Archive | 26 octobre 2014

Les chroniques de Pont-aux-rats, tome 1d’Alan Snow

Présentation de l’éditeur :

Bienvenue à Pont-aux-Rats… mais prudence ! Dans les rues pavées de la ville, ainsi que sous les pavés, il se passe des choses plus que louches. Préparez-vous à rencontrer un assortiment de créatures – pas toutes fréquentables, hélas! Préparez-vous surtout à trembler pour le jeune Arthur, aux prises avec l’odieux Grapnard et sa clique. Soutenu par des amis de toutes sortes -un vol entier de corbeaux freux, un avocat en retraite, deux ou trois choutrognes, une bande de bricoliaux et quelques pirates-, Arthur parviendra-t-il à déjouer le monstrueux complot ourdi par Grapnard et ses sbires ?. PONT-AUX-RATS EST EN PERIL

Note :

Ce livre a inspiré le film Les boxtrolls.

Mon avis :

Créer un univers original, fantastique, est une chose. Parvenir à le faire vivre sans pesanteur, à nous faire comprendre ses codes sans sacrifier l’intrigue est bien plus difficile, et pourtant Alan Snow y parvient sans difficulté.

Ponts-aux-rats est une ville fort sympathique selon ses habitants. On y pratique la chasse aux fromages, même si c’est illégal, les dames se veulent à la pointe de la mode et sont prêtes à dépenser des fortunes pour cela, un ancien bateau pirate sert de blanchisserie, et de drôles de choses se passent dans cette ville. Pas seulement sous terre, non, mais bien à l’abri des hauts murs des anciens dignitaires de la ville. Qui s’en préoccupe ? Personne, vous dis-je, tous sont beaucoup trop occupés par leurs petites affaires.

Pourtant, sous terre, il se passe des choses très inquiétantes. Des bricoliaux disparaissent. Ces charmants personnages, grands bricoleurs, chargés de l’entretien des galeries souterraines, ont certes tendance à s’approprier des objets qui ne sont pas à eux pour parfaire leurs inventions, ce n’est pas une raison pour les écarter de la circulation. Moins de bricoliaux, moins d’entretien, et les charmants choutrognes ont de plus en plus de mal à faire pousser leurs choux, étant donné que les galeries sont inondées. La dégustation de leur sandwich préféré (une tranche de chou entre deux tranches de choux) en est rudement compromise.

Seul Arthur se pose des questions. Arthur vit sous terre avec son grand-père. Pourquoi ? Il ne le sait pas, il le découvrira en même temps que le lecteur. Cela ne l’empêche pas de mener des expéditions sur terre, pour se procurer de quoi se nourrir – la compote de rhubarbe sauvage, c’est sympa, mais pas à tous les repas – et de découvrir tout ce qui ne va pas. Reste à trouver quelqu’un qui puisse l’aider, puisque tous les accès au monde souterrain sont mystérieusement bouchés un à un.

Pont-aux-rats est une ville qui a un passé, et l’explication de tout ce qui la bouleverse aujourd’hui y trouve ses origines. Entre citoyens ordinaires et inventeurs déjantés se trouvent les anciens notables qui ont soif de vengeance, et tant pis pour les dégâts qu’ils causent. A vrai dire, ils en sont même plutôt ravis, du moment qu’ils puissent nuire à tout le monde sauf eux-mêmes, tant ils sont presque aussi bêtes que méchants.

Heureusement, les « monstres » qui vivent dans les sous-sol s’unissent aux rares habitants de la ville ayant la volonté de les contrer. La lutte ? Mouvementée ! Les péripéties, les embûches ? Nombreuses ! Tout est fait pour que le bonheur du lecteur, petit ou grand, soit complet. N’hésitez plus, découvrez les chroniques de Pont-aux-rats, et ne vous laissez surtout pas rebuter par la longueur du texte !

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La société protectrice des monstres, tome 4 : le vampire de la jungle

Mon résumé :

Ulf est un jeune loup-garou. Son rêve ? Devenir un agent de la SPM, société protectrice des monstres. Il connaît bien cette société, puisqu’elle lui a sauvé la vie. Justement, le docteur Fielding, vétérinaire de la SPM, lui propose de les accompagner dans leur prochaine mission : sauver un vampire de la jungle.

Mon avis :

Bienvenue à la SPM, dont la mission est simple en apparence : protéger les monstres, tous les monstres, quitte à nier leur existence afin de mieux les protéger. En effet, pour certains, un bon monstre est un monstre qui est mort et qui rapporte de l’argent (les deux sont compatibles). Ce « certains » est d’ailleurs limité à une personne, bien précise : le baron Marakai, dernier descendant d’une grande famille de tueurs de monstres. Lui-même a une forte tendance à toujours rester en vie, quelles que soient les aventures qui lui arrivent (et les trois tomes précédents consacrés à la SPM prouvent assez qu’il lui est arrivé quelques bricoles plutôt désagréables). Qu’à cela ne tienne : le baron, aidé de ses acolytes, est bien décidé à mettre la main sur le dernier vampire existant dans la jungle.

Autant vous le lire tout de suite également, ce vampire se rapproche davantage des véritables chauve-souris d’Amérique du Sud que de Dracula. Il ne fait pas très bon s’approcher de lui, même si, en véritable prédateur, il ne tue que pour se nourrir ou s’il est attaqué, il ne faut pas non plus lui demander de se laisser faire. Ce n’est pas la SPM, fine équipe composée d’un vétérinaire, d’un géant, d’une fée et d’un jeune loup-garou qui le fera, mais ce fichu baron rôde dans le coin. De très courts chapitres sont consacrés à sa progression (ceux qui mettent en scène la SPM sont plus longs, puisqu’ils n’ont rien à cacher) et montrent qu’il est toujours là où on l’attend le moins.

Le vampire de la jungle est un livre d’aventures merveilleuses, qui n’occultent cependant pas les dangers passés et présents provoqués par les charmants monstres qu’elle protège. Je terminerai d’ailleurs par cette définition de la SPM : « La SPM prenait soin de toutes sortes de créatures : des monstres marins sujets au mal de mer, des trolls tremblants de fièvre, des dragons victimes de gel ou des fées aux ailes brisées. »

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