Archive | octobre 2014

Chroniques de Lipton-les-baveux, tome 1 d’Andy Stanton

Présentation de l’éditeur :

Attention : si vous n’aimez pas rire, ce livre n’est pas pour vous ! Vous y trouverez la  » véritable  » histoire de M. Schnock, le plus abominable bonhomme qui ait jamais existé, et découvrirez pourquoi il veut absolument se débarrasser de Jake, un  » bongrochien  » comme on n’en fait plus. Vous rencontrerez aussi Vendredi Ousamedi et Polly, ainsi que des écureuils, un boucher dégoûtant, une petite fille qui s’appelle Victor et des papillons… Et pour le reste vous n’avez qu’à le lire !

Mon avis :

Comme vous pouvez le constater, j’enchaîne les lectures aux titres improbables. La bonne nouvelle est que les auteurs sont aussi inventifs pour construire leurs récits que pour les nommer.
Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance du magnifique personnage de M. Schnock. Sa maison ? Une poubelle géante, à désespérer les agents d’entretien les plus chevronnés. Son apparence ? On n’ose lui suggérer de prendre une douche ou un bain – il lui en faudrait plusieurs, et encore, à la suite.
Pourtant, cet homme a un jardin absolument magnifique, superbement entretenue. Serait-il touché par une forme de beauté, et se désintéresserait-il de son apparence physique parce qu’il a trouvé bien plus important, bien plus satisfaisait ? Je vous rassure, il n’en est rien, et la réponse est plus simple : La vérité, c’était que M. Schnock devait entretenir son jardin car sinon une petite fée furibonde surgissait dans sa baignoire pour lui donner des coups de poêle sur la tête. (Vous voyez, il y a toujours une explication simple aux choses les plus compliquées).
Et des coups de poêle, il n’a pas fini d’en prendre, ce très méchant M. Schnock. En effet, un bon gros toutou a pris l’habitude de visiter les jardins, et de s’y amuser. Tous les autres habitants du village le tolèrent, et même cherchent sa présence, puisqu’il est censé porté bonheur. Merveilleux, non ? Et bien, monsieur Schnock, lui, n’apprécie pas du tout sa visite, et encore moins la chorégraphie improvisée des taupes dans son jardin. Le chasser ? Trop simple. Le tuer ? Bien plus satisfaisant.
Sauver Jake est maintenant la mission de Polly et de Vendredi Ousamedi, et tel le héros d’Opération farceuses de Roddy Doyle il lui faudra bien des tours, des détours, des aphorismes et des péripéties pour parvenir à sauver Jake, et à faire tourner en bourrique M. Schnok. Comme quoi, il est possible de faire rire, d’être inventif, avec des situations dramatiques et des personnages peu ragoutants.10694885_10204618827169323_918588559_nchallenge-anglais

La communauté du Sud : que sont-ils devenus ?

couv70747873Présentation de l’éditeur :

L’auteure revient sur les personnages principaux de«La communauté du Sud»et explique ce qu’ils sont devenus depuis le dernier opus de la série.

Mon avis :

La série à peine terminée, déjà, elle manque à ses fans ! Et tous n’ont qu’une question : que sont devenus les personnages ? Oui, j’exagère un peu – juste un peu. Ce n’est pas que je ne m’intéresse pas au devenir de cette pauvre Sookie (même si j’avais tout de même une petite idée de ce qui l’attendait après avoir refermé le tome 13), d’Eric, de Bill, ou de Sam (voir commentaire plus haut) mais je n’en ressentais pas un énorme besoin. Après, c’est aux fans purs et durs de faire leur choix :
– soit ils préfèrent imaginer eux-mêmes le devenir de leurs héros favoris ;
– soit ils sont ravis que l’auteur ait clôturé la série de cette manière.
Encore que… des portes restent ouvertes pour certains personnages, et je me demande si Charlaine Harris n’envisagerait pas l’écriture de séries dérivées.
Je n’en dévoilerai pas trop, je ne veux pas vous gâcher le plaisir. Je dirai simplement qu’il est parfois question de personnages que j’avais complètement oubliés ! Pour d’autres, la conclusion de leur existence est « logique ». Je tiens aussi à vous rassurer : la production de courge dans la famille Stockhouse n’est pas près de s’éteindre. Encourageant, non ?

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La communauté du Sud, tome 12 de Charlaine Harris

couv983233Présentation de l’éditeur :

« Comme d’habitude, il y a de la politique de vampires dans l ‘air autour de la ville de Bon Temps, mais jamais auparavant cela n ‘avait frappé d’aussi près le cœur de Sookie …
Ayant grandi avec des capacités télépathiques, Sookie Stackhouse a réalisé très tôt qu ‘ il y avait des choses qu’elle préfèrerait ne pas savoir. Et maintenant qu’elle est une adulte, elle se rend compte également qu’il y a certaines choses qu’elle sait et qu’ elle préfèrerait ignorer – comme avoir vu Eric Northman se nourrissant d’une autre femme. Une femme plus jeune qu ‘elle.
Il y a une chose ou deux qu’ elle aimerait dire à ce propos, mais elle doit garder le silence – Felipe de Castro, le roi vampire de Louisiane (et de l’Arkansas et du Nevada), est en ville. C’est le pire moment possible pour qu ‘ un corps humain soit découvert dans l’ avant-cour d’ Eric – en particulier celui de la femme dont il vient de boire le sang.

1390617361Mon avis :

Si vous aimez la chick-litt, les bluettes sentimentales, les fins heureuses, le rose bonbon, le bleu ciel, ce livre est fait pour vous !
Comment, ce livre est un livre de vampires, loup-garous, et autres métamorphes ? Il doit y avoir une erreur, à la bibliothèque, ce livre est classe en « lecture adolescente », non loin de l’excellent (et accessible) Bjorn le Morphyr.
Sinon, que dire sur ce nouveau tome ? Rien de nouveau sous le soleil, ni sous la lune d’ailleurs, plutôt du rabâchage des tomes anciens – et comme les noms ont été changés en cours de route, je me perds parfois, et n’avais plus aucun souvenir d’Alcide, le chef de meute – puisqu’il se prénommait autrement ! Pourtant, il fait sa réapparition, de même que plusieurs anciennes connaissances, quand on ne nous reparle pas de charmantes personnes décédées chez Sookie, et dont on n’avait plus vraiment envie de parler – comme les soeurs Pelt, par exemple.
Sookie n’a strictement aucun problème avec la mort, non parce qu’elle est mariée avec un vampire, mais parce qu’elle semble blasée, et n’a plus aucun scrupule à enjamber le cadavre qui se trouve dans sa cuisine. Après tout, elle adore faire le ménage, trait commun aux héroïnes de Charlaine Harris, ce n’est pas du travail en plus qui l’effraiera.
Elle vieillit pourtant, Sookie, elle a atteint l’âge de 28 ans – encore deux ans, et c’est la trentaine, l’horreur, quoi. Ses amis se marient, ont des enfants, trouvent de nouveaux jobs, font des projets d’avenir, et elle… Sa vie sentimentale est compliquée, Erik et elle ne partagent plus que des activités en chambre. « – Tu te conduis comme un véritable connard », l’ai-je informé est l’un des mots les plus tendres qu’ils échangent. Bref, rien ne va, surtout que le passé rattrape Erik. Dire qu’il a fallu douze tomes pour en arriver là (soupirs). Bill est à nouveau présent, et n’hésite plus à (re)porter secours à sa charmante voisine, qui ne tente même plus de séance de bronzage, crainte d’abîmer ses cheveux fraîchement lavées, mais admire ses jambes qu’elle vient tout juste de raser.
Bref, vous l’aurez compris, je me suis bien ennuyée à la lecture de ce livre, au point que j’ai repoussé à l’année prochaine (au moins) la lecture de l’ultime tome de la saga.

Les chroniques de Pont-aux-rats, tome 1d’Alan Snow

Présentation de l’éditeur :

Bienvenue à Pont-aux-Rats… mais prudence ! Dans les rues pavées de la ville, ainsi que sous les pavés, il se passe des choses plus que louches. Préparez-vous à rencontrer un assortiment de créatures – pas toutes fréquentables, hélas! Préparez-vous surtout à trembler pour le jeune Arthur, aux prises avec l’odieux Grapnard et sa clique. Soutenu par des amis de toutes sortes -un vol entier de corbeaux freux, un avocat en retraite, deux ou trois choutrognes, une bande de bricoliaux et quelques pirates-, Arthur parviendra-t-il à déjouer le monstrueux complot ourdi par Grapnard et ses sbires ?. PONT-AUX-RATS EST EN PERIL

Note :

Ce livre a inspiré le film Les boxtrolls.

Mon avis :

Créer un univers original, fantastique, est une chose. Parvenir à le faire vivre sans pesanteur, à nous faire comprendre ses codes sans sacrifier l’intrigue est bien plus difficile, et pourtant Alan Snow y parvient sans difficulté.

Ponts-aux-rats est une ville fort sympathique selon ses habitants. On y pratique la chasse aux fromages, même si c’est illégal, les dames se veulent à la pointe de la mode et sont prêtes à dépenser des fortunes pour cela, un ancien bateau pirate sert de blanchisserie, et de drôles de choses se passent dans cette ville. Pas seulement sous terre, non, mais bien à l’abri des hauts murs des anciens dignitaires de la ville. Qui s’en préoccupe ? Personne, vous dis-je, tous sont beaucoup trop occupés par leurs petites affaires.

Pourtant, sous terre, il se passe des choses très inquiétantes. Des bricoliaux disparaissent. Ces charmants personnages, grands bricoleurs, chargés de l’entretien des galeries souterraines, ont certes tendance à s’approprier des objets qui ne sont pas à eux pour parfaire leurs inventions, ce n’est pas une raison pour les écarter de la circulation. Moins de bricoliaux, moins d’entretien, et les charmants choutrognes ont de plus en plus de mal à faire pousser leurs choux, étant donné que les galeries sont inondées. La dégustation de leur sandwich préféré (une tranche de chou entre deux tranches de choux) en est rudement compromise.

Seul Arthur se pose des questions. Arthur vit sous terre avec son grand-père. Pourquoi ? Il ne le sait pas, il le découvrira en même temps que le lecteur. Cela ne l’empêche pas de mener des expéditions sur terre, pour se procurer de quoi se nourrir – la compote de rhubarbe sauvage, c’est sympa, mais pas à tous les repas – et de découvrir tout ce qui ne va pas. Reste à trouver quelqu’un qui puisse l’aider, puisque tous les accès au monde souterrain sont mystérieusement bouchés un à un.

Pont-aux-rats est une ville qui a un passé, et l’explication de tout ce qui la bouleverse aujourd’hui y trouve ses origines. Entre citoyens ordinaires et inventeurs déjantés se trouvent les anciens notables qui ont soif de vengeance, et tant pis pour les dégâts qu’ils causent. A vrai dire, ils en sont même plutôt ravis, du moment qu’ils puissent nuire à tout le monde sauf eux-mêmes, tant ils sont presque aussi bêtes que méchants.

Heureusement, les « monstres » qui vivent dans les sous-sol s’unissent aux rares habitants de la ville ayant la volonté de les contrer. La lutte ? Mouvementée ! Les péripéties, les embûches ? Nombreuses ! Tout est fait pour que le bonheur du lecteur, petit ou grand, soit complet. N’hésitez plus, découvrez les chroniques de Pont-aux-rats, et ne vous laissez surtout pas rebuter par la longueur du texte !

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La société protectrice des monstres, tome 4 : le vampire de la jungle

Mon résumé :

Ulf est un jeune loup-garou. Son rêve ? Devenir un agent de la SPM, société protectrice des monstres. Il connaît bien cette société, puisqu’elle lui a sauvé la vie. Justement, le docteur Fielding, vétérinaire de la SPM, lui propose de les accompagner dans leur prochaine mission : sauver un vampire de la jungle.

Mon avis :

Bienvenue à la SPM, dont la mission est simple en apparence : protéger les monstres, tous les monstres, quitte à nier leur existence afin de mieux les protéger. En effet, pour certains, un bon monstre est un monstre qui est mort et qui rapporte de l’argent (les deux sont compatibles). Ce « certains » est d’ailleurs limité à une personne, bien précise : le baron Marakai, dernier descendant d’une grande famille de tueurs de monstres. Lui-même a une forte tendance à toujours rester en vie, quelles que soient les aventures qui lui arrivent (et les trois tomes précédents consacrés à la SPM prouvent assez qu’il lui est arrivé quelques bricoles plutôt désagréables). Qu’à cela ne tienne : le baron, aidé de ses acolytes, est bien décidé à mettre la main sur le dernier vampire existant dans la jungle.

Autant vous le lire tout de suite également, ce vampire se rapproche davantage des véritables chauve-souris d’Amérique du Sud que de Dracula. Il ne fait pas très bon s’approcher de lui, même si, en véritable prédateur, il ne tue que pour se nourrir ou s’il est attaqué, il ne faut pas non plus lui demander de se laisser faire. Ce n’est pas la SPM, fine équipe composée d’un vétérinaire, d’un géant, d’une fée et d’un jeune loup-garou qui le fera, mais ce fichu baron rôde dans le coin. De très courts chapitres sont consacrés à sa progression (ceux qui mettent en scène la SPM sont plus longs, puisqu’ils n’ont rien à cacher) et montrent qu’il est toujours là où on l’attend le moins.

Le vampire de la jungle est un livre d’aventures merveilleuses, qui n’occultent cependant pas les dangers passés et présents provoqués par les charmants monstres qu’elle protège. Je terminerai d’ailleurs par cette définition de la SPM : « La SPM prenait soin de toutes sortes de créatures : des monstres marins sujets au mal de mer, des trolls tremblants de fièvre, des dragons victimes de gel ou des fées aux ailes brisées. »

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Les plumes d’Asphodèle – complicité

c3a9critoire-vanishingintoclouds3Les mots à placer sont : Regard, secret, main, larrons, tiroir, drap, couverture, partager, (se) tramer, connivence, confident, bêtise, proche, rival, neige, empathie, ensemble , amants (au pluriel), nacrer, nomade, noir.

« – Je m’en lave les mains ! » et je leur claquai la porte au nez. Moi, Perceval McKellen, avait perdu mon sang froid. Ne me parlez ni d’empathie, ni de connivence, je vous remercie. Trois semaines que cette équipe de cinéma est installée dans la lande, trois semaines que la reconstruction de Kellen Castle se faisait dans le plus grand secret, à l’abri des regards indiscrets. Les six vampires qui œuvraient avec moi étaient d’une prudence qui forçait mon respect.

Aussi, quand ce matin, le régisseur vint me trouver parce qu’une « panthère noire » errait sur la lande, et qu’il se demandait si elle ne venait pas de MON château, je lui dis ma façon de penser. Je sais ce que vous allez me dire : quand on loge dans son château six vampires, dont des métamorphes, on se retrouve dans de beaux draps. Sauf que Bénédict et Simon étaient les plus censés de tous. Ils m’assurèrent qu’ils ne feraient jamais une bêtise pareille.
– Ou alors, nous nous serions déguisés en moutons blancs comme neige. Ils sont si nombreux, nous serions passés inaperçus !
Quant à Jonathan et Jaimie, les amants terribles (et pas métamorphes), ils étaient maintenant si proches qu’ils « n’en avaient rien à foutre de sortir de leur chambre ». Comme si je n’étais pas au courant ! J’en étais là de mes constats quand Russel (oui, l’amoureux de ma nièce Imogène) intervint et dit ce que je redoutais d’entendre :
– Si une créature surnaturelle nomade erre sur la lande, nous ne pouvons la laisser ainsi.

Nous attendîmes la nuit. Je sortis ma lampe électrique du tiroir, me vêtis chaudement, et installai Winston sur sa couverture, en lui précisant que je rentrerai avant que l’aurore ne nacre le sommet de Kellen Castle. Nous nous partageâmes le secteur, Russel, le plus « instinctif » en éclaireur, Bénédict et Simon m’accompagnaient parce que j’étais « le plus vulnérable ». Ça fait plaisir. Ensemble, nous sillonnâmes la lande et je me demandais ce qui pouvait bien se tramer dans ce petit coin presque paisible. Nous nous aventurâmes jusqu’au plateau de tournage. Rien.
– Au fait, me demanda Simon, quel est le sujet de ce film ?
– Une ânerie historique. Deux hommes, rivaux pour la même fille. D’affreux larrons l’enlèvent, elle et sa confidente, loin, loin, loin…
– Attention !
Trop tard. Un monstre noirâtre avait bondi sur moi. Ma dernière pensée fut que je ne verrai jamais Kellen Castle entièrement rénové. Pas de bol.

Journal d’un louveteau garou – X

Cher journal

j’ai trop fêté le départ de mon petit frère.

Moralité : même pour un louveteau en pleine croissance, un poulet rôti et trois entrecôtes, ce n’est pas une bonne idée.

Du coup, j’ai fait un séjour à l’infirmerie, et j’ai eu le droit à un retour en famille pour le week-end – mais pas définitif comme pour mon petit frère.

Papa était furieux. Avoir traité notre principal de « cul pelé » ! Mais où Valère avait-il entendu une chose pareille ? Pas à la maison, en tout cas.

– Tu sais ce qu’il y a de pire, Valère, que de ne pas transmettre le gène lycanthrope à ses enfants ?

Mon petit frère, serrant toujours son énorme lapin rose sur ses genoux, fit non de la tête.

– Plein de choses ! La liste est longue. Mais, crois-moi, avoir une partie du postérieur arraché lors d’un combat entre meutes rivales, c’est bien plus douloureux qu’avoir le « cul pelé ». Et je sais de quoi je parle !

Nous gardâmes le silence jusqu’à la maison, après cette révélation.

Bonne nuit, cher journal.

Anatole.

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