La pyramide de glace de Jean-François Parot

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Présentation de l’éditeur :

À la terrible année 1783, marquée par les retombées d’un volcan islandais en éruption, succède en 1784 l’hiver du siècle.
À Paris, le peuple élève des obélisques de neige et de glace en reconnaissance de la charité des souverains. Dans l’une d’elles, au dégel, apparaît le corps d’une femme dénudée qui ressemble étonnamment à la reine Marie-Antoinette.
Nicolas Le Floch se lance dans une enquête minutieuse de laquelle, investigation après investigation, il ressort que la victime participait à des soirées particulières organisées à Monceau par le duc de Chartres, futur duc d’Orléans.

Mon avis :

C’est toujours un plaisir pour moi de retrouver Nicolas Le Floch et les siens pour une nouvelle enquête. Peu de temps s’est écoulé depuis L’année du volcan. Nous sommes plongés dès les premières pages dans un environnement extrêmement familier, pour ne pas dire familial. Il est très entouré par monsieur de Noblecourt, vieilli certes, mais plus que jamais heureux de profiter de chaque journée, par Bourdeau, son ami, par Aimée, son amante, par Secmagus. Et je n’ai garde d’oublier Pluton, le chien, et Mouchette, féline impériale.

Paris a à peine eu le temps de se remettre d’une année difficile que le froid est là, puis le dégel – et un cadavre. Dire que l’enquête s’annonce ardue est une évidence. Identifier la jeune morte, sosie de la reine ? Difficile. Trouver des témoins ? Délicat. Déterminer la cause de la mort ? Elle est imprécise.

Ce qui est sûr, en revanche, est l’hostilité grandissante envers la Cour, et plus particulièrement la reine. Les aristocrates qui attisaient la haine du peuple envers le roi n’avaient-ils pas conscience de se placer dans une fâcheuse position ? Non, tant ils paraissent certains de leur bon droit et de leur prérogative.

Bien que Nicolas Le Floch soit dévoué à son roi, son attachement à la vieille cour est palpable – et ses regrets devant les dissimulations de la souveraine. Il a de plus en plus de mal à accepter que « la raison d’Etat » se substitue à la justice. Bourdeau, lui, gagné au théorie de Rousseau, est à la fois amer et combattif. Il est cependant toujours prêt à secourir son ami – et la « raison d’Etat » place trop souvent Nicolas dans des situations périlleuses.

La pyramide de glace est encore un volume réussi. Et l’affaire du collier approche dangereusement.

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11 réflexions sur “La pyramide de glace de Jean-François Parot

  1. L’affaire du collier, ça concerne « la boulangère », non ?? 😀

    « volcan islandais en éruption », tiens, donc, ça me rappelle celui au nom imprononçable qui avait gardé tous les avions cloués au sol quand il était entré en éruption… 😛

    Encore un livre que je possède et que je dois lire.

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