Archive | 28 octobre 2014

Des nouvelles de Perceval McKellen

Perceval va presque bien. Disons qu’il est vivant, qu’il respire, et qu’il grommelle.

Ben (diminutif de Bénédict) a réussi à maîtriser la bestiole qui s’est jetée sur notre joueur de cornemuse préféré, pendant que Simon, n’écoutant que sa frousse, flanquait notre fier Highlander sur son épaule et le portait, blessé, jusqu’au château.

Il fut soigné avec les moyens du bord – Piper, sa soeur (et maman d’Imogène) arriva le plus vite qu’elle put, et utilisa tous ses talents de sœur et d’infirmière pour soigner son frère. Et ses talents de mère de dix enfants pour obtenir toutes les explications auprès des vampires présents.

– Nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer, dit tout doucement Simon.

– En plus de l’état dans lequel se trouve mon frère ?

– La bonne, c’est que nous avons réussi à soigner ses blessures.

– Je le savais déjà, et je n’ose vous demander comment vous avez fait.

– Vaut mieux pas, commenta Jonathan, qui avait mis la main sur la réserve de whisky personnelle de Percy et avait décidé de la diminuer drastiquement.

– La mauvaise, c’est que … la bestiole est dans les caves du châteaux. Enfin, sous une forme… bien vivante, et bien….

Nous laisserons pudiquement les vampires se dépêtrer avec Piper d’Arcy, sachant que tous, ou presque, auraient vraiment préféré être ailleurs. La convalescence de Percy s’annonce longue. Le temps qu’il lise tous ces livres :

IMG_1874Ou qu’il est la force de balancer l’un d’entre eux à la tête des vampires.

 

Chroniques de Lipton-les-baveux, tome 2 d’Andy Stanton

Présentation de l’éditeur :

M. Schnock, au cas où vous ne le sauriez pas, a plus d’un mauvais tour dans son sac. Alors, quand Alan Taylor, le bonhomme de pain d’épices millionnaire, décide de distribuer ses billets de banque à toute la ville pour se faire des amis, devinez ce qui arrive ? Eh bien, l’infâme M. Schnock passe à l’attaque ! Mais Polly et Vendredi Ousamedi ne vont pas le laisser faire. Ah, ça non !

Mon avis :

M Schnock revient, et ce n’est pas pour le meilleur. Pour le pire ? Il essaie, cela ne fait pas de doute.

La vie était bien trop tranquille, à Lipton-les-baveux, même Polly s’ennuyait ! Elle en avait assez de lire des romans d’aventures, elle préférait les vivre ! Et si Jack, le bon gros toutou est trop occupé à jouer ailleurs plutôt qu’avec Polly, un nouvel habitant bouscule ce quotidien si tranquille.

Son nom ? Alan Taylor. Sa particularité ? Il est riche, et accessoirement, il est un bonhomme de pain d’épice bionique (les bonhommes de pain d’épice ordinaire, c’est dépassé). S’il pense que l’amitié s’achète, ce ne sont pas les habitants de Lipton-les-baveux qui lui prouveront le contraire, et certainement pas monsieur Schnock et Billy William III, pire boucher de tous les temps !

Bien sûr, on pourrait dire que la morale est simple – elle est efficace. Etre ami avec quelqu’un, c’est s’intéresser à ce qu’il est, non à ce qu’il a. Parfois, les amis peuvent aussi être étranges – après tout, les deux affreux de l’histoire ne sont-ils pas, à leur manière, les deux meilleurs amis du monde ?

Comme pour le premier tome, celui-ci est confondant de drôlerie, de jeu de mots improbables, avec une mise en pages très réussie. Si vous le croisez en bibliothèque, faites comme moi : n’hésitez pas à l’emprunter !

 

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Chroniques de Lipton-les-baveux, tome 1 d’Andy Stanton

Présentation de l’éditeur :

Attention : si vous n’aimez pas rire, ce livre n’est pas pour vous ! Vous y trouverez la  » véritable  » histoire de M. Schnock, le plus abominable bonhomme qui ait jamais existé, et découvrirez pourquoi il veut absolument se débarrasser de Jake, un  » bongrochien  » comme on n’en fait plus. Vous rencontrerez aussi Vendredi Ousamedi et Polly, ainsi que des écureuils, un boucher dégoûtant, une petite fille qui s’appelle Victor et des papillons… Et pour le reste vous n’avez qu’à le lire !

Mon avis :

Comme vous pouvez le constater, j’enchaîne les lectures aux titres improbables. La bonne nouvelle est que les auteurs sont aussi inventifs pour construire leurs récits que pour les nommer.
Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance du magnifique personnage de M. Schnock. Sa maison ? Une poubelle géante, à désespérer les agents d’entretien les plus chevronnés. Son apparence ? On n’ose lui suggérer de prendre une douche ou un bain – il lui en faudrait plusieurs, et encore, à la suite.
Pourtant, cet homme a un jardin absolument magnifique, superbement entretenue. Serait-il touché par une forme de beauté, et se désintéresserait-il de son apparence physique parce qu’il a trouvé bien plus important, bien plus satisfaisait ? Je vous rassure, il n’en est rien, et la réponse est plus simple : La vérité, c’était que M. Schnock devait entretenir son jardin car sinon une petite fée furibonde surgissait dans sa baignoire pour lui donner des coups de poêle sur la tête. (Vous voyez, il y a toujours une explication simple aux choses les plus compliquées).
Et des coups de poêle, il n’a pas fini d’en prendre, ce très méchant M. Schnock. En effet, un bon gros toutou a pris l’habitude de visiter les jardins, et de s’y amuser. Tous les autres habitants du village le tolèrent, et même cherchent sa présence, puisqu’il est censé porté bonheur. Merveilleux, non ? Et bien, monsieur Schnock, lui, n’apprécie pas du tout sa visite, et encore moins la chorégraphie improvisée des taupes dans son jardin. Le chasser ? Trop simple. Le tuer ? Bien plus satisfaisant.
Sauver Jake est maintenant la mission de Polly et de Vendredi Ousamedi, et tel le héros d’Opération farceuses de Roddy Doyle il lui faudra bien des tours, des détours, des aphorismes et des péripéties pour parvenir à sauver Jake, et à faire tourner en bourrique M. Schnok. Comme quoi, il est possible de faire rire, d’être inventif, avec des situations dramatiques et des personnages peu ragoutants.10694885_10204618827169323_918588559_nchallenge-anglais