Archive | 21 décembre 2014

Le pacte du Hob de Patricia Briggs

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Présentation de l’éditeur :

Haïe et redoutée, la magie avait disparu du pays. Elle s’en revient aujourd’hui, libérée des sortilèges des mages de sang. Et Aren sent croître son propre pouvoir, la  » vue  » qui lui révèle des instants du passé comme d’obscurs éclats d’avenir. Peut-elle s’en servir au profit de son village, que des maraudeurs menacent de piller et détruire ? Ils ont tué son mari et sa famille. Le peuple sauvage, fées, farfadets, spectres et gobelins, qui se manifeste à nouveau, peut-il lui venir en aide ? Et, surtout, le hob de la montagne acceptera-t-il de se mettre au service des villageois ? Ah ! c’est que l’assistance de cet être qui dit de nommer Caëfann a un prix, et qu’alors il faudra se résoudre à signer son pacte. Une fantasy émouvante où les petites gens, pris dans la tourmente de conflits qui les dépassent, doivent abandonner leurs préjugés pour survivre.

Merci à Babelio et aux éditions Milady pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce roman est le troisième opus de Patricia Briggs que je découvre, après Mercy Thompson et Alpha et Omega. Ce que j’ai apprécié d’entrée de jeu est la capacité à créer un univers très différent. Pas de loups garous, pas de monde contemporain mais un univers de fantasy pur, avec d’extraordinaires créatures et de cruels ennemis, et la magie est la clef de cet univers.

Elle n’est pas un don, mais un fléau, pire une malédiction, ne laissant le choix qu’entre la mort, l’embrigadement (soit quelques années gagnées avant la mort ou la folie) ou le silence prudent. C’est le choix qu’a fait Aren, l’héroïne du livre. Elle « voit » et garde ses visions pour elle. Son bonheur tout neuf ne sera que de courte durée. Puisqu’elle n’a pu sauver les siens, elle préfère révéler la vérité à tous – qu’ils décident si la révélation de ses visions peut les aider.

Le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer dans ce récit où le manichéisme n’est qu’apparent. Des gens « bien » peuvent être amenés à commettre des erreurs, des horreurs pour se protéger, pour protéger les siens, ou simplement pour sauver sa vie. Rien n’est aussi simple qu’il y paraît, dans ce monde où les créatures magiques sont le plus souvent des créatures maléfiques, ou, du moins, des créatures à ne pas contrarier impunément.

Sauf peut-être le Hob, et encore : il est le dernier survivant de son peuple, et nous avons entendu ses pensées, ses commentaires bien avant qu’Aren ne le rencontre en chair et en os. Il est pour moi le personnage le plus sympathique de ce récit – le plus direct aussi. Pas de mauvaises surprises, ni de mauvaises intentions dissimulées – il serait presque reposant s’il n’était aussi déterminé et aussi positif.

Le pacte du Hob fera passé un bon moment de lecture à tous les amateurs de fantasy.

Billet sans humeur et challenge A reading’s week

Je suis en vacances – premier constat – et en dépit de 218 copies à corriger, je compte bien en profiter.

Premier petit souci : trouver un livre qui me transporte, me change les idées, en bref, m’apporte un vrai plaisir de lecture. Ce fut le cas hier avec Ombres et Lumières de Dominique Sylvain, dont je vous reparlerai bientôt. Il était aussi bon que ce macaron chocolat/noix de coco dont voici les photos ci-dessous :

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Par contre, aujourd’hui… je n’ai eu que des lectures insipides, quand je n’ai pas purement et simplement abandonner le livre au bout de dix pages (là, par contre, pas de soucis, je ne vous en reparlerai pas ! ).

Pour les vacances, je me suis inscrite au challenge A reading’ week. Le but est de lire quatorze livres en quatorze jours, dont un thriller (facile), une romance, un livre avec Noël ou Hiver dans le titre, un livre offert à Noël (ou le dernier livre acheté) et un livre écrit par un auteur dont le nom a la même initiale que le sien. Je lirai donc un roman de Chris Riddell. Pour le reste… je me laisserai porter par les énormes piles de livres et les deux bibliothèques bien remplies qui sont dans mon bureau et mon salon.

Un dernier macaron pour la route :

019Bonne soirée à tous.

Lundi 22 décembre :

Ce sont les vacances. Donc, je me détends.

J’ai vu deux films aujourd’hui : Les pingouins de Madagascar et Le domaine des dieux. J’ai préféré le second, très drôle.

J’ai lu, aussi, les trois quarts de Debout dans la tombe d’un autre d’Ian Rankin et la moitié de l’ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet.

J’ai fait les courses, aussi.

Mardi 23 décembre

Je suis fatiguée, ce qui ne m’empêche pas de faire une petite sortie entre copines et d’emprunter deux livres de James Sallis.

J’ai terminé Debout dans la tombe d’un autre et l’ogre au pull vert moutarde. Je commence Le frelon noir.

Mercredi 24 décembre :

Toujours fatiguée. Je termine Le frelon noir et commence Papillon de nuit.

Jeudi 25 décembre :

Je suis fatiguée (bis) et reçois mes cadeaux de Noël.

Je commence la lecture de plusieurs livres, et lis un manga. Je termine aussi Le roi disait… de Clara Dupond-Monod.

Vendredi 26 décembre :

Je prends le train pour Paris. Je vais à la Comédie Française, voir Le misanthrope de Molière. Place idéale (orchestre, quatrième rang, au milieu). Dans le train, je lis La chance que tu as de Dennis Michelis et je commence Moriarty d’Anthony Horowitz (sur la liseuse).

Samedi 27 décembre :

Je progresse, je progresse, mais je n’ai terminé qu’un livre : Papillon de nuit de James Sallis.

Il faut dire que je lis surtout des « gros formats » (trois à quatre cents pages) et que je passe de l’un à l’autre pour éviter de stagner, ou de perdre l’envie de lire, ce qui m’arrive si je lis un roman d’une seule traite.

Dimanche 28 décembre :

 

 

Les jeunes filles et la mort de Michael Genelin

Présentation de l’éditeur :

En plein coeur de l’hiver, sur une autoroute verglacée de Slovaquie, un minibus achève de flamber… Six jeunes femmes ont péri dans l’accident. Le commandant Jana Matinova, appelée sur les lieux, reconnaît l’une d’entre elles, devenue prostituée à Bratislava Mais ce qui paraît une affaire banale est en réalité le point de départ d’une enquête qui va mener Jana dans les méandres terrifiants du trafic d’êtres humains, aux quatre coins de l’Europe de Kiev à Strasbourg en passant par Nice et Vienne à la recherche d’un tueur impitoyable, lui-même déterminé à retrouver une jeune et belle russe qu’il veut éliminer.

Mon avis :

Je n’irai pas par quatre chemins : je n’ai pas aimé ce livre. J’ai même eu l’impression que ma lecture traînait en longueur, n’ayant pas du tout l’impression d’avancer. L’intrigue, oui, progressait, et moi, je faisais du sur-place.

Quels reproches adresserai-je donc à ce livre ? En premier lieu, l’accumulation de cadavres, avec des passages de vie à trépas qui ne frôle pas le mélodrame, non, le lecteur est en plein dedans. Ne me demandez pas de m’appesantir sur la psychologie des personnages, il n’y en a pas – ou si peu. Ils sont plutôt définis par un trait de caractère, et par une émotion : la peur. Oui, elle est bien légitime, puisque les menaces sont réelles. Elle semble pourtant l’un des seuls moteurs de l’action.

Puis, j’ai eu l’impression que certains personnages étaient laissés sur le bord de la route, et complètement oubliés. Pas ou peu de chagrin pour les victimes, vidées de leur substance pour être juste des cadavres. J’ai failli dire « des pions sur un échiquier ». Même pas : il faudrait alors penser à une stratégie, à des criminels géniaux, ce n’est pas le cas. Même le fameux Koba, élevé au rang de mythe, manque de charisme. Et pourquoi avoir tué Moïra, je vous le demande un peu ?

Ensuite, j’ai trouvé les incessants retours en arrière pour découvrir le passé de l’enquêtrice et la cause de sa brouille avec son unique fille fortement ennuyeux à la longue. Katka, la fille de Jana Matinova, est une création trop manichéenne pour être convaincante.

Enfin, si j’ai choisi de lire ce livre, c’est parce que l’action se passait principalement en Slovaquie. Qu’ai-je appris de ce pays ? Il semble que peu de choses le distinguent des autres pays de l’ex-bloc communiste, que ce soit avant ou après. Certes, je ne cherche pas le folklore à tout prix, cependant l’action aurait pu se passer n’importe où, cela n’aurai pas changé grand chose, si ce n’est cette impression lancinante d’indifférence.