au tout nouvel infirmier, Loïc Moncontour. Son prédécesseur venait en effet de prendre sa retraite, après quarante ans de service dévoué à la meute et au pensionnat.

Il était charmant, presque … mignon. Gaël se reprit. Pas le moment d’avoir le béguin pour qui que ce soit. Vive le célibat, et à bas les scènes de ménage. Pourtant, il y avait quelque chose de… vraiment attirant chez ce délicat et ferme jeune homme.

Tout allait très bien, les louveteaux et les louvetelles défilaient avec empressement (se gratter au beau milieu du bal, impossible !) et Gaël, ma foi, déambulait dans le couloir, ravi de constater que le calme régnait enfin, quand un hurlement strident retentit. Le genre de hurlement qui vous glaçait le sang et vous faisait partir en courant. Sauf que Gaël, lui, courut bien, mais en direction de cet insupportable cri de douleur. Ouvrant tout grand la porte de l’infirmerie, il trouva… je vous préviens, c’est un peu horrible… il trouva Anatole Sganou en train de croquer/machouiller/déguster le bras de l’infirmier.

– Je ne sais pas ce qui m’a pris, dit Anatole, confus. Mais il était tellement appétissant !

Ce n’était peut-être pas très pédagogique, cependant le jeune louveteau avait été maîtrisé, et un tout petit peu ligoté.

Loïc, sous le choc, ne parvenait pas à parler. Par contre, il claquait des dents frénétiquement pendant que Gaël :
– constatait l’étendu des dégâts.
– tentait de le soigner.

– Je sais ce qui t’a pris Anatole, dit Gaël. Monsieur Moncontour, vous avez le gène du mouton. Non, je ne dis pas cela parce que vous avez les cheveux frisés. Vous avez un gène qui a fait de vos ancêtres… Nous en reparlerons plus tard, bredouilla-t-il voyant que le malheureux infirmier était sur le point de tourner de l’oeil.

Le gène du mouton, isolé par le brillant lycanthropologue Alexandre MacAbane, fait de ses porteurs des … en-cas de choix pour les loups-garous – ou des partenaires de choix, aussi, leur douceur tempérant un tempérament lupin légèrement belliqueux.

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8 réflexions sur “Le bal des louveteaux – de deux maux, il faut choisir le moindre

  1. Ho non, le gène du mouton !!! Le lycanthropologue MacAbane (au Canada) !!! On a du mal à garder son sérieux même quand la situation est dramatique ! 😆 Bravo ! Après ça, ils vont faire la fête, pauvre infirmier !

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