Un empire et des poussières d’Emmanuel Flesh

empire10
Présentation de l’éditeur :
La veille de l’assaut sur Falloujah, deux Marines se sont juré de déserter l’enfer irakien à la faveur de leur prochaine permission. Dans une cité de Seine-Saint-Denis, une famille d’origine maghrébine se déchire ; le père attend son procès, la mère rêve de divorce, leur fille d’une fugue. Un jeune coursier parisien se demande dans quelle impasse s’égare son existence, depuis que celle d’un collègue s’est achevée sous les roues d’un poids lourd. Autant de destins lancés à plein régime sur des routes incertaines, et fuyant avec la même rage les fantômes du passé. Irak, Paris, New York, Cleveland, Beyrouth, Bombay… Les roulements de tambour des années Bush rythment cette alternance de trajectoires où se répondent, comme un jeu de miroir, têtes de gondoles et arrière-cours de la globalisation. Mais passé le fracas de la rencontre, reste à ces personnages en rupture de ban le constat qu’il était peut-être plus facile d’embrasser la cavale, que lui trouver une issue. Entre collisions intimes et choc des civilisations, Un empire et des poussières nous emporte dans les tumultes d une époque qui n’a pas encore cessé d’être la nôtre.
Biographie de l’auteur
Emmanuel Flesch est né à Colombes, en 1976. Il enseigne l’histoire et la géographie dans un collège d’Aulnay-sous-Bois.

1312260953408502211846257Défi premier roman

Mon avis :

Un empire et des poussières est un roman choral qui nous fait suivre le destin de trois personnages : Lee Burnett, un Marine américain, Landry, un coursier français (son prénom m’évoque immédiatement La petite Fadette) et Cherifa, standardiste dans une grande publicitaire parisienne. Landry sera le seul à dire « je », les deux autres personnages seront observés « de l’extérieur », même si la focalisation reste interne.

Le fil conducteur, ténu, de ce roman, est Carthage, dont les enseignants s’esquintent à transmettre le rôle. Cette place forte, dont le nom a été remis au goût du jour par les américains (auraient-ils oublié qu’elle fut détruite avant d’être reconstruite ?) rappelle la fragilité de tout ce qui paraît solide, indestructible. Mais ce lien est si ténu, que j’ai cherché ailleurs le lien entre les trois personnages principaux.

Ou plutôt l’absence de lien. Une famille ? Landry paraît seul au monde, personne ne s’inquiète de son devenir, de son errance. Cherifa fait bouillir la marmite et ignore tout ou presque de la vie de sa fille – comme nous ignorons comme Cherifa et son mari en sont arrivés à tant de distance, dans un appartement si petit, dans une cité où tous se connaissent. Lee Burnett n’a plus réellement de famille. L’amitié ? Elle est inexistante elle aussi. Même la rencontre de ses trois solitudes n’aboutira pas à la création de réels liens, aucun ne se soucie réellement des autres.

Si le début de ma lecture m’a paru aisé, si le style était fluide, j’ai eu beaucoup plus de mal à progresser dans le roman au fur et à mesure que je tournais les pages. Il faut dire que certaines étaient particulièrement dures à lire, à cause de descriptions … réalistes. J’ai eu du mal aussi avec le périple en Inde (devrai-je dire pèlerinage ?). Je n’ai garde d’oublier la multiplicité des thèmes abordés. J’aurai aimé que certains soient davantage approfondis.

Ce premier roman comporte des qualités et des défauts, qui ne doivent cependant pas détournés de sa lecture. Merci au  forum Partage-Lecture et aux éditions Kyklos pour ce partenariat.

challengerl2014

Publicités

8 réflexions sur “Un empire et des poussières d’Emmanuel Flesh

  1. J’ai eu l’occasion de lire plusieurs livres des Editions Kyklos grâce à Partage Lecture aussi et je n’ai jamais été déçue.
    Celui-ci a peut-être les ecueils du premier roman mais les sujets sont intéressants.

  2. Encore une fois, merci pour la participation au défi! Dubitatif à nouveau… j’ai cependant de bons souvenirs d’autres publications des éditions Kyklos. Heureux de voir qu’elles sont encore bien là!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s